PETITS MYTHOS (LES)
Les Titans sont durs

Le petit Hercule doit bien le reconnaître. Les 12 travaux qu’on lui a assignés sont loin d’être terminés. Pour tout dire, il ne les a pas encore commencés. Il est vrai que les temps sont durs et les quelques tentatives dans lesquelles il s’est lancé ne sont guère suffisantes pour qu’il puisse atteindre la consécration suprême, l’Olympe. Lâché par Circé avant son combat contre l’hydre de Lerne, très partagé entre éliminer le terrible lion de Némée et nettoyer les écuries d’Augias, il s’en remet de temps à autre à ses pairs tels Totor le minotaure ou Circé, ou encore les Amazones et à leurs spécificités divines. Mais là-aussi, il y a encore du travail pour une certaine cohésion !

Par phibes, le 22 janvier 2014

Notre avis sur PETITS MYTHOS (LES) #3 – Les Titans sont durs

Pour la troisième fois, Christophe Cazenove et Philippe Larbier se retrouvent pour nous dévoiler un nouveau pan de leur vision débridée de la Mythologie et de leurs fameuses divinités olympiennes. Pour cela, restant dans le concept initial de mettre en action ces dernières dans leur phase d’apprentissage (les héros ont été imaginés dans leur prime jeunesse), cet opus remet sur le tapis une nouvelle flopée d’historiettes humoristiques.

On conviendra que, dans cet exercice, Christophe Cazenove, véritable pilier du divertissement des éditions Bamboo, bénéficie d’une bonne inspiration en parvenant à trouver des gags plutôt drôles. Les chutes sont pour le moins adroitement pensées et ont le mérite de s’asseoir, certes de façon détournée, sur une base consistante qui se veut bien en rapport avec la mythologie, que ce soit au niveau des personnages mythiques ou des lieux.

Jusqu’à présent, compte tenu de la pléthore des héros olympiens en herbe (avec ici une place prépondérante pour Totor le minotaure et Hercule), la redite préjudiciable est habilement évitée. On se plait à suivre ces derniers dans des situations multiples qui tendent à penser que la musette à idées du scénariste est bien remplie voire inépuisable sur ce sujet.

De son côté, Philippe Larbier peut se targuer d’être à l’origine d’un dessin stylisé qui ne manque certainement pas de cocasserie et qui s’associe complètement au scénario. Fort d’un potentiel qu’il a su bonifier au fil des productions (Les blagues belges, Les énigmes de Léo…), l’artiste met en place un univers olympien pétillant, grouillant de petits personnages et de monstres sympathiques, à la gestuelle et aux expressions remarquablement bien travaillées.

Une vision mythologique certes légère mais qui ne manque pas de sel. A lire par tous !

Par Phibes, le 22 janvier 2014

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