PRETTY DEADLY (VO)
The Shrike

(Pretty Deadly 1 à 5)
Un homme, les yeux bandés, monte sur une scène improvisée, en pleine rue, une jeune fille l’y rejoint, drapée d’une cape noire constituée de plumes de corbeau, elle s’appelle Sissy ! Ensemble ils commencent à raconter l’histoire d’un homme qui jadis tomba amoureux d’une magnifique femme, au point ou il préféra l’enfermer dans une tour pour la préserver du monde extérieur… Un jour la mort vint la voir, mais devant sa beauté il en tomba amoureux et l’emporta avec lui. De cette union naquit une fillette nommée Ginny.
A l’issu de la représentation, Sissy met la main sur un document qu’elle ne comprend pas et qu’elle brule. Mais ce papier, d’autres le recherchent et pour l’obtenir ils n’hésitent pas à tuer et torturer tout ceux qui se mettent en travers de leur chemin… Ainsi, l’homme et Sissy doivent fuir, poursuivis par une mystérieuse femme aux cheveux blanc qui se transforme en papillon si on la tue…

Par fredgri, le 27 juin 2014

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Notre avis sur PRETTY DEADLY (VO) #1 – The Shrike

Vous l’aurez compris en lisant le résumé ci-dessus, Pretty Deadly est une série très particulière, assez difficile à aborder au premier abord, qui nécessite de la concentration. Il est difficile, pour commencer, de saisir les tenants et aboutissants du récit, le scénario de Kelly Sue Deconnick est nimbé de mystère, le tout écrit dans un style elliptique ou se mélangent une première histoire, une seconde qui nous est racontée par les protagonistes, le tout narré par un lapin mort qui discute avec un papillon ! Bref, ambiance très étrange pour cette série qui prend le temps de s’installer ! Car il faut bien préciser que le scénario ne tient pas uniquement sur l’intrigue elle même, il y a un gros travail effectué sur les ambiances, les "poses". Tout les personnages sont d’abord des attitudes, des regards et autour de ces "gestes" s’articule l’histoire.

Alors, certes c’est fascinant de se plonger dans ces planches, d’autant que graphiquement Rios fait un boulot fantastique, jouant avec les mises en page, avec les clins d’œil, amenant un sens du design très poussé absolument magnifique, mais en contre partie il faut rapidement accepter de laisser l’histoire se dérouler librement, de nous échapper, quitte ensuite à revenir en arrière pour décrypter deux ou trois choses !

Vous l’avez compris, Pretty Deadly n’est pas une série classique, elle rend hommage aux western spaghetti, aux ambiances style Edgar Allan Poe, pétries de malédictions, de personnages énigmatiques, de créatures sombres et décalées… Peut-être que Deconnick se laisse parfois davantage séduire par le style plus que par le récit lui même, toujours est-il que la série fascine les nombreux lecteurs qui louent la beauté générale qui s’en dégage.

La scénariste créé une atmosphère très particulière qui reprend les bases du western en les transcendant, en y ajoutant une pincée de conte morbide… Ce qui en résulte sonne comme du western, mais glisse progressivement vers autre chose de plus intimiste, de plus violent aussi !

Une très belle découverte qui mérite amplement de figurer dans vos bibliothèques, en espérant qu’un jour un éditeur français s’y intéresse !!!

Par FredGri, le 27 juin 2014

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