PROJECT SUPER POWER
La boîte de Pandore

(Project Super Powers 0 à 3)
Bruce Carter était un vieux héros des années 40, on le connaissait sous le nom de Fighting Yank, arborant le drapeau américain sur sa poitrine il a plus d’une fois sauvé son pays. Mais un lourd secret le ronge, jadis, pour empêcher un ennemi incroyablement puissant de répandre le mal il a du emprisonner tous ses camarades de combats dans une sorte de jarre magique, ou ils sont restés toutes ces années, comme pétrifiés par le temps. Maintenant, certains ont échappé à cet exile sans savoir que le responsable était Bruce, ils ont évolué avec le temps et, alors que la menace refait surface, il va leur falloir libérer leurs anciens alliés, le monde est à nouveau en danger…

Par fredgri, le 30 septembre 2009

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Notre avis sur PROJECT SUPER POWER #1 – La boîte de Pandore

Quand j’ai entendu parler de ce projet je me suis dit que tous ces projet revival étaient décidemment à la mode, que ce soit chez Marvel (Agents of Atlas, The Twelve, Bucky) ou chez DC, le truc du moment c’est de ramener des vieilles franchises et de les tourner au gout du jour. Et ce projet ne déroge pas à la règle, les auteurs et Dynamite ont récupérer les droits d’un tas de personnages obscures venant de divers horizons éditoriaux, ont construit une trame expliquant pourquoi on n’avait plus entendu parler d’eux depuis près de 50 ans (je veux dire outre le fait que la plupart des comics de Super Héros ont sombrés dans l’oubli à la fin de la guerre, mettant ainsi fin à ce qu’on a appelé le "Golden age" des comics). S’en est suivi un gros projet de communication porté par le nom d’Alex Ross et voilà.
Panini n’a pas jugé bon de traduire le numéro spécial sorti en free book, c’est vrai qu’il n’amenait pas vraiment grand chose, il permettait juste de faire le point et annoncer en gros les évènements à venir. Toutefois, le numéro 0 est confié entre autre à Steven Dadowski et j’espérais qu’il s’occuperais de tout, ici il a opté pour un dessin non encré, perdant ainsi la consistence que peut avoir un trait bien propre, bien noir, la couleur bouffe un peu son trait et du coup on a souvent comme une impression de couleur trop flashy. La série est ensuite confié à Carlos Paul qui part dans la même direction, ça manque tout autant de consistence, d’autant que son dessin n’est pas aussi expressif que celui de Sadowski.
Première impression graphique assez mitigée donc, les couvertures sont magnifiques mais c’est bien tout.
Mais heureusement le scénario commence bien. L’argument est bon et assez bien exploité, les personnages sont dépeints comme des personnages créés dans les années 40, donc très stéréotypés, avec des comportements qui suivent, on est dans un esprit très direct, des héros qui fonctionnent plus comme des icônes mais qui se retrouvent dans un contexte moderne qui n’a plus rien à voir avec leur époque.
On entre donc assez lentement dans ce monde, on découvre ces super-héros d’un autre age et c’est passionnant. On retrouve la touche de Ross et de Krueger que l’on connaissait depuis leur Earth X, leur Justice ou encore leur Avengers/Invaders, c’est à la fois très élaboré, très enlevé tout en étant aussi assez adulte dans l’approche, un comics qui tend vers le mature reader tout en gardant un angle vraiment très accessible.
Donc.
Je vous conseille néanmoins cette série si vous aimez le travail du duo Ross/Krueger, vous saurez prendre du plaisir à lire ce premier tome, la suite devrait à coup sur vous plaire aussi (Dynamite entame en ce moment même le volume 2 après avoir consacré des mini-série à Black terror, Masquarade et Devil etc. Soyez donc au rendez-vous)

Par FredGri, le 30 septembre 2009

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