Ring

Dessinateur :


Scénaristes :



Coloriste :


Éditions :

GLENAT

Collection :

Plein Gaz

Genre :

Drame

Historique

Sortie :
ISBN : 9782723483124

Résumé de l'album Ring


Sur la piste d'un circuit automobile allemand battu par la pluie, une Detomaso file à toute vitesse. Prenant des risques insensés à chaque virage, le conducteur finit par avoir un terrible accident. Qu'est-ce qui pousse ce chauffeur à agir de la sorte si ce n'est le fait qu'il tente de fuir ses vieux démons ? Pour trouver une réponse à cette question, il faut remonter dans le temps, à la fin des années 60, à l'époque où deux pilotes de F2, Guido Knopp, l'ancien, et François Foitek, le nouveau prodige, s'apprêtent à participer dans le même team, à l'une des plus difficiles courses du championnat allemand, sur le circuit de Nürburg. L'un amenant l'expérience, l'autre la fougue, ils caressent l'espoir de passer tout deux, en fonction de leurs résultats, dans la catégorie des F1 mais pour cela, ils vont devoir se battre contre "Ring" et ses pièges. Malheureusement, leurs aspirations vont être définitivement contrecarrées par l'arrivée de leur nouveau sponsor.


 

Par Phibes, le 21/01/2012

Notre avis sur l'album Ring


Une nouvelle collection est née au sein de la maison Glénat. Ayant trait à l'automobile, elle porte désormais le nom évocateur de Plein Gaz et se voit lancée par la sortie simultanée de trois ouvrages. L'un d'eux est le présent, tonitruant one-shot qui nous fait sentir les premiers rejets de gaz d'échappement et entendre le bruit assourdissant des moteurs lancés à pleine puissance.


Au volant de cette aventure, nous trouvons deux complices passionnés du sport automobile, Ilias et Youssef Daoudi. Si le premier est, semble-t-il, un novice dans le monde de la bande dessinée, le deuxième, par contre, s'est déjà taillé une très bonne réputation grâce à des séries à rebondissements comme La trilogie noire et Mayday. Leur association, synonyme d'affection mécanique, a donc toutes les chances de nous amener très loin dans les émotions.


Le ton est donné dès le départ, par l'apparition d'une voiture sportive lancée à vive allure et d'une narration évocatrice. Les auteurs partent donc pied au plancher pour verser dans un drame dont ils vont devoir en expliquer la cause. Jonglant ainsi sur les époques (sur plusieurs générations) et asseyant leur récit sur la renommée fabuleuse du circuit de Nürburg, les coscénaristes nous entraînent dans le sillage unique de deux personnages aux particularités divergentes et pourtant complémentaires, et à l'amitié partagée. L'un est vieux et expérimenté, l'autre est jeune et plein de fougue. Constituant un team prometteur, ils sont appelés, à l'approche d'une course primordiale, à traverser une crise grave qui va faire basculer inéluctablement leur avenir.


Aussi, l'histoire qui bénéficie d'un fond authentique, va bon train et ne souffre d'aucun temps mort. Restant dans un cercle très réduit puisqu'elle concerne essentiellement deux coéquipiers Guido et François, l'aventure est le prétexte idéal pour créer une intrigue rebondissante et adroitement structurée, jetée dès les premières planches et dévoilée dans un final plein de tristesse.


Assurant également le dessin, Youssef Daoudi nous régale de son trait incisif et éprouvé qu'on lui connaît depuis ses débuts dans La trilogie noire. Après le superbe résultat dans son thriller aéronautique Mayday, il laisse tomber carlingues, ailes et cabines de pilotage pour travailler sur un autre moyen de transport plus petit et aussi fuselé, la formule 2 des années 60. Considérant l'énergie qu'il déploie à croquer ses petits bolides sur tous les angles, on ne pourra qu'être subjugué par les sensations de vitesse et de bruits qui se dégagent de ses vignettes. Au niveau de ses personnages, là aussi l'on pourra apprécier leur côté sympathique, attachant, de par leur émotions les plus diverses et leur passion partagée.


Un très bon one-shot qui en a sous le capot, qui sent la gomme et qui décoiffe et qui se veut verser aussi dans la désillusion la plus crue.


 

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Nos interviews liées

Youssef DAOUDI dans la trilogie Noire et Mayday T1

Sceneario.com : Afin de mieux te connaître, pourrais-tu en guise d'introduction nous expliquer comment tu es venu à la bande dessinée ?
Youssef Daoudi : Comme tous les enfants, j’ai rêvé de faire mille choses et la bande dessinée était sur la liste ! Mais ce n’est qu’à 34 ans que cela s’est concrétisé. J’ai toujours dessiné, mais peu, car mon travail dans la publicité me laissait très peu de temps. Cependant j’attendais le moment opportun pour tenter ma chance, j’écrivais à mes heures et faisais quelques planches pendant les vacances.
Sceneario.com : "La trilogie noire" est, semble-t-il, la première série grand public à laquelle tu as participé. Comment s'est fait ta rencontre avec Philippe Bonifay, le scénariste ? Qui a eu l'idée d'adapter le roman de Léo Malet ?
Youssef Daoudi : J’ai pris contact avec Philippe Bonifay par internet [...]

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