MAITRE DE PEINTURE (LE)
Premier concert

Cela saute de plus en plus aux yeux d’Adam Zinguleski : sa femme Eliza tombe amoureuse de Frédéric Cyprian, leur ami commun. Cet amour la fait même reprendre le chemin de la musique : elle excelle au piano et souhaite, en donnant un premier concert, démarrer une nouvelle vie qui la mettrait plus en valeur aux yeux de Frédéric qu’en n’étant qu’un simple modèle vivant dans l’ombre de son grand peintre de mari.

Alors qu’Eliza s’épanouit, Adam et Frédéric, amis dans l’Art, vont se disputer celle qui fait quand même d’eux des rivaux. Ils se sont mis d’accord sur le type de duel qui les départagera…

Par sylvestre, le 1 janvier 2001

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Notre avis sur MAITRE DE PEINTURE (LE) #3 – Premier concert

D’aucuns diront que ce troisième tome clôt le cycle de manière brutale. En effet, de nombreux acteurs importants voient leur destin scellé en une simple planche : Niko, Agnès, le frère de Frédéric. Tout va très vite.

Mais ceci est un peu comme dans un jeu de quilles où la boule ferait tomber la plupart des quilles, en n’en laissant que quelques unes debout, les mettant ainsi beaucoup plus en valeur. Dans "Premier concert", ceux qui restent en lumière jusqu’à la fin sont Adam, Frédéric et Eliza.

On pourrait reprocher à Makyo et Richaud de mettre sur le tapis, si tard, un élément tout nouveau : le fait qu’Eliza soit pianiste de talent. Cette nouveauté pourrait être perçue comme une facilité, comme une astuce de conteur pour relancer l’histoire en créant un autre courant d’idées : "Trop facile de partir sur autre chose !". Mais non. Finalement, on comprend que cette donne est là pour appuyer qu’Eliza tourne la page. Qu’elle n’a plus besoin de son mari pour vivre : les femmes aussi doivent être reconnues pour le talent qu’elles ont. Et ce virage scénaristique trouve bien sa justification dans la fin qu’ont choisie les auteurs.

Ce troisième opus montre bien l’amitié qui a grandi entre les deux peintres Adam et Frédéric. On apprendra beaucoup sur ce qui les lie artistiquement, mais un flou sera maintenu sur des choses précises, concrètes : la toile qui part au feu, par exemple, ne nous aura jamais été dévoilée. Liés sans le savoir depuis longtemps, le destin des deux hommes continuera de les "unir".

J’ai énormément aimé ce tome. La fin, aussi, si belle, malgré tout. J’ai adoré cette série dans sa totalité, d’ailleurs ! "Le maître de peinture" est une révélation. Une histoire qui m’a assis. J’en ai fini la lecture sans voix. Waouh ! C’est superbe !!!

Par Sylvestre, le 23 décembre 2005

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