QUETZALCOATL
La montagne de sang

 
Maïana est toujours entendue par Padre Segura, son confesseur :

Les Aztèques, menés par Quani Colotl, ont profité de la fête donnée à l’occasion du mariage de six couples de Miztèques d’Oaxaca pour procéder à un véritable massacre. Après cela, ils ont mis sur la route toute la population restante, prisonnière, pour la mener dans la capitale Aztèque afin d’offrir 40000 corps en sacrifice au dieu Quetzalcoatl. C’est la "guerre fleurie".

Si Maïana est toujours là pour le raconter, c’est qu’elle a tout fait pour s ‘attirer la bienveillance de ses bourreaux et a réussi à échapper à la destinée qui pourtant lui tendait des bras… ensanglantés.
 

Par sylvestre, le 1 janvier 2001

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Notre avis sur QUETZALCOATL #2 – La montagne de sang

 
Ce tome 2 est un tome 1 bis. Il offre une continuité totale, nous confirmant la première impression : nous voilà embarqués dans une superbe aventure dont on ne ressortira pas indemne : c’est très fort !

Le dessin reste du pur Mitton : précision, finesse, détails. Le top ! Les couleurs de Sophie Balland sont superbes également.

Le découpage enfin est bien étudié. Ce n’est plus Maïana qui raconte directement, c’est Padre Segura qui transmet à l’évêque, le chef ecclésiastique local, les dires de l’indienne. Le résultat est le même (nombreux flashbacks et retours dans le présent), mais c’est à noter : Mitton sait ainsi nous donner des précisions sur les personnages en se concentrant à chaque fois sur peu d’entre eux, tout en gardant l’homogénéité du récit.

Enfin, et ce depuis le tome 1, il infiltre dans la trame principale un événement : la révolte des indiens gronde dans les rues de Véra Cruz, autour de la mission dans laquelle est retenue Maïana avant son procès. C’est clair : ce bruit qui gronde crescendo risque de s’amplifier au fil des tomes et de jouer un rôle important dans le tout dernier.

Une histoire à vous couper le souffle. 
 

Par Sylvestre, le 30 septembre 2005

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