SPIROU ET FANTASIO - L'INTEGRALE
1988 - 1991

(Volume qui rassemble les albums suivants: "40 – La Frousse aux trousses", "41 – La vallée des bannis", "42 – Spirou et Fantasio à Moscou" et "43 – Vito la deveine")
Pour ces années 88 à 91 Tome et Janry lancent le deux héros, immanquablement accompagnés par l’écureuil Spip, dans trois aventures particulièrement mouvementées ! Qu’il s’agisse de partir à Touboutt-Chan sur les traces de deux aventuriers jadis disparus, de se retrouver perdus en pleine vallée des bannis, envoyés à Moscou pour démanteler le réseau du mystérieux Prince Tanaziof ou simplement en balade à bord d’un voilier qui se rapproche des côtés d’une étrange île ou quelques mois auparavant s’est naufragé Vito la deveine, chaque fois c’est un prétexte pour nous entraîner dans leurs traces…

Par fredgri, le 19 mai 2014

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Notre avis sur SPIROU ET FANTASIO – L’INTEGRALE #15 – 1988 – 1991

En 88 Tome et Janry sont le symbole de la nouvelle génération qui a su redynamiser Spirou et Fantasio depuis quelques années. Les jeunes lecteurs qui ont découvert la série avec eux se sont très vite enthousiasmés et dorénavant ils peuvent réellement s’affranchir des ainés.
On n’en est toutefois pas vraiment dans l’effervescence pleine d’imagination, de regard sur la matière même de la série, qui va marquer leurs trois derniers albums, malgré tout on sent les deux auteurs parfaitement à leur aise, faisant tout ce qu’ils veulent sans se poser de question.

Et c’est vraiment un plaisir incroyable de relire ces albums qui mettent surtout l’accent sur l’histoire, sur la relation entre Spirou et Fantasio et sur l’aventure avec un grand A. On a le sentiment que ça roule tout seul, sans effort, tout s’enchaîne avec naturel, les gags, les rebondissements et Tome et Janry agrémentent de plus en plus leurs planches de petites anecdotes vraiment hilarantes.

Alors oui, on est en plein renouveau de la série, dans une période très agréable à lire, fraîche, comme libérée de l’héritage Franquin qui pesait depuis longtemps. D’ailleurs ça n’a réellement plus rien à voir avec les atmosphères propre au papa de Gaston, Tome et Janry ont trouvé leur langage, ont imposé leurs codes et reconstruisent le mythe en le nettoyant de fond en comble.
Néanmoins, c’est aussi une vrai entreprise d’amis. Tome et Janry se sont adjoints les services du coloriste très inspiré Stéphane De Becker qui impose des ambiances colorées sublimes, participant ainsi complètement à l’image de la série telle qu’elle sera désormais ! En parallèle, ce petit monde doit dorénavant assurer en même temps la jeune série spin-off "le Petit SPirou" qui leur demande de plus en plus de temps, au point ou ils sont obligés de rajouter un nouveau membre au studio: Bruno Gazzotti qui va un peu plus tard reprendre la série Soda avec Tome ! Et tout ça créé une ambiance familiale dans la série, Tome glisse des clins d’œil à Janry, Gazzotti file des coups de main à Janry et De Becker se voit confier les dessins de la série "Passe moi l’ciel" que scénarise Janry !!! Beaucoup de complicité donc, et ça transparait forcément dans la série elle même.
Les auteurs sont au mieux de leur forme, ils s’éclatent. Tome explore les liens entre chacun des personnages, Janry fournit des planches de plus en plus contrastées, sublimes et De Becker devient certainement l’un des meilleurs coloristes du marché… Une osmose qui verra son apothéose, plus tard avec "La machine qui rêve", mais c’est une autre histoire !

Personnellement j’ai redécouvert la série avec ces épisodes, à la fin des années 80 et j’ai tout de suite adoré le ton qui y régnait. Beaucoup d’humour, de l’action, du rythme, des scénarios passionnant et très enlevés… C’était parfait en quelque sorte…

Je ne saurais assez vous conseiller de vous laisser séduire à votre tour ! Dépaysement assuré !

Par FredGri, le 19 mai 2014

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