NOTRE MERE LA GUERRE
Première complainte

1915 – La guerre continue. Les soldats se battent dans les tranchées.
Une femme, Joséphine Taillandier,  a été retrouvé  morte par des soldats. Elle a été assassinée. On a accusé un militaire , le seconde classe Albert Choffard, qui avait eu des mots dans un bar avec elle. Pour l’exemple, Choffard a été fusillé.
Mias les meurtres ne se sont pas arrêtés là pour autant. Deux autres femmes ont été decouvertes aussi.
Le lieutenant Vialatte, gendarme, est envoyé sur le front pour mener l’enquête…

Par berthold, le 17 septembre 2009

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Notre avis sur NOTRE MERE LA GUERRE #1 – Première complainte

La sortie d’un nouveau livre écrit par Kris reste un événement. 
Depuis Un homme est mort et Coupures irlandaises, j’attends chaque nouveauté avec un grand intérêt.
Cette fois-ci, lorsque j’ai vu qu’il allait donc sortir un nouveau titre chez Futuropolis et que cela allait traiter de la Première guerre mondiale, je me suis rué chez mon libraire pour lui soutirer un exemplaire et me délecter de la lecture de cette oeuvre.

Notre Mère la guerre est une excellente surprise. J’ai vraiment apprécié cette première complainte.
Kris nous plonge dans l’enfer de la guerre à sa façon. Bien sur, nous voyons bien que c’est au départ une intrigue policière. Un gendarme doit mener une enquête sur une série de meurtres. Mais, nous allons découvrir le quotidien de ces hommes. L’horreur des combats, la bêtise des officiers (voir celui qui refuse que ces hommes bougent sous les bombes allemandes et qui en ait lui-même victime). Kris nous parle aussi de la mentalité de ces soldats que l’on envoie en chair à canon, de leur rapport avec l’ordre. Les allusions à ce que font les gendarmes à cette période par exemple. Puis, nous faisons connaissance avec le lieutenant Viallate qui est le narrateur de cette enquête. Une scène me fait penser à une autre d’ Apocalypse Now, le chef d’oeuvre de F.F.Coppola. Celle où le lieutenant va rejoindre de nuit le front, est ce les couleurs qui me font cet effet ou l’ambiance ?
Car l’atmosphère et l’ambiance sont bien retranscrites ici. On a vraiment l’impression d’y être.
Kris nous maintient bien en haleine tout du long de ce premier volume.

C’est à Maël que revient la charge de mettre en images et en couleurs cette oeuvre. Lui aussi, il arrive à nous faire voir ce qu’était la guerre.
Je trouve qu’il fait un magnifique travail là dessus. Les couleurs sont bien choisies. La lumière ressort de ses cases et met bien en évidence ce que le lecteur doit voir. Il arrive aussi à faire ressortir les ténèbres lors des moments qui se passent dans les tranchées.
Il s’applique à bien refaire vivre, à nous montrer ce qu’était la vie dans ces tranchées, aux fronts ou encore ce qu’elle était à l’arrière.

Cette première complainte de Notre Mère la guerre est une très belle réussite. C’est une excellente intrigue policière et un livre sur la première guerre mondiale qui risque bien de devenir un incontournable du genre.
Une oeuvre à ne pas manquer.

Vous avez droit aussi avec la première édition à un bel ex-libris signé Maël.

Par BERTHOLD, le 17 septembre 2009

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