MUSIC BOX Sa fille n'a pas de nom... elle va s'en trouver un !

voir la série MUSIC BOX
Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

PETIT à PETIT

Genre :

Western

Sortie :
ISBN : 9782849491829

Résumé de l'album Sa fille n'a pas de nom... elle va s'en trouver un !

Par une sombre nuit d'orage, alors que la pluie tombe à grosses gouttes sur le désert californien, une jeune femme arrive au ranch Butler.
Stetson sur la tête et colt à la ceinture, elle pousse une brouette. Son nom est … non, personne ne l'appelle, cette fille n'a pas de nom … du moins pour l'instant.

Par Olivier, le 28/09/2010

Notre avis sur l'album Sa fille n'a pas de nom... elle va s'en trouver un !

Le décor est planté : Californie, 1890. Dans cette ferme la jeune femme vient chercher son nom, celui de son géniteur qui a violé sa mère, après avoir, avec sa bande de hors la loi, attaqué une diligence et massacré les autres voyageurs.
Elle n'a qu'une envie après avoir trouvé son nom, partir pour la France dont sa pauvre mère était originaire pour y suivre des cours de peinture.

L'ombre de Sergio Léone plane sur ce récit, tout comme la petite mélodie qui s'échappe de la boite à musique, à l'instar d'Et pour quelques dollars de plus. Music Box est un western d'atmosphère, d'action et d'émotion délicatement enveloppé dans un habillage de fantaisie.
Stéphane Nappez et Efix ont pris le temps de développer leurs personnages, de leur donner une vraie profondeur afin de nous les rendre plus attachants. La pire racaille devient alors un homme avec une histoire, et le lecteur évolue avec "la fille sans nom", l'accompagnant vers un destin quelque peu surprenant.

Stéphane Nappez écrit sacrément bien, déjà complice d'Efix pour Obama, il lui apporte cette fois un scénario à l'écriture délicieusement jubilatoire. Un récit où il joue avec les niveaux de langage, maniant et métissant avec une rare précision langage familier et poésie, humour et tendresse, pour obtenir un western décalé.
L'action est présente à chaque planche, on se bagarre, on s'étripe et on se tire dessus avec beaucoup de conviction entre bandits et déjantés, c'est un passé tumultueux qui rattrape ces pauvres héros.
Les deux auteurs ont la volonté de se rapprocher de l'esprit des pulps magazines, on a même failli avoir un récit de science-fiction, mais l'idée du western a germé et a été délicatement cultivée pour nous donner ce joyeux festival

Efix est de plus en plus étonnant, sorti un peu du contexte social; où il a l'habitude de dénoncer, on sent qu'il s'est fait un vrai plaisir avec cet album récréatif.
Son trait fin, précis, s'allie parfaitement aux dialogues et commentaires off du corbeau qui noue les fils de l'intrigue.
Il multiplie les cases, les imbriquant les unes dans les autres ou les supprime tout simplement pour laisser l'action exploser dans tous les sens, laissant au lecteur le choix du rythme de lecture.
Son dessin, très fouillé et méticuleusement précis est de plus en plus remarquable.

143 pages d'un récit haletant, d'un western inventif et joyeux où le dessin vous emporte du fin fond de la Californie à la campagne normande.

Par , le

Les albums de la série MUSIC BOX

Nos interviews liées

EFIX

Cedric pour SCENEARIO.COM : Etes vous comme la plupart des auteurs Bd « tombé dedans tout petit » ?
EFIX:
Un jour, pour mes 4 ans, mon père m'a offert « L'AFFAIRE TOURNESOL ». Ce jour là, je ne me souviens même plus si je savais déjà lire mais ce qui est encore tout frais, c'est qu'à la dernière page de ce merveilleux livre, une idée lumineuse s'est imposée : je serai auteur de bandes dessinées ! Au moment du lycée, ça m'a procuré un super avantage sur mes potes. Je ne me suis jamais demandé ce que je voulais faire plus tard puisque je le savais. Malgré le chaos de ma scolarité, j'ai toujours vécu ça comme un drôle de don. Car si vraiment j'en avais un, c'est celui-là : le don de la conviction. La prétention suprême, quoi ! C'est marrant mais je ne pense pas être quelqu'un de très sûr de soi mais je dois reconnaître que dans ce domaine, ça a toujours été imaginé avec candeur : « - Caisseu tu veux faire plus tard ?- Ben, de la bande dessinée, pourquoi ? »

Cedric pour SCENEARIO [...]

Lire la suite ›

EFIX

SCENEARIO.COM: Peux-tu te présenter et quel a été ton parcours professionnel ?

FX: "My name is Robert. François-Xavier Robert", comme aurait dit un autre serviteur de sa majesté la reine des pommes.
Quand un copain en CM2, fou de BD, comme moi, a su que certaines initiales pouvaient se transformer en surnom (vous connaissez Georges Remi ?), il a immédiatement transformé F.X. en efix. Et c'est comme ça que j'ai commencé
à signer mes premières BD (une parodie de Goldorak, à l'époque).
A 10 ans, je ne mesurais pas la prétention d'une comparaison entre mon aœûûûvre naissante et celle finissante du grand Hergé.
Je ne faisais qu'ajouter une pierre à mon petit édifice personnel : "Quand je serai grand, je serai dessinateur de BD !" [...]

Lire la suite ›