Le peintre hors-la-loi

Paris, le 21 janvier 1793. Louis XVI est guillotiné. Alors que beaucoup de mondes assistent à ce moment historique, Lazare Bruandet est chez une femme. Alors qu’il rentre chez lui, il remarque la folie qui s’empare du peuple et se fait interpeller par son ami Bertaux, peintre comme lui. Après avoir bu quelques godets dans une auberge en sa compagnie, il retourne chez lui. Non loin de son domicile, il voit sa femme avec un autre homme. Alors qu’il la retrouve chez lui, une dispute s’engage et Bruandet la tue en la défenestrant. Il est obligé de prendre la fuite. Il se réfugie dans un monastère près d’une forêt où il a vécu bien plus jeune. Bertaux a pu lui faire passer son nécessaire pour peindre.
Il tombe sous le charme d’une jeune aubergiste. Il va voir aussi qu’il a du mal à quitter la violence de cette période avec ces brigands, ces milices et cette armée qui tentent de faire respecter un semblant de loi. Il tente de peindre la nature qui le fascine…

Par berthold, le 12 avril 2021

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Notre avis sur Le peintre hors-la-loi

Après Mozart à Paris, nous retrouvons Frantz Duchazeau pour ce récit magnifique.

Frantz Duchazeau nous raconte l’histoire de Lazare Bruandet, peintre,qui manie aussi bien l’épée que le pinceau, en 1793. L’artiste défie le monde, mais qui veut en peindre la beauté.
L’histoire débute avec la mort de Louis XVI sur la guillotine. Le scénariste décrit à la perfection cette époque troublée de la Terreur, où la violence a toujours cours. Nous découvrons comment il se transforme en fugitif, après la mort de sa femme. Puis comment il sombre dans une sorte de folie, essayant de se faire oublier des autres pour tenter de comprendre et peindre la nature. Malheureusement, cela n’est pas si facile. Pourtant, ses amis, Bertaux, les moines ou encore Hollandine tentent de lui venir en aide. Il réussira dans sa mission, mais ne veut pas montrer son œuvre. Le final est grandiose. Petit à petit, nous découvrons aussi un traumatisme lié à son enfance, qui le poursuit encore en 1793.
L’intrigue est passionnante et étonnante. Duchazeau nous propose un excellent récit d’aventure, de capes et d’épées. Les amateurs apprécieront.

Aux dessins, l’artiste se révèle surprenant. Son style reste rythmé, ses reconstitutions historiques parfaites et les décors, les paysages très réussis. Ensuite, il y a le peintre, qui a une vraie présence et un regard. Il n’a pas besoin de trop le faire parler, on comprend son état d’esprit juste en le regardant. C"est impressionnant. Tout comme certains passages de ce livre.

Une excellente lecture. Une aventure à ne manquer sous aucun prétexte. Un drame de capes et d’épées qui fait du bien.

 

Par BERTHOLD, le 12 avril 2021

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