NUIT SAFRAN #1 Albumen l'éthéré

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Dessinateur :


Scénaristes :



Coloriste :


Éditions :

SOLEIL

Genre :

Aventure

Fantasy

Sortie :
ISBN : 9782302010222

Résumé de l'album Albumen l'éthéré


En la forteresse de Nuit Safran, la situation est d'une extrême gravité. En effet, Aouta, deuxième fils du baron, aveuglé par la jalousie qu'il entretient envers son frère aîné Bourdon, s'est lâchement acoquiné avec l'ennemi juré de la baronnie, Roq Blême. Son père Enguerran, courroucé, décide de l'envoyer chez son oncle pour redorer son image. Mais comble de malheur, Bourdon est victime d'un accident de joute qui le transforme en légume et le baron est en proie à un empoisonnement mystérieux. Alors qu'Aouta tente de profiter de ce moment funeste, Libbelule, sa sœur, se voit investie par son père mourrant d'une mission essentielle, celle de préserver la baronnie de la trahison de son frère cadet. Pour cela, elle devra conserver la preuve de la culpabilité de ce dernier. Une bien lourde responsabilité qu'elle pourra peut être partager avec son petit frère Moustik et le fantomatique trisaïeul Albumen.

Par Phibes, le 01/03/2010

Notre avis sur l'album Albumen l'éthéré


Accompagné par Melanÿn, Christophe Arleston revient pour évoquer une nouvelle légende de son monde grouillant et magique dont il est le créateur, à savoir Troy. Fidèle à la thématique de sa saga aux saveurs d’heroic fantasy, qui représente pour cet auteur prolifique un vivier inépuisable d'aventures à conter, il se plait à partager ces dernières avec des auteurs à la notoriété déjà bien établie dans le monde du 9ème art. Après Nicolas Kéramidas (Tykko des sables), c'est donc Eric Hérenguel qui s'attelle à la sympathique tâche de faire vivre une de ces fameuses légendes.


Nuit Safran qui s’écarte totalement du climat surchauffé de l'oasis de Mubarre, nous conte l’histoire médiévale d’une froide baronnie gérée par une haute lignée de personnages fidèles à des principes ancestraux bien ancrés. Rien ne vas plus en ce fief puisque le baron en titre, Enguerran, est défaillant (empoisonné) et son fils aîné Bourdon, successeur légal, malheureusement pas brillant. Fort de ce contexte malheureux, Christophe Arleston et Melanÿn nous servent une intrigue familiale basée principalement sur la trahison d’un côté et sur la sauvegarde d’un territoire de l’autre. Pour ce faire, ils opposent, dans une ambiance assez british, deux personnages clés de même sang à savoir d’un côté Aouta, cadet opportuniste et malfaisant, et de l’autre Libellule, la sœur éplorée quant à la charge qui pèse sur ses épaules. Dans cette ambiance conflictuelle, toute aide est bonne à prendre. Moustik et l’éthéré Albumen seront de ceux qui appuieront la mission de Libellule.


Sans bousculer celle de la saga originelle, l’équipée se révèle bien prenante en ce premier épisode qui vient camper les bases d’un drame de famille de nobles. La magie que l’on a pu ressentir dans d’autres recoins de Troy, a certes sa place en Nuit Safran, mais de manière plus pondérée mise à part les nombreuses apparitions spectrales dont celle de celui auquel le présent épisode est dédié. L'humour prend également ses aises de façon plus doucereuse, sans joute verbale ou jeux de mots "laids". Christophe Arleston et Melanÿn gèrent habilement les vicissitudes de leurs personnages bien marqués en jouant sur les espoirs et les désillusions qu'ils distillent généreusement avec suspense.


Eric Hérenguel assure superbement son rôle de dessinateur. Pour les besoins de cette aventure, son style s'éloigne quelque peu du travail réaliste de Lune d'argent sur Providence pour se rapprocher de celui de Krän. On le sent parfaitement à l'aise dans la façon de mouvoir ce nouvel univers auréolé de fantasy dans lequel personnages dont les attitudes sont bien inspirées, et décors moyenâgeux, relevés par une colorisation efficace, se révèlent délicieusement attirants. L'impression de mouvement est convaincante (la joute entre dragon est bien animée) et donne inévitablement une certaine frénésie à ces aventures à l'ambiance juvénile.


Un premier opus bien alléchant et hanté des meilleures intentions : celui de voyager dans l'univers onirique de Troy et d'en faire découvrir ses légendes les plus extraordinaires.


 

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Les albums de la série NUIT SAFRAN

Nos interviews liées

A l'occasion des 20 ans de Lanfeust, un bel entretien avec Christophe Arleston

sceneario.com : Christophe, bonjour, nous fêtons les 20 ans de Lanfeust, cela représente 70 albums parus durant ces 20 ans. 
Christophe Arleston : Avec uniquement le monde de Troy on doit effectivement être dans ces eaux-là. Sceneario.com : Cela représente trois albums par an 
Christophe Arleston : Je ne fais pas vraiment de statistiques sur ma production Il y a eu des années ou les parutions ont été plus nombreuses, des années où il y en a eu moins, en fonction des dessinateurs qui pouvaient travailler en parallèle mais on arrive quand même à 70 bouquins. sceneario.com : Il y a juste un cas particulier, les Gnomes de Troy qui sont des gags en une page alors que toutes les autres séries de l’univers de Troy sont des récits complets. 
Christophe Arleston : En fait, les Gnomes sont nés dans Lanfeust Mag parce que la tradition des gags en une page permet d’animer le journal par rapport à la simple prépublication habituelle, traditionnelle d’albums [...]

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Interview d'Eric Herenguel & Pierre Loyvet

Sceneario : Bonjour Eric et Pierre, comment vous êtes-vous rencontrés et venus à faire ce Krän Univers ?
Eric :
Il faut remonter jusqu'à l'époque de Rouen !

Pierre : Ah oui ! C'est vrai. La première fois que l'on s'est rencontré c'était en 1992, j'avais 12/13 ans et j'étais dans un festival de bande dessinée où Eric dédicaçait son premier album carnivore et il m'avait fait une dédicace. Dans ce festival, il y avait un livre d'or où les visiteurs pouvaient faire des dessins et au moment où j'en faisais un, Eric était à côté de moi et il m'a dit que j'avais un bon coup de patte.

Eric : Il avait un bon coup de crayon pour un gamin de 12 ans qui fait un dessin à main levé et au feutre, c'était vraiment bien. Une espèce de gros barbare, je me souviens très bien [...]

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