MARBOT #4 Bravoure 1807

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Éditions :

ED. PERSONNELLES

Genre :

Adaptation

Aventure

Historique

Sortie :

Résumé de l'album Bravoure 1807

 
Marcellin Marbot est rentré à Paris, hirsute capitaine encore traumatisé par ce qu’il a vécu en Pologne prussienne. Lorsque ça lui est demandé, par des auditoires loin de s’imaginer ce que signifient vraiment la guerre, la mort, la faim ou le froid, il se met à raconter... Comment il a dû faire l’aller et le retour entre deux positions, comment il a été blessé, comment il a été laissé pour mort, et quelle mystérieuse vision il a eue, aussi, alors qu’il pensait, perdant ses dernières forces, qu’il se préparait pour son dernier grand voyage…
 

Par Sylvestre, le NC

Notre avis sur l'album Bravoure 1807

 
La couverture de ce tome 4 ne déroge pas à la règle maintenant établie et nous propose logiquement un nouveau visage de Marcellin Marbot. Si l’on remarque que cette fois notre héros n’est pas montré au mieux de sa forme (on y verrait presque là un visuel de publicité pour produit anti-rhume !) on observe aussi que le vert est la couleur qui a été choisie pour camper en toile de fond.

On avait vu dans les volumes précédents que certaines planches étaient comme passées au filtre d’une couleur. Là, dès le début de l’album, c’est justement ce vert de la couverture qui domine sur les planches. En tout cas dans un premier temps : jusqu’à une discontinuité temporelle, car effectivement, une fois n’est pas coutume, l’auteur Stéphane Pêtre a dans ce début de tome 4 utilisé le flashback pour faire exister son héros. C’est la première fois depuis le début de la série, et ça tombe à point puisque ça va dans le sens de l’originalité par rapport au mode de narration jusque là exploité. Ce flashback, enfin, est l’occasion de voir changer la palette de couleurs ; effet narratif, encore.

Très « pieds sur terre » dans son scénario, nous relatant avec rigueur une aventure inspirée de faits réels, Stéphane Pêtre introduit toutefois dans ce tome 4 un autre petit plus, un élément qui donnerait presque sa touche fantastique au récit : je fais là référence à « la silhouette » vue par Marbot à Eylau. Cette vision qu’il aura eue se sentant perdu reviendra dans l’album à différentes reprises. Mystère... On verra ce qu’il s’ensuivra à ce sujet.

Puis après la première partie évoquant la campagne polonaise, on assiste à un nouveau changement de décor et d’ambiance : Marbot part pour l’Espagne. Pour la première fois, lui qui a toujours été enjoué à se frotter à l’ennemi avoue sa peur avant de partir. On rira de lui puisqu’il emportera une amulette. On sera vexé avec lui lorsque sa bravoure rapportera des galons à d’autres...

Plein de bonnes choses dans ce tome 4, qui, en plus, laisse une place plus grande aux dialogues, rendant plus vivante la lecture que lorsque la voix off de Marbot est utilisée.

Plein de bonnes choses qui prouvent bien que la désillusion due à la cessation de la parution de la série chez Théloma (l’éditeur des tomes 1 et 2) n’a pas entamé la détermination de Stéphane Pêtre à aller au bout de son projet, et que le résultat est là !

Ce quatrième album, tout comme le précédent, est sorti aux Editions Personnelles, en libre téléchargement, en attendant qu’une seconde vie, sur papier, soit à l’ordre du jour. L’occasion, est-il nécessaire de le rappeler, pour tout lecteur curieux de découvrir si ce n’est pas déjà fait cette série Marbot dont le tome 5 est en cours de réalisation à la date de cet avis.
 

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Les albums de la série MARBOT

Nos interviews liées

Stéphane Pêtre, auteur de la série Marbot

 

Sceneario.com : Bonjour Stéphane Pêtre. Pourrais-tu nous rappeler en quelques mots ton parcours et nous dire ce qui t’a mené à vouloir faire de la BD ?   Stéphane Pêtre : Là où tous les enfants délaissent le dessin au moment du passage à l’écriture, certains persistent. J’en suis. J’ai donc maintenu ce rituel magique de réinterprétation du réel par la création d’un univers plus doux, où l’on peut se réfugier à sa guise, comme une sorte de filtre que l’on affine au fil des années. Les planches où Gaston Lagaffe se planque pour dormir, dans cette matrice de livres et de courrier en retard, avec son chat qui ronronne, m’ont profondément marqué [...]

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