SPIROU ET FANTASIO - L'INTEGRALE
1969 à 1972

Cette intégrale comprend :
 
– Le faiseur d’or.
– Un Noel clandestin.
– Le champignon nippon.
– Du glucose pour Noémie.
– Soyez bon avec les dindes.
– Joyeuses Pâques Papa.
– Un faux départ.
– L’abbaye truquée.

Par fredgri, le 7 mars 2010

Publicité

Notre avis sur SPIROU ET FANTASIO – L’INTEGRALE #9 – 1969 à 1972

Avec ce nouveau tome commence le premier des trois Intégrales consacrées à Fournier. Le rédactionnel d’introduction nous permet de comprendre non seulement le parcours de Fournier jusqu’à ses débuts sur la série, mais aussi le poids qui va soudain lui tomber sur le dos. Certes Fournier est un disciple de Franquin, certes il adore la série, mais c’est aussi une grande pression qui l’attend ! (même s’il a la confiance absolue de Dupuis et de Delporte.)
Par contre, dès le début des premières planches la transition est rude. L’héritage de Franquin ne va pas être facile à perpétuer et la série perd vite en subtilité et en fantaisie. Graphiquement c’est aussi beaucoup plus mou, Fournier voulant coller au style de son maître et ayant ainsi du mal à vraiment y mettre sa personnalité. D’autant que les thématiques écolo et poétiques n’apparaissent pas tout de suite, il préfère se concentrer sur les codes de la série pour l’instant. Nous avons donc trois histoires principales assez fades, mais malgré tout, très bien rythmées. Le gros problème que je trouve c’est le manque de charisme systématique de tout ces personnages. Itoh Kata etc, tombent plus facilement dans la caricature qu’autre chose. Néanmoins, Fournier balise sa série et progressivement se réapproprie cet univers. On sent que le meilleur est à venir.
Alors, évidemment, on ne peut s’empêcher de faire la comparaison avec les 20 ans de Spirou par Franquin, ce dernier a marqué ce personnage d’une empreinte indélébile, d’autant que même maintenant il reste une référence. Il serait donc vraiment injuste de baser une critique de la reprise de Fournier uniquement sur une comparaison avec Franquin, tant les deux personnalités sont différentes. On sent dans cet Intégrale 9 que Fournier met en place un ton, une atmosphère, qu’il n’arrive pas complètement à s’affranchir de la précédente période. Malgré tout, ce Spirou est aussi très sympathique, un peu moins bouillant d’énergie, mais bien dans la continuité de ce qui se faisait avant !
Donc, ce premier tome ne montre pas forcément Fournier au meilleur de sa forme, il permet toutefois de réintroduire son travail à un lectorat qui a un peu souvent tendance à ne voir que Franquin ou Tome & Janry !!!
Vivement la suite alors !

Par FredGri, le 7 mars 2010

Publicité