LES PETITS RIENS DE LEWIS TRONDHEIM
Le Syndrome du prisonnier

Une observation sous-marine armé d’un tuba, les problèmes de santé de ses chats, son statut de président d’Angoulême ou ses différents voyages procurent à Lewis Trondheim tous ces petits riens qui pimentent la vie quotidienne.
 

Par VincentB, le 1 janvier 2001

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Notre avis sur PETITS RIENS DE LEWIS TRONDHEIM (LES) #2 – Le Syndrome du prisonnier

Les petits riens rassemblent les planches parues sur le blog de Lewis Trondheim.

C’est un plaisir que de retrouver tout ces petits moments insignifiants qui parsèment la vie du papa de Lapinot (entre autres), d’autant plus que les planches publiées sur le site disparaissent au fur et à mesure que de nouvelles apparaissent.

Trondheim y raconte donc toutes les petites choses qu’il s’imagine à partir de son quotidien (son imagination est débordante !), ses auto-satisfactions, des morceaux de conversation… Tant de courts moments tels qui nous en arrivent à tous mais que Trondheim sait rendre intéressants et drôles.

Comme souvent dans ses livres autobiographiques, il montre également les relations qu’il a avec d’autres auteurs, ces moments sont particulièrement intéressants mais malheureusement beaucoup moins présents dans ce tome que dans le précédent.

Tous les petits riens de ce livre semblent plus épars que dans 

Que de voyages dans cet album ! Pas de doute, Trondheim essai bien d’échapper au fameux syndrome du prisonnier.

Côté dessin, il reste égal à lui-même. Tous les personnages sont représentés en animaux (il est d’ailleurs amusant de voir comment sont représentés par exemple certains auteurs connus), Trondheim lui-même étant un oiseau.

Les planches sont généralement très détaillées, sans pour autant être surchargées, et quelques illustrations de vues urbaines ou d’architectures sont vraiment belles, renforcées par une mise en couleur maîtrisée.

Car si Les petits riens ont été crées principalement pour que Trondheim s’entraîne à l’aquarelle, on peut dire qu’il a dorénavant atteint un bon niveau !

Certaines ambiances sont vraiment réussies, ses couleurs sont belles et souvent intelligemment utilisées (dans le découpage par exemple, les cases sont délimitées uniquement par la couleur, ou encore avec la différence de tons entre premier et second plan pour accentuer l’action, ou l’inaction d’ailleurs).

Néanmoins il est à regretter le changement de papier utilisé entre le premier et le second volume de ces Petits riens. En effet, le papier de ce deuxième tome est moins blanc que celui du premier ce qui fait apparaître des couleurs légèrement plus fades. 

Un album tantôt amusant, tantôt cynique composé de petites pensés et réflexions (ne vous attendez surtout pas à un récit construit !) où le talent narratif de Lewis Trondheim est parfaitement exploité. Jamais des petits riens n’ont été si intéressants.

Par VincentB, le 20 mars 2008

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