Aliénor
Tome 3

1144. Antioche, États Latins d’Orient. Le chevalier Vincent apporte un message de la reine Aliénor au prince Raymond, oncle de celle-ci. Elle y parle de ses tourments, de son mari, le roi Louis VII qui fait pénitence suite au massacre d’innocents à Vitry-En-Perthois, mais aussi de son désir d’avoir des enfants.
Dans son château, Aliénor décide de retrouver l’abbé Suger pour lui demander de revenir à la Cour, alors que c’est elle qui l’a banni de la charge du conseiller du roi ! Suger accepte de reprendre son poste.
Pendant ce temps, la ville d’Edesse tombe sous les coups de l’armée turque menée par Imad Ed-Din Zengi, gouverneur d’Alep et de Mossoul. Après ce fait d’armes, Zengi continue sa progression et prend d’autres places fortes et se rapproche d’Antioche. Le Pape charge le père Bernard, venu le voir pour lever l’excommunication de Raoul de Vermandois et de Pétronille d’Aquitaine, de lever une armée pour partir dans une nouvelle croisade pour stopper les armées des Turcs. Le père Bernard se charge de cette mission. Au Royaume de France, Louis VII accepte de partir avec son armée, et Aliénor décide elle aussi d’y participer ! Malgré les revendications de son mari, la jeune reine prépare son voyage…

 

Par berthold, le 9 mars 2014

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Notre avis sur Aliénor #3 – Tome 3

Ce troisième volume d’Aliénor La légende noire conclut ce cycle dans la collection Les Reines de sang.

Là encore, Simona Mogavino, accompagnée par Arnaud Delalande, signe une fresque pleine de bruits et de fureur, mais aussi un beau portrait d’une reine, d’une femme forte du XIIème siècle.

Après le massacre impressionnant, qui a conclu le deuxième volume, les scénaristes nous montrent une reine qui veut reconquérir son roi, qui veut avoir des enfants et qui vsouhaite consolider sa position au pouvoir. Et comme les auteurs nous le montrent, ses choix ne seront pas les meilleurs.
Delalande et Mogavino ont fait un incroyable travail de recherche pour rester dans l’authenticité de cette époque et de ce pan d’histoire. Ici, nous allons suivre la période 1144-1148 où une nouvelle croisade va avoir lieu, à laquelle Louis VII va prendre part. Une croisade qui, comme vous le verrez, ne sera pas une grande réussite, loin de là.
Le lecteur ne sait pas non plus s’il doit aimer cette reine Aliénor ou bien la détester. Il est vrai que dans ces pages, elle possède un fort charisme et, comme le chevalier Vincent (seul personnage de fiction), nous avons envie de la suivre dans ses folies.
Les scénaristes mettent bien le doigt sur ses erreurs et dans ses caprices. Une femme prête à tout pour parvenir à ses fins. Une femme, une mère, une reine qui aurait mieux fait de rester dans son foyer. Qui sait ce qu’il serait arrivé dans ce cas-là, pour la croisade de Louis VII…

Dans ce troisième volume, Arnaud Delalande et Simona Mogavino ne nous laissent que peu de répit, que peu de moments pour reprendre notre souffle, dans cette aventure au souffle épique. L’amateur d’histoire et de combats va être aux anges avec des scènes d’un rare réalisme, et assez surprenantes. Cela est dû au talent de Carlos Gomez au dessin.

Gomez réalise dans ce troisième volume des prouesses graphiques. Chaque case est d’une grande richesse visuelle ! Le dessin est d’une telle précision que rien ne fait vide dans ces pages. Chez certains dessinateurs, vous sentez parfois que les planches, les cases ont quelques défauts. Ici, il n’en est rien.
Carlos Gomez s’applique pour que chaque recoin fasse apparaitre le moindre détail. Sa mise en page est assez dynamique pour permettre une lecture plus fluide de cette œuvre.

Ce troisième volume d’Aliénor, la légende noire est une œuvre d’une grande richesse historique et un divertissement de grande qualité qui nous conte un pan de notre histoire de façon passionnante. Simona Mogavino et Arnaud Delalande ont réussi leur pari de nous offrir un beau portrait de femme : Aliénor d’Aquitaine, reine de France !

Une série à découvrir sans hésiter !

Par BERTHOLD, le 9 mars 2014

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