SPIROU ET FANTASIO
Le Groom de Snipper Alley

Depuis de nombreuses années l’Aswana subit les horreurs d’une terrible guerre civile qui se termine enfin avec la mort du dictateur en place. Toutefois le pays est encore loin d’être libéré de tout les combattants qui restent cachés dans les coins…
Dans sa prison, Don Contralto se réjouit néanmoins de cette fin de guerre. En effet, il se passionne pour l’archéologie, et à l’aide de ses livres, du Net et de ses cartes, il pense avoir retrouvé l’emplacement de la grande bibliothèque d’Alexandrie, cachée dans un labyrinthe souterrain au beau milieu de l’Aswana ! Maintenant que le pays est "libre" il est peut-être possible d’aller faire un tour, d’accéder aux archives et de mettre la main sur ce trésor inestimable…
Il fait donc faire appel à son neveu, Don Vito Cortizone, afin qu’il lui trouve les aventuriers qui pourraient mener à bien cette mission. Le mafioso se tourne alors vers Spirou et Fantasio…

Par fredgri, le 3 novembre 2014

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Notre avis sur SPIROU ET FANTASIO #54 – Le Groom de Snipper Alley

Chaque nouvel album de Spirou et Fantasio est un rendez-vous à ne pas manquer, même si l’on peut toujours aller rechigner sur telle ou telle équipe créatrice.
Depuis quelques numéros, donc, Vehlmann et Yoann nous offrent une version qui garde le côté léger traditionnel tout en glissant des thèmes plus adultes, en substance. Néanmoins, je trouve aussi que cela reste trop succinct, trop dédramatisant et qu’au final on reste dans de l’habillage prétexte…

Mais restons concentré sur le récit lui même. Ici Spirou, Fantasio et Spip traversent un pays qui restent encore une zone de tension, avec des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge, mais au fond ce qui les intéresse c’est de trouver des pistes pour accéder aux vieilles archives cachées quelque part. Vehlmann, malgré tout, se plait à faire traîner les choses, on s’attarde sur ces snipers, sur la gala et finalement sur les différentes épreuves qui attendent les héros. L’intrigue qui en découle reste particulièrement linéaire, sans trop de rebondissements significatifs, le récit ne s’éloigne pas des clous et tente très timidement de présenter un pays en guerre sans vraiment vouloir trop en faire, ni prendre trop position… Ça manque d’audace.
Mais en parallèle on retrouve l’humour et le ton très léger de la série, c’est captivant et on se laisse vite emporter par l’aventure.
On attend quand même le grand album qui pourrait marquer la série, la période Vehlmann/Yoann. Car jusque là, même si j’aime assez le travail de cette équipe on reste dans des albums assez secondaires.

De son côté, le travail de Yoann reste vraiment excellent, il s’est réapproprié cet univers avec beaucoup de succès et de personnalité, en arrivant même à glisser deçi delà des détails croustillants. Cette version garde l’énergie d’un Franquin ou d’un Janry tout en y incluant beaucoup de modernité dans le trait. Très bon travail !

Donc, en effet, ce "Groom de Snipper Alley" ne restera pas forcément dans le mémoires, toutefois il offre une agréable lecture et un bon moment de bande dessinée populaire, sans prétention !

Par FredGri, le 3 novembre 2014

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