LONE WOLF & CUB OMNIBUS
Volume 1

Premier volume de cette série en Omnibus qui reprend l’équivalent des deux premiers numéros et d’une partie du troisième. Nous découvrons ainsi les chroniques de Ogami Ittō et de son jeune fils Daigoro. Ittō est l’ancien exécuteur du Shogun, mais désavoué par son maître, suite à des magouilles de clans rivaux, il doit fuir et louer ses services d’assassin au plus offrant, se forgeant ensuite une incroyable réputation sous le surnom de Lone Wolf and Cub ("Loup solitaire et son louveteau").
Dans ce volume de 700 pages nous avons droit à 16 histoires ou l’on voit Ogami Ittō s’acquitter de quelques commandes de façon quelque peu expéditive, revenir sur son passé, résister aux provocations, tout en protégeant son petit garçon…

Par fredgri, le 4 septembre 2013

Publicité

Notre avis sur LONE WOLF & CUB OMNIBUS #1 – Volume 1

Alors, avant tout, Lone Wolf & Cub est une série prestigieuse créée par Kazuo Koike et Goeseki Kojima en 70 et qui dura jusqu’en 76. Il y eu des films, des séries tv, un jeu et même une suite appelée Lone Wolf 2100 publiée par Dark Horse !
Beaucoup de créateurs ont avoué avoir été influencés par ce manga, Miller entre autre… Et c’est vrai que très vite on sent la force de ce manga, cette incroyable atmosphère qui s’en dégage. Et même si ça ne raconte tout de même "que" les errances d’un tueur à gage qui est tellement doué que personne ne peut l’arréter… On sait donc systématiquement qu’il va finir par gagner, on devine vite que l’intérêt de cette série n’est donc pas là, il réside bien plus dans l’atmosphère qui se dégage de ses planches, le calme de cet étrange héros, cette apparente absence de psychologie et les rappels à l’époque de ce Japon moyennageux ! Il s’agit du portrait d’une époque et c’est peut-être l’aspect le plus difficile à suivre, tant les termes utilisés sont précis, qu’il est nécessaire de temps à autres de se référer au glossaire en fin de volume. Mais j’aurais tendance à me dire que ce "geste" fait aussi partie du charme de cette lecture.

L’intérêt est aussi dans l’osmose absolument impeccable entre le scénario et le graphisme… A tel point qu’on est pris dès le début, complètement fasciné par la virtuosité des planches de Kojima. Cette façon de chorégraphier les combats, de jouer sur les cadrages, avec les regards, tandis que les scénarios de Koike nous plongent très habilement dans des ambiances très tendues, presque désespérées, le tout avec une vraie économie de moyen, tout en subtilité, alternant entre des scènes assez descriptives et d’autres muettes, des scènes de combats très sanglants et des moments plus intimistes.

Une très très grande leçon de BD, à chaque histoire.

De plus, je trouve que contre toute attente la caractérisation des différents intervenants est pleine de finesse. Plus particulièrement le père et le fils. On peut se dire au début que Ittō est un stoïque sans émotion, mais progressivement se dresse devant nous le portrait d’un homme bien plus complexe, plus désillusionné et meurtri qu’au premier abord, qui entretient avec son fils une relation encore plus profonde, mêlant paternalisme, honneur et confiance absolue. C’est donc très intéressant de les voir évoluer, de lire même des chapitres qui commencent avec Daigoro qui se débrouille seul. Le petit gagne vite en substance et c’est captivant.

Cette nouvelle édition en Omnibus permet donc de se replonger dans cette série, de la redécouvrir en version plus volumineuse. 700 pages de bonheur complet, qui se lisent en un rien de temps et qui donnent envie d’avoir rapidement la suite !
Sautez sur l’occasion !, d’autant que le deuxième volume vient déjà de sortir et que la suite ne va pas traîner !

Par FredGri, le 4 septembre 2013

Publicité