MERCENAIRE (LE)
Deuxième partie

(Regroupe les albums: "La sphère noire", "Le voyage", "L’an Mil, la fin du monde", "Les ancêtres perdus" et "Géants")
Désormais au service du monastère de l’Ordre du Cratère, le Mercenaire Doit tout d’abord essayer d’empêcher le machiavélique Claust d’utiliser une arme terrible qui pourrait détruire le Pays des Nuages Permanents… Puis, égaré lors d’une de ses patrouilles, il arrive dans un étrange pays peuplé de fées et d’hommes insectes. Il réussit ensuite à sauver une île d’un gigantesque tsunami. Tandis que les moines s’inquiète d’une vieille prophétie qui annonce la fin du monde dans trois ans, le mercenaire se retrouve projeté dans une autre dimension afin de sauver la planète. C’est ainsi qu’il rencontre la jeune Nan-Ky avec qui il va ensuite partir à la recherche des ancêtres atlantes de Nan-Tay…

Par fredgri, le 8 septembre 2021

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Notre avis sur MERCENAIRE (LE) #Int.2 – Deuxième partie

Après un premier volume qui mariait très agréablement la fantasy avec des éléments de Sf assez doucement glissés, ce second tome nous présente des histoires bien plus variées, mais qui partent aussi dans tous les sens ! Quand bien même cela renforce la modernité de la série et la fascination que l’on peut éprouver en regardant les planches de Segrelles, cela peut déstabiliser aussi !

Toutefois, j’ai vraiment beaucoup aimé le rythme et les idées des scénarios. Certes l’auteur trouble son jeu, au point ou finalement on se demande un peu parfois dans quel genre s’inscrit le Mercenaire, mais cette liberté dont il jouit est particulièrement communicative ! On glisse dans ces histoires sans se poser de question, on suit les péripéties de ce "soldat" confronté à des phénomènes étranges, à la science, puis la magie sans pour autant se départir de son éternel courage ! Il n’y a guère que "Le voyage" qui semble manquer de cohérence, mêlant plusieurs ambiances, amenant les éléments du scénario de manière plutôt abrupte, sans tenter de construire un tout mieux ficelé…

Un volume qui propose une lecture assez prenante et variée.
De plus, il marque aussi le passage graphique à la peinture numérique (jusque là Ségrelles travaillait à l’huile) dans la dernière partie. Et je dois bien dire que je reste éblouit par la maestria dont fait preuve l’artiste dans les deux techniques. C’est simplement extraordinaire, à tout point de vue !!! Un réalisme doux, presque photographique qui perd peut-être en "matière", mais qui reste d’une incroyable exigence et d’une très grande finesse dans l’exécution !

Je ne saurais assez vous conseiller de redécouvrir cette série qui bénéficie d’une très belle édition avec cette intégrale en trois volumes ! Vivement le prochain, d’ailleurs, prévu pour très bientôt !

Par FredGri, le 8 septembre 2021

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