ODYSSEE DE FEI WONG (L’)
Les mille et une nuits au Caire

Rejetés par les leurs lors d’une excursion en bateaux à travers la Mer Rouge vers les territoires saints de l’Islam, le sergent chinois Fei Wong et ses compagnons d’infortune ont échoué sur la grève égyptienne. Ils sont recueillis par une bande de nomades qui les retiennent prisonniers afin de les vendre comme esclaves au marché d’Assouan. En chemin, Fei Wong tente de faire parler leurs ravisseurs afin de connaître leur mode de vie et surtout pour trouver le moyen de leur fausser compagnie. Après une malheureuse tentative d’évasion, les prisonniers se retrouvent au nombre de trois. A Assouan, le trio est vendu au marchand d’esclaves Selim qui les destine au marché d’Al-Qahira. Là, Fei Wong et son seul compagnon Jin attirent l’attention de Faraj, l’émissaire d’un très grand sultan. Promis à intégrer l’ordre des formateurs de mamelouks, les deux chinois se doivent de suivre pendant de nombreuses semaines l’enseignement de Janus. Toutefois, Fei Wong n’espère qu’une chose, celle de retourner chez lui pour retrouver les siens, en particulier son épouse pour perpétuer la lignée de ses ancêtres. Malheureusement, le Sultan en a décidé autrement ; Fei doit être converti à l’Islam et devenir eunuque…

Par phibes, le 9 février 2018

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Notre avis sur ODYSSEE DE FEI WONG (L’) #1 – Les mille et une nuits au Caire

Après avoir publié la biographie romancée d’Édouard Manet et Berthe Morisot, Michaël Le Galli revient sous les feux des projecteurs afin de nous sensibiliser à une aventure au long cours vécue au 15ème siècle par un militaire chinois parti en pèlerinage pour Médine.

Ce tome d’ouverture est l’occasion de nous présenter dès les premières planches le personnage principal Fei Wong, promis à une odyssée qui, au vu des premières vignettes, ne va pas être de tout repos pour ce dernier. En effet, passé par-dessus-bord pour une raison stupide, le héros se voit contraint de s’échouer sur les rives de l’Egypte et entame par ce fait et par les évènements auquel il va être confronté, un voyage initiatique à travers de nombreux territoires.

L’on concèdera que cette équipée qui se déroule ici au pays des pharaons a le privilège de nous faire découvrir un peuple associé à une Histoire, à une richesse culturelle et à un exotisme enjôleur. Sous cette gangue captivante, se déroule les vicissitudes d’un chinois qui se doit de composer avec des autochtones ayant décidé de « l’éduquer » à ses dépens aux coutumes locales.

Il en ressort donc un récit entreprenant, basé sur une réelle simplicité et sur des échanges exotiques intéressants soulevant passion et trahison. Fei Wong, en véritable captif animé par l’envie de retourner chez lui, nous entraîne dans une destinée intrigante, au sein de la cour d’un sultan qui a des intentions bien arrêtées sur sa personne.

Pour son premier album grand public, Cristiano Crescenzi réalise un travail de belle qualité. L’artiste démontre un réel potentiel au travers d’une finesse d’exécution bien sympathique. Nombreux sont les plans qui révèlent une recherche détaillée et qui se voient associés dommageablement à d’autres un peu moins léchés. Malgré tout, le message égyptien est là, historiquement et culturellement convaincant via des décors dépaysants et des personnages somme toute intrépides et sensuels.

Un bon début d’aventure d’un personnage entreprenant qui, à en croire le résumé de l’éditeur, n’a pas fini de nous faire voyager.

Par Phibes, le 9 février 2018

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