Café Zombo

Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

GLENAT

Genre :

Aventure

Humour

Jeunesse

Sortie :
ISBN : 9782344014271

Résumé de l'album Café Zombo

Nous retrouvons Mickey et son ami Horace, en 1930. Les États-Unis sont en pleine "Grande Dépression" et les deux héros rejoignent les files de demandeurs d'emploi devant les bureaux d'embauche. Mais pour penser à autre chose, ils décident d'aller rendre visite, avec Minnie et Clarabelle, à leur ami Donald. Au programme: camping, pèche, baignade et fêtes au clair de Lune ! A leur retour, ils découvrent que la ville a complètement changé sous l'impulsion de Rock Fuller, un banquier sans scrupule qui compte bien raser les quartiers populaires pour y construire un golf et embaucher à moindre tarif ses ouvriers tout en leur vidant les poches avec son stand de burgers drogués ! Pour mener à bien son machiavélique plan, il réussit à rendre les travailleurs accros à une mystérieuse substance, le « café Zombo », qui fait d'eux de véritables zombies !

Par Fredgri, le 13/12/2016

Notre avis sur l'album Café Zombo

Depuis que le partenariat entre Disney et Glénat s'est lancé en mars dernier nous avons eu droit à quelques albums complètement atypiques, ou les auteurs se sont amusés à se réapproprier l'univers de la célèbre souris, avec originalité et fraîcheur !
Pour cette fin d'année nous avons le plaisir de découvrir la version, cette fois, de Régis Loisel qui fait son retour en solo, s'immergeant dans les ambiances du strip des débuts, pendant la période ou Floyd Gottfredson régnait sur la série. Du coup, on s'éloigne de l'image extrêmement consensuelle que le héros développera ensuite, pour revenir aux bases, à un caractère plus trempé, plus vif ! Même si on sent que Loisel a du réadapter certains détails comme le fait de montrer des personnages qui fument ou qui mangent de la viande !!!

Toutefois, l'artiste retrouve cette énergie incroyable qui animait les premières années, avec cette fois un cadre social plus marqué, plus inscrit dans une période très précise, comme cela pouvait être le cas vers les années 30/40 d'ailleurs !
Et c'est intéressant de lire ce récit très enlevé, captivant, qui aborde malgré tout la dure question de la Grande Dépression, des conditions de vie précaires et des malversations des banquiers qui n'hésitaient pas à appuyer davantage sur la tête des ouvriers ! Le café Zombo les transformant en robots, tout juste assez conscient pour travailler sans arrêt, pour une misère, et rentrer chez eux usés jusqu'à la moelle !
Bien évidemment, Mickey et ses amis vont se révolter contre tout ça, d'autant que leur ami Dingo est touché par les effets de ce café zombifiant.
On retrouve tout les éléments habituels de cet univers, Loisel se permet même le luxe de garder une présentation en strip pour amener un rythme très soutenu qui renvoie directement au matériel original !

Loisel, avec cet album, nous offre une véritable lettre d'amour au Mickey des débuts, son trait y est fidèle, les ambiances aussi. Malgré tout, il ne s'agit pas ici de rendre une copie trop fidèle, car cela reste aussi du bon Loisel, avec son soucis du détail, des décors soignés (on regrette même parfois ne pas avoir une version noir et blanc, tellement le trait est sublime !)
En contre partie, peut-être reste-t il tout de même encore trop "fidèle", justement, aux ambiances de Gottfredson, certainement, mais cela donne un très habile mélange qui se dévore d'une traite !

Peut-être êtes vous encore réticents à lire "du Mickey", car après tout "vous n'êtes pas des gamins" !!! Mais je vous encourage à vous laisser tenter, car il s'agit là d'un magnifique album, une passionnante lecture qui saura vous emporter, sans aucun doute !

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Nos interviews liées

Régis Loisel

Sceneario.com : Quand on termine de raconter la Génèse de Peter Pan, comment se sent-on ?
Loisel : Bien! Beaucoup mieux !
C’est vrai que c’est une histoire qui a été faite sur une période de 14 ans, même si pour moi ça a durée plus longtemps que cette période. Mettre un point final, c’est une page de ma vie qui se tourne, et quand je dis ça, je me méfie parce que tous les journalistes ont pensé que je m’étais débarrassé du bébé, alors que non, pas du tout. Je n’ai quand même pas passé 14 ans de ma vie à faire quelque chose pour sur le dernier album bacler et l’expédier. C’est complètement crétin de penser ça. Mais bon, il y a plein de journalistes qui ne comprennent rien, donc c’est normal. Voici donc pour le rectificatif, sachant que dorénavent je suis plus prudent dans mes propos.
Donc, bien sur que je me sent bien, je vais pouvoir essayer de m’adonner à autre chose.

Sceneario.com: Est ce qu’il vous a été dur de faire ce dernier album?
Loisel : Dur, oui, comme les 5 autres d’ailleurs [...]

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