MEMOIRES DE VIET KIEU #1 Quitter Saïgon

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Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

LA BOITE A BULLES

Collection :

Champ Livre

Genre :

Autobiographie

Document

Sortie :
ISBN : 2849530190

Résumé de l'album Quitter Saïgon

Dans ces doigts qui découpent cette crevette, dans ces yeux qui sourient se lisent tellement de choses, de pas qui parcourent une rue vietnamienne, un amour du pays et le regret à peine formulé d’un pays lointain qui se raconte aux enfants, à la famille expatriée, la voix entrecoupée d’un petit soupir nostalgique… Il se souvient de ces jeeps qui le doublaient alors qu’il jouait dans la rue, de ce sanatorium en France où il se fit des amis, il garde ces odeurs, ces parfums si différents… Le narrateur écoute encore et encore son père, et ce monsieur Nguyen, cet autre Viet Kieu (le nom donné aux gens appartenant la diaspora vietnamienne) qui connut les camps, les restrictions communistes, la faim, les illusions…

Par Fredgri, le NC

Notre avis sur l'album Quitter Saïgon

Alors oui, en effet, je ne connaissais pas cet auteur. En regardant, ou plutôt, en admirant ces planches, je me dis que je suis vraiment passé à côté d’un artiste qui se distingue des autres par son regard et par le ton doucement mélancolique dans cet album. Car en effet il nous ouvre les portes de ces témoignages, de ce père, de ces amis qui se racontent, en glissant entre drames, jeux et nostalgie des moments passés. Nous rencontrons donc ces hommes qui, loin de leur pays, témoignent de leur déracinement, une rupture forcée par l’histoire, par la cruauté des évènements, les troupes qui envahissent, se replient et laissent la place à des idéologies tortionnaires.
Qu’importent les détails de cette histoire. Clément Baloup semble vouloir davantage se concentrer sur les sentiments de ces gens qu’il écoute, sur la façon qu’ils ont eu de percevoir leur « aventure humaine », perdus dans un mouvement. On a presque le sentiment de retrouver le genre de flamme qu’il y avait dans « La guerre d’Alan » de Guibert, ça n’est ni larmoyant, ni bourré d’un pathos qui alourdirait le récit. Tout est très simplement raconté, sans fioriture ni exagération.
Mais ce qui m’a aussi beaucoup impressionné c’est la richesse graphique de cet album, les styles se chevauchent en une masse très cohérente, mélangeant les noirs et blancs et la couleur directe dans des cases magnifiques, aux milles impressions.
Cet album est une vraie belle surprise qui me donne envie de davantage découvrir cet auteur. Monsieur Baloup, qui êtes vous ?

Par , le

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Nos interviews liées

Questions à Clément BALOUP pour Mong Khéo

Sceneario.com : Bonjour Clément, pouvez-vous, en préambule, nous parler de votre parcours dans le monde de la bande dessinée ? Qu'est-ce qui vous a décidé à pénétrer dans cet univers-là ?
Clément Baloup : Comme beaucoup d’autres auteurs, l’intérêt pour la bd, c’est quelque chose qui m’a pris enfant. J’ai fait des études d’arts appliqués et les beaux arts où je me suis essayé à d’autres médiums mais l’envie de raconter et de dessiner a toujours été la plus forte. Bon, et puis c’était les beaux arts d’Angoulême, donc j’ai rencontré d’autres gens qui avaient ce désir vissé au corps, ce qui est très motivant ! Sur le plan éditorial j’ai fait 2 rencontres qui m’ont permis de publier, Vincent Bernière pour le Seuil (mais le Seuil a arrêté la bd depuis) et Vincent Henry pour la Boite à bulles avec qui la relation de confiance continue puisque je sortirai prochainement un roman graphique chez cet éditeur [...]

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