1970/1996

Dessinateur :


Scénaristes :



Coloriste :


Éditions :

FLAMMARION

Genre :

Beaux livres

Culturel

Sortie :
ISBN : 9782081254701

Résumé de l'album 1970/1996

Commencé en Janvier 1970, aux éditions Lug, Strange va d'une part survivre aux premiers titres super-héros publiés par les Lyonnais, accablés par la censure, mais surtout il va très vite marquer toute une génération de lecteur pendant les années 70 et 80, tout en résistant jusqu'en 1996, chez Sémic.
cette longévité va définitivement faire entrer ce mag dans la légende.
Aujourd'hui, les jeunes lecteurs de l'époque gardent encore en mémoire ces heures de lecture, ces moments à découvrir ces mondes fantastiques. Ce livre rend donc hommage à la fois à cette histoire, mais aussi, plus globalement, il témoigne de la percée de la bande dessinée américaine dans notre culture populaire, que ce soit par le biais du papier, des dessins animés mais aussi des films et des jouets...

Par Fredgri, le 22/10/2011

Notre avis sur l'album 1970/1996

S'il y a vraiment eu un magazine qui a marqué mon enfance et mon adolescence c'est bien Strange, non seulement c'est en le lisant que je suis devenu un fan de BD, mais il me faisait découvrir la bande dessinée américaine avec ces personnages fabuleux et ces artistes hors du commun (Andru, Colan, Romita sr...). Mes premières heures de lecteur de BD se sont donc faites en dévorant ces pages, tout les mois. Progressivement, je me suis donc ouvert aussi aux autres publications, chez Arédit/Artima, chez Sagedition... Avec des potes, on commençait à rechercher les numéros qui nous manquaient, on allait sur le marché, sur le port, pour aller fouiller les bacs des bouquinistes et surtout on rêvait de ces mondes imaginaires.

Car, avant tout, ce que nous amenaient ces magazines c'était ça, le rêve, une incroyable plongée dans ces aventures complètement folles, pleines de couleurs, d'énergie.
Je ne sais pas ce que j'attendais précisément de ce livre, je devinais juste que j'allais retrouver cette flamme qui animait nos regards quand on revenait avec nos trésors sous le bras.
Depuis quelques temps, cette génération de lecteurs, maintenant quadra ou trentenaire, a envie de rendre hommage à ces moments de lecture, à ces revues qui sont entrées dans la légende. On a vu, récemment, le documentaire "Marvel 14" diffusé à Angoulême, qui racontait les déboires autour de la disparition du magazine Marvel, au numéro 13, on a vu arriver le fanzine "Le Journal des fans de Strange" qui chronique tout les numéros de Strange, Organic Comix a repris le célèbre nom pour continuer la tradition.

Maintenant, Jean-Marc Lainé (une référence en matière de comics, avec pas mal de livres et d'articles sur le sujet à son actif) et Sébastien Carletti (spécialisé dans les différents phénomènes liés à la pop culture) se sont rejoints pour nous offrir ce passionnant livre qui décortique à la fois l'émergence du phénomène comics en France, l'histoire des différents éditeurs, des revues françaises qui ont successivement proposé des traductions, mais ils traitent aussi de l'impact que tout ça a eu sur d'autres média comme les films, les série télé, les jouets et les dessins animés.

Ce qui marque tout de suite, c'est l'incroyable documentation mise en avant dans ces pages, on a droit à de très nombreuses reproductions, des notes viennent pratiquement à chaque fois commenter telle ou telle image. Tout est décortiqué avec des tonnes de petites anecdotes particulièrement succulentes, le tout sans jamais être pompeux. C'est tout simplement, au risque de me répéter, passionnant d'un bout à l'autre.

Les auteurs alternent des articles sur la forme (avec un regard sur les publications) et sur le fond (en parlant des personnages vedettes). Le style est très agréable, d'autant que les deux rédacteurs y glissent régulièrement des petites notes d'humour. Pour peu qu'on ai vécu ces années on reconnait les allusions qui se glissent par-ci par-là, les sensations décrites. Sans êtres codés il y a des petits signes de ralliement qui font plaisir !

Quand j'étais gamins on lisait Strange, mais c'était une façon de dire qu'on aimait les histoires de super-héros, mêmes celles publiées par la concurrence. Et quand je vois les divers témoignages qui circulent un peu partout je me rend compte que nombreux sont ceux qui répondent présent à la lecture de ce livre.
Et je me joint à tout ceux qui se souviennent de ces moments.

Merci à vous deux, messieurs Lainé et Carletti pour ce plaisir de lecture.

Par , le

Nos interviews liées

GRANDS ANCIENS - Tome 1 - Les confidences de Jean-Marc LAINE

Sceneario.com : Bonjour Jean-Marc, En guise d'introduction, pourriez-vous nous dire quelques mots sur votre parcours au sein de la bande dessinée ?
Jean-Marc Lainé : J’ai toujours été intéressé par la BD, avec une prédilection pour les comics. Ça m’a amené à lire Scarce, puis à leur proposer des articles, encouragé notamment par Jean-Paul Jennequin. De là, j’ai commencé à rencontrer des gens, à faire des illustrations, bref à développer un petit réseau dans le fandom. J’ai commencé à rédiger des textes pour Thierry Mornet quand il était chez Bethy puis chez Panini, et quand il est passé chez Semic pour remonter une nouvelle équipe éditoriale sur Paris, j’ai sauté sur l’occasion. J’ai commencé en juin 1999, avec pas beaucoup d’expérience éditoriale (j’avais monté plusieurs fois le stand de Scarce à Quai des Bulles, j’avais rédigé quelques articles payés…) [...]

Lire la suite ›

interview JM Lainé

Sceneario :  Peux-tu te présenter et nous dire comment tu es arrivé dans la bande dessinée ?
JM Lainé :
C'est un long parcours, qui commence vers 1988 avec mon premier article dans SCARCE. De là, j'ai commencé à tenir le stand de SCARCE sur des festivals comme Saint-Malo ou Athis-Mons, et donc à rencontrer d'autres fanzines, des auteurs, des illustrateurs amateurs, bref, à constituer un petit réseau. Je connaissais Denis Bajram depuis le bahut, puis j'ai rencontré des gens comme Alex Nikolavitch ou Mathieu Lauffray, qui ont eu une grande importance sur ma manière de voir le métier.
Des années après, avec un mariage et un divorce à mon tableau de chasse, j'ai commencé à accumuler des projets, mais aussi des contacts. Et pendant que je faisais un projet d'album chez Soleil (jamais publié) et de
l'illustration pour des petites boîtes de pub, j'ai été contacté par Thierry Mornet pour rejoindre l'équipe de Semic sur Paris [...]

Lire la suite ›