LLOYD SINGER #6 Seul au monde

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Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

BAMBOO

Collection :

Grand Angle

Genre :

Polar

Thriller

Sortie :
ISBN : 9782818903520

Résumé de l'album Seul au monde

Lloyd se retrouve en tête-à-tête avec Diana sa ravisseuse et auteur des agressions de « La chanson douce ». C’est l’heure des révélations, mais peut-être pas tant pour le personnage auquel on pensait au début…

Par Melville, le 04/06/2011

Notre avis sur l'album Seul au monde

Ce qui avait commencé comme un thriller aux ressorts scénaristiques bien ficelés mais somme toute assez classiques est devenue après deux cycles de trois tomes une série riche et complexe miroir du grand talent de Luc Brunschwig. Avec Lloyd Singer, l’auteur utilise les codes du thriller psychologique pour dresser un environnement propice à l’évolution et la maturation de ses personnages ; car au final plus que les intrigues policières ce sont bien eux, les personnages, qui sont au centre du récit de Luc Brunschwig. Et je dis bien « les » personnages, car autour du héros de la série, Lloyd Singer, gravitent les membres de sa famille, ses amis proches, ainsi que les différents protagonistes intervenant dans les différentes intrigues de chaque cycle. C’est en se reposant sur eux que le personnage de Lloyd peut porter la série avec cette puissance fragile qui le caractérise, ils apportent le souffle et la densité qui confère toute sa force à cette histoire.

Ce sixième tome qui clôture le deuxième cycle et s’ouvre sur un troisième est pour le moment l’album le plus abouti de la série. Luc Brunschwig ressert son récit sur la captivité de Lloyd retenu prisonnier par Diana. En instaurant un subtil parallèle et jeu de transfert entre les deux protagonistes il amène Lloyd à se livrer. On découvre encore un peu davantage un homme extrêmement fragile, aussi fragile que Makabi est fort… Le récit touche par la justesse de son propos, aussi bien dans la forme (les dialogues sont très bien écrits, avec une vérité dans le choix des mots) que sur le fond. Lloyd Singer est un thriller psychologique mais où la psychologie est inhérente, intrinsèque aux personnages et à leur vécu et non surajouté dans le but de créer un suspense artificiel. A aucun moment l’auteur ne sombre dans la psychologie de magasines, son propos n’est jamais psychologisant, bien au contraire. De cette sincérité naît une émotion puissance et vraie qui empoigne le lecteur à coup sûr. Superbe ! Et bien que quasiment restreint au personnage de Lloyd Singer, Luc Brunschwig réouvre son récit en tout fin d’album, nous promettant le retour des autres protagonistes au prochain cycle.

Pour ce qui est du dessin, Olivier Neuray opte pour un trait simple, sans prétention aucune. Et si aux premiers tomes on pouvait penser qu’il manquait presque d’un peu d’ambition graphique, à mesure que l’on progresse dans la série on saisie pleinement la pertinence de ce choix. Le dessin d’Olivier Neuray porte en lui la modestie et la réserve du personnage de Lloyd.

Et enfin juste avant de conclure j’aimerais simplement dire que les couvertures des six premiers tomes de cette série sont à mon sens vraiment réussies. Lloyd Singer est donc définitivement de la grande bande dessinée et Luc Brunschwig un grand scénariste. Que ce soit dit.

Une série coup de coeur. Un must à posséder d’urgence !

Par , le

Les albums de la série LLOYD SINGER

Nos interviews liées

Un entretien avec Luc Brunschwig

Sceneario.com : Commençons par le tome 4 d’Holmes. (Tiens, au fait, on n'est pas loin de Bob Morane avec Holmes et le personnage du Colonel Moran, l’un des criminels imaginé par Conan Doyle) ! Cette série, avec Cecil au dessin, n’est pas le genre de récit habituel que nous voyons sur le personnage de Sherlock Holmes. Ce n’est pas vraiment une enquête du célèbre détective du 221 Bis, Baker Street ?
Luc Brunschwig : En effet. Lorsqu'avec Cecil nous avons commencé à réfléchir ce projet, nous nous sommes dits qu'il serait fou d'espérer nous montrer aussi fûtés que Sherlock Holmes et son créateur Conan Doyle. Sherlock doit ses incroyables capacités au fait que la société anglaise victorienne était très codifiée. Il « suffisait » donc de posséder une connaissance pléthorique des codes de cette époque pour décoder d'un regard tout un tas de choses [...]

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Luc BRUNSCHWIG

Entretien avec Luc BRUNSCHWIG pour la série URBAN (Editions Futuropolis) durant le 40° Festival International de la BANDE DESSINEE d'Angoulême. (2013).
Luc brunschwig par SCENEARIO Interviewer: Berthold et Melville
Images et son: Mat et Olivier
Montage: Aubert Une interview Off est visible à la fin du montage...Un grand moment de franche poilade. [...]

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Urban : une vision futuriste par Luc Brunschwig

Sceneario.com : Bonjour Luc. Tu as encore une actualité chargée pour cette rentrée 2011. Outre la sortie du nouveau spin-off tiré du Pouvoir des innocents, intitulé car l’enfer est ici (fin août 2011), tu nous proposes aussi Urban (sortie le 15 septembre 2011). Urban est un projet, je crois bien, que tu as porté sur plusieurs années. Peux tu nous raconter la genèse de ce récit.
Luc Brunschwig : En fait, ça remonte à loin, très loin… 1983, pour être précis, ce qui ne nous rajeunit pas. J’avais 16 ans… et j’écoutais du hard-rock comme tous les gamins de mon âge. Iron Maiden (dont un titre m’avait inspiré Angus Powderhill, un récit d’Héroïc-Fantasy), Scorpion et ACDC qui avait écrit dans la période Bon Scott (premier chanteur du groupe) un titre qui sonnait bien à l’oreille SIN CITY… ce titre m’avait fait fantasmé et je me suis mis à imaginer ce qui pouvait bien se cacher derrière lui : l’idée d’une ville vouée à tous les plaisirs, les raisons de son existence… 6 ans plus tard, SIN CITY a même été le second scénario que j’ai proposé à des éditeurs après le Pouvoir des Innocents (bon, un certain Frank Miller m’a soufflé le titre sous le nez, mais je jure que j’avais imaginé mon histoire avant lui) [...]

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Entretien avec Luc Brunschwig pour Lloyd Singer et Les enfants de Jessica

Sceneario.com : Bonjour Luc. Ton actualité récente est donc la sortie du tome 5 de Lloyd Singer qui n’est autre que la série Makabi paru auparavant chez Dupuis, mais aussi la ressortie des quatre premiers tomes depuis janvier 2011 chez un nouvel éditeur Bamboo. Peux tu revenir sur cette affaire qui a du dérouter plus d’un lecteur ?
Luc Brunschwig : Disons qu’il s’agit essentiellement de problèmes de coulisses, qui ne devraient pas concerner les lecteurs… mais avec tous ces changements, il semble légitime d’expliquer ce qui s’est passé. Dupuis a signé MAKABI il y a 10 ans. Dans l’intervalle, un album est sorti, puis deux… puis, la maison belge a été rachetée par Media Participations. Ce rachat a pas mal déstabilisé notre éditeur. Nous avons changé 3 fois en 6 ans de directeurs de collection. Tous ont toujours soutenu MAKABI, mais il est vrai que leurs idées sur la façon de le défendre différaient considérablement [...]

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Luc BRUNSCHWIG un auteur prolifique

Sceneario.com: Comment avez vous rencontré Vincent? Quels éléments particuliers vous ont décidé à travailler ensemble ?
Luc BRUNSCHWIG: Avec Vincent, c’est une vieille amitié… Vincent vient de la même école que Laurent Hirn (le dessinateur du Pouvoir des Innocents). Il habitait Strasbourg à l’époque où moi-même j’y habitais, nous avions quelques amis communs, on se rencontrait lors de mini-festivals organisés autour du renouveau de la BD en Alsace. J’appréciais beaucoup son travail, le côté très graphique de ses univers, son trait très personnel, même si je trouvais que tout son potentiel ne s’était pas exprimé sur sa première série le Cœur de Sang. Il y a chez lui un étrange mélange de force brute (faut avoir vu le gaillard) et de sensibilité (pour ne pas dire, de poésie), un cocktail qui fait toute la différence entre Angus Powderhill et une héroïc-fantasy que je qualifierai de plus classique. Il était vraiment l’homme de la situation.

Sceneario [...]

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