PERIPLE DE BALDASSARE (LE)
La Tentation de Gênes

 
Londres est la proie des flammes, et ses habitants affolés ont vite fait de faire porter la responsabilité de la catastrophe au moindre étranger qu’ils croisent. Après s’être terré quelque temps pour échapper à ce type d’accusation, Baldassare va décider de fuir le pays et perdra Betty dans cette retraite. De retour sur le continent, après différentes étapes et l’inespérée récupération du Centième Nom, viendra pour le voyageur le temps de ses retrouvailles avec Marta ; un attendu tête-à-tête qui aura été rendu possible grâce à la complicité d’amis ayant aidé à prendre en otage l’homme qui l’avait gardée à ses côtés.
 

Par sylvestre, le 16 mars 2013

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Notre avis sur PERIPLE DE BALDASSARE (LE) #3 – La Tentation de Gênes

 
Baldassare Embriaco a traversé toute l’Europe, courant après un précieux livre dans lequel la clé du salut du monde serait à trouver, mais courant aussi plus personnellement après d’autres choses comme la présence d’autrui, l’amitié ou l’Amour. Dans ce tome 3 qui débute dans Londres enflammée, le héros de Amin Maalouf rené sous le trait de Joël Alessandra entame son grand retour géographique, reprenant la route vers chez lui dans le sens contraire et repassant ainsi par certaines étapes où des rendez-vous sont fixés ou bien attendent de l’être.

Ce troisième tome, c’est aussi celui dans lequel la fin du monde n’a jamais été aussi proche. Le grand incendie de Londres, flanqué en outre de la date du 11 septembre sur la première planche, est là pour le rappeler. 1666 allait-elle être l’année où tout s’arrête ?

Cet album, tel un sablier, donne la mesure du temps : le temps qu’il reste au héros pour régler ce qui peut encore l’être, le temps de tenir des promesses jadis lancées, le temps de se rendre compte de l’importance à donner à telle chose plutôt qu’à telle autre, ou à telle personne plutôt qu’à telle autre. Le temps des joies à vivre absolument au cas où la prophétie s’accomplirait, le temps des regrets issus des ratés, aussi…

A la fois course contre la montre et long et lent voyage, cette aventure revisitée apporte au chef d’œuvre d’Amin Maalouf la beauté des dessins et de la peinture de Joël Alessandra.
 

Par Sylvestre, le 16 mars 2013

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