La montagne des dieux

Résumé de l'album La montagne des dieux


En 1893, une jeune femme débarque dans le port de Luanda en Angola avec la ferme intention de rester en ces lieux qu'elle ne connaît pas. Marchant sur les traces de son père décédé précédemment, elle ne tarde pas à connaître ses premiers déboires avec quelques malandrins dont Juan qui lui propose ses services pour la guider à travers le pays. Finalement lâchée par ce dernier, elle ne renonce pas pour autant à son périple dont le but est d'atteindre le Mont Cameroun. Avec pour unique bagage le carnet écrit par son père sur son voyage inachevé, elle s'enfonce seule au cœur de ce territoire sauvage dont elle va peu à peu explorer toutes les facettes, apprendre à l'aimer et découvrir enfin le résultat de son investissement.


 

Par Phibes, le 19/02/2012

Notre avis sur l'album La montagne des dieux


La collection Explora, nouvelle venue dans le catalogue Glénat et dédiée aux grands explorateurs de notre belle planète, prend ses marques ce mois-ci en produisant simultanément deux albums, Magellan et le présent, Mary Kingsley.


Sous l'égide expérimentée de Christian Clot, explorateur lui-même et vice-président de la Société des Explorateurs français, qui intervient pour les deux récits, l'histoire dont il est question s'attache à évoquer celle qui à la fin du 19ème se construisit une réputation hors norme d'exploratrice grâce à sa connaissance du continent africain. Cette biographie tel qu'il est indiqué dans le dossier historique en fin d'album, est une sorte de condensé des principales équipées africaines réalisées par celle-ci et traitées sous la forme d'un seul voyage.


La vision projetée, structurée par Esteban Mathieu (Alter, Linked…) et Guillaume Dorison (Omega Complex, Le petit prince…) est tout à fait remarquable. Elle dresse avec sensibilité le portrait d'une femme du 19ème exceptionnelle qui, à force de courage et de volonté, sous l'ombre d'un père absent, a su aller au bout voire au-delà de ses rêves. Le parcours ainsi tracé par les auteurs se veut être le reflet de ces premières vicissitudes lorsqu'elle a atteint l'Afrique la première fois, de son isolement dans sa quête mais aussi de son adaptation progressive au territoire et à sa sauvagerie, de sa fascination pour la faune, la flore, de ses contacts avec les ethnies tels les Fangs dont elle va apprendre les mœurs et leur vertu et dénoncer ainsi les partis pris.


Cette aventure biographique passe également par le travail graphique exécuté par Julien Telo qui semble-t-il signe sa première BD grand public. Bénéficiant d'un cercle de collaborateurs précieux pour l'appuyer dans le dessin et la couleur, ce dernier parvient sans encombre à nous faire passer un message clair, précis, moderne et historiquement concluant. La maîtrise du mouvement et des perspectives est parfaite. Mary Kingsley est superbement représentée dans sa tenue principale (la longue robe noire en crinoline) qu'elle portera dans son périple, convaincante dans ses émotions et dans ses actions.


Un vibrant hommage en l'honneur d'une exploratrice hors norme qui a l'immense avantage, grâce à la valeur des auteurs réunis autour de ce projet, d'être didactique, aventureux, sensible et de grande qualité graphique.


 

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Nos interviews liées

Interview de Mathieu et Nau


Sceneario.com : Bonjour Mathieu et Nau. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots et nous parler de votre passé avant de faire de la bande dessinée ?

Michaël Nau :
Je m’appelle Michaël Nau, j’ai fait un DEUG en Economie et Science Sociale, et, outre la BD, je vends des assurances. Mais c’est le même travail, je raconte des histoires dans les deux cas ^_^

Esteban Mathieu : Je m’appelle Esteban Mathieu aussi surnommé l’homme aux deux prénoms, vous aurez compris pourquoi… J’ai 23 ans, coté études j’ai un DEUG de Lettres modernes. Avant de devenir scénariste j’ai travaillé dans des petits magazines comme pigiste.

Sceneario.com : Comment avez-vous eu envie de faire de la bande dessinée ? Quelles ont été vos influences ? Quels sont les auteurs qui vous ont marqués ?

Michaël Nau :
J’ai toujours aimé la BD comme tous les autres medias permettant de raconter des histoires [...]

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