PEPE
Tome 2

On retrouve José Gonzàlez, dit "Pepe", dans les années 60, devenu la star des Producciones Ilustradas et plus particulièrement de ses clients anglais qui s’arrachent les pages du jeunes prodiges. Dans le studio tout semble tourner autour de lui, les uns et les autres le copient, l’idolâtrent, d’autant que la bonne fortune semble toujours être de son côté, même quand il doit partir à l’armée ou aller voir les éditeurs américains… Et cette dynamique entraîne les autres artistes du studio, et par conséquent toute une industrie de la BD espagnole… Même si "Pepe" reste insensible à ce phénomène qu’il génère…

Par fredgri, le 9 octobre 2013

Notre avis sur PEPE #2 – Tome 2

Dans le premier Tome nous rencontrions José Gonzàlez, l’incroyable artiste qui fit les belles heures de Warren, entre autre. Ce deuxième opus continue donc dans la lancée du précédent en orientant à nouveau le propos vers un hommage dithyrambique, quitte à occulter le reste du studio ou à le réduire à un amas de copieurs tout juste bons à suivre et reproduire le maître.
Néanmoins le parcours de l’artiste est éblouissant, ce succès qui s’accélère, sa percée chez les anglais, aux Etats Unis, son arrivée sur Vampirella permettent de prendre la poul de cette vague espagnole qui déferla au début des 70’s. En contre partie, en effet, je trouve que le propos est trop délibérément partisan aux limites de la vénération, et du coup, alors qu’il pourrait être intéressant de développer un peu plus les à-côtés, l’histoire interne de ces studios, de dépeindre un paysage éditorial très dynamique, tout se résume vite à une succession de scénette à la gloire de Pepe, des anecdotes qui sillonnent sa "légende", des vagues allusions à ses amours, à ses petites manies.
Certes c’est intéressant, car devant nous se dessine le portrait d’un hommes très secret, c’est juste que progressivement ça en devient un peu redondant (surtout avec le premier tome en fait). Il manque ce recul nécessaire pour replacer l’artiste dans un contexte qui ne tient pas juste à lui.

Mais une fois passé le côté purement biographique Gimenez nous offre encore une fois un album truculent, bourré d’humour tout en sachant s’octroyer les espaces qu’il faut pour parler de sentiments et de cette histoire qu’il a vécu de l’intérieur aussi ! Son dessin est toujours aussi expressif et vivant, un vrai plaisir à lire et à regarder !

La série est prévue sur cinq volumes. On verra vers quoi elle va continuer de s’orienter !

Par FredGri, le 9 octobre 2013

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