SOCIORAMA #2 Chantier interdit au public

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Dessinateur :


Scénaristes :



Éditions :

CASTERMAN

Genre :

Chronique sociale

Documentaire

Noir et Blanc

Reportage

Sortie :
ISBN : 9782203095281

Résumé de l'album Chantier interdit au public

A travers le destin d’Hassane, ferrailleur novice, et de Soleymane, tous deux sans papiers, les auteurs nous plongent dans les coulisses des chantiers de construction. C’est tout un système, bien rodé, avec son lot de sous-traitants dépendants de grosses firmes qui imposent leur prix et leur rythme effréné. Avec des agences d’intérim peu regardantes, tous emploient en masse des immigrés, souvent sans titre de séjour et prêts à tout pour gagner un peu d’argent. Il faut aller vite et la sécurité n’est pas la priorité des patrons…

Par Legoffe, le 20/06/2016

Notre avis sur l'album Chantier interdit au public

La nouvelle collection « Sociorama » de Casterman propose aux lecteurs de s’immerger dans différents milieux sociaux ou professionnels. Les récits sont basés sur des témoignages précis et particulièrement riches.

C’est le cas de ce second tome, dédié au milieu de la construction. En suivant quelques sans-papiers, nous tombons de haut. Les sommets des buildings et des vastes immeubles cachent un système effarant, symbole de l’hypocrisie de notre société qui décrie tant l’immigration, mais qui ferme les yeux sur l’exploitation de ces gens, mal payés, quasi esclaves. Tout cela a bien lieu chez nous, en France, derrière les palissades des grands chantiers.

L’oeuvre de Boucifage (tiens, ce nom de société fictive choisi par l’auteur m’en rappellerait des vraies…) en jette une fois la construction terminée. Mais, entre temps, quel bilan social peut-on tirer d’un chantier ?

Cette immersion, quasiment comme si vous étiez un sans-papier, est très instructive. Si l’on suit surtout les ouvriers, la parole est parfois donnée aux autres acteurs du milieu qui nous parle comme ils s’adresseraient à un reporter qui a caché sa caméra. Cela donne vraiment le sentiment d’être dans le reportage, le plus souvent, mais sans omettre les (res)sentiments de ces travailleurs de la misère.

Le récit est bien réalisé. Le style graphique, lui, est assez basique avec son noir et blanc et ses traits caricaturaux, mais le sujet n’est pas là. L’essentiel est dans le témoignage qui, sans réellement juger, fait forcément réfléchir… et frémir. Vous ne verrez plus jamais un chantier de la même manière après avoir lu cette bande dessinée.

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