MARTHA JANE CANNARY
Les années 1852-1869

Martha Jane Cannary est née le 1er mai 1852 près de Princetowns, dans le Missouri. Elle est l’aînée de six enfants. Elle ne sait pas encore qu’un jour, elle deviendra célèbre sous le nom de Calamity Jane.

Elle a treize ans lorsque ses parents décident de partir pour l’Ouest, direction Salt Lake City, la ville des Mormons. Toute la famille part ainsi pour un voyage périlleux et un avenir inconnu.

Par legoffe, le 1 janvier 2001

2 avis sur MARTHA JANE CANNARY #1 – Les années 1852-1869

Matthieu Blanchin et Christian Perrissin nous entraînent dans la vie d’une des plus célèbres figures du Far-West, Calamity Jane. Cette femme est devenue une légende et a laissé une image forte dans l’inconscient collectif sans finalement que le grand public la connaisse réellement bien. À tel point que certains, au vu de son nom, ont souvent cru qu’il s’agissait d’un bandit et non d’une aventurière.

Nous voici donc partis en pleine conquête de l’Ouest américain aux côtés d’une fille de treize ans au tempérament bien marqué et plutôt garçon manqué. Elle adore monter à cheval et se plait à s’habiller en homme. Elle n’en reste pas moins une femme dotée d’une grande sensibilité.

Ce premier tome nous entraîne dans ses périples jusqu’à l’âge de ses 17 ans. Nous allons la voir s’installer à Salt Lake City avant d’assister à son départ pour un long voyage. Elle veut, en effet, retrouver les terres de son enfance. Elle va croiser le chemin des ouvriers du chantier de la ligne de chemin de fer, travailler dans un fort militaire (avec les femmes) puis dans un convoi direction, à nouveau, l’Ouest.

L’histoire est très bien racontée et il est vraiment intéressant de revivre cette époque qui nous a si souvent fait rêver ou frémir. Les auteurs se sont beaucoup documentés, ce qui donne un fort réalisme et une profonde humanité au récit. J’ai eu l’impression de chevaucher aux côtés des colons, vivre leurs espoirs d’un monde meilleur ou leurs peurs des Indiens acculés à la violence par des Blancs qui ne respectent pas leur parole.

Pour parfaire le tout, Matthieu Blanchin a travaillé de façon merveilleuse. Ses crayonnés en noir et blanc sont magnifiques. Ils illustrent parfaitement ces temps passés et incertains, ces invitations au voyage dans un pays aussi splendide que sauvage. C’est un très beau livre, de grande qualité, dans la veine des autres publications de Futuropolis, qui donne autant de plaisir à être lu qu’à être parcouru pour ses superbes dessins.

On ne peut que se réjouir de voir les auteurs prendre leur temps pour raconter l’histoire de Martha. Si je me réfère au nombre d’années couvertes par le premier tome, on peut en espérer encore deux autres qui seront peut-être plus passionnants encore. Car la légende de Calamity Jane, à la veille de ses 18 ans, ne fait que commencer.

Par Legoffe, le 19 janvier 2008

Martha Jane Cannary est pour bon nombre d’entre nous un patronyme parmi tant d’autres. Mais si on se limite au seul prénom Jane et qu’on lui affuble le qualificatif anglais Calamity, on ne peut faire que le rapprochement avec cette aventurière célèbre de l’ouest américain du XIXème. Après avoir été portée plusieurs fois au grand et au petit écran (Calamity Jane and Sam Bass, La Blonde du Far-West, Wild Bill…) et avoir fait, entre autres, de nombreuses apparitions dans les albums de Lucky Lucke (Lucky Luke contre Joss Jamon, Calamity Jane, Chasse aux fantômes), Mathieu Blanchin et Christian Perrissin reprennent le mythe de cet homme manqué pour en faire une œuvre biographique étalée sur 3 tomes. Inspirée d’écrits réalisés par Jane destinés à sa fille Janey et d’autres ouvrages traitant de ce personnage légendaire, cette œuvre offre un regard intimiste sur celle qui surprit par sa particularité masculine. Scénarisée dans un style linéaire très évocateur de la vie des pionniers partis à la conquête de territoires vierges de toute civilisation et illustrée par des dessins épurés voire approximatifs mais très riches en expressivité, cette première partie est la porte ouverte sur la vie d’une femme itinérante en quête d’elle-même. Un spectacle à la dimension des territoires traversés : monumental et superbe.
 

Par Phibes, le 13 février 2008

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