LLOYD SINGER #1 Poupées russes

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Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

BAMBOO

Collection :

Grand Angle

Genre :

Policier

Thriller

Sortie :
ISBN : 9782818902554

Résumé de l'album Poupées russes


Alors qu'il fête le départ à la retraite de Mona, l'une de ses sympathiques collaboratrices, Lloyd Singer, chef comptable au FBI, est sollicité par l'un des ses collègues et ami d'enfance, l'agent spécial Simon La Bianca, pour une mission de terrain. En effet, ce dernier qui est sur la piste d'un réseau international de trafic de prostitution concernant des jeunes femmes venant de l'Est, souhaiterait qu'il s'occupe particulièrement du dossier Zéna, considérant ses prédispositions linguistiques et ses aptitudes généreuses dans ses rapports avec autrui. Pour ce faire, Lloyd est mis en contact avec la dénommée Zéna, ressortissante russe, et sa fille métisse Dolly avec pour mission de tenter d'obtenir les informations essentielles pour faire tomber les responsables du réseau mafieux. Mais c'est sans compter sur cette terrible organisation qui va tout tenter pour récupérer les deux filles. Sur qui va pouvoir compter le comptable, totalement isolé, si ce n'est, peut être, sur l'aide bienveillante d'un héros de l'ombre répondant au nom de Makabi ?


 

Par Phibes, le 13/02/2011

Notre avis sur l'album Poupées russes


Lloyd Singer n'est pas à proprement parler une série nouvelle. En effet, parue en premier lieu dans la collection Repérages de chez Dupuis sous le titre Makabi, elle fait l'objet, en ce mois de janvier 2011, d'un lifting complet. C'est donc chez Bamboo, dans sa collection Grand Angle, qu'elle refait surface avec un intitulé différent correspondant au patronyme du personnage central.


Comme on peut le concevoir, cette nouvelle mise en avant qui remodèle l'apparence générale de la série, est destinée à donner un nouveau souffle à celle-ci qui s'était arrêtée au tome 4 (Juke-box) parue en février 2007. L'initiative est donc on ne peut plus louable pour ceux qui auraient rater sa première publication ou qui attendent de pied ferme la suite des aventures policières.


Ce premier opus est l'occasion de présenter Lloyd Singer, un personnage ambigu qui nous réserve bien des surprises quant à ses prédispositions et ses interventions. Le talentueux Luc Brunschwig (Le pouvoir des innocents, La mémoire dans les poches, Le sourire du clown…) a pris pour parti de le modeler de façon à ce que son aura soit contraire à celle du héros classique. Plutôt calme, sans réel sex-appeal, affable, d'apparence ordinaire un peu à la Woody Allen, bureaucrate attitré, ce dernier va devoir connaître les joies du terrain grâce au dossier Zéna. Ainsi, il va dévoiler peu à peu des qualités insoupçonnées voire une double personnalité dont le côté mystérieux reste à découvrir.


Au niveau structure, le scénariste mène sa barque avec brio, en enchaînant surement les péripéties et en prenant souvent à contre-pied le lecteur, ce qui en soi, est une belle performance. Son récit peut se révéler parfois touchant, sensible dans les rapports humains, parfois dur surtout quand il s'agit de pornographie et de proxénétisme.


Le dessin d'Olivier Neuray à qui on doit Nuit blanche est agréable malgré une colorisation un peu primaire. Son message graphique est éloquent et les ambiances qu'il campe, de par les expressions claires de ses personnages et les actions qu'il met en place de façon réalistes, sont suffisamment explicites pour susciter des sentiments.


Un premier épisode psychologiquement fort, gorgé de rebondissements, qui pousse indubitablement à lire la suite pour mieux comprendre la personnalité du héros.


 

Par , le

Les albums de la série LLOYD SINGER

Nos interviews liées

Un entretien avec Luc Brunschwig

Sceneario.com : Commençons par le tome 4 d’Holmes. (Tiens, au fait, on n'est pas loin de Bob Morane avec Holmes et le personnage du Colonel Moran, l’un des criminels imaginé par Conan Doyle) ! Cette série, avec Cecil au dessin, n’est pas le genre de récit habituel que nous voyons sur le personnage de Sherlock Holmes. Ce n’est pas vraiment une enquête du célèbre détective du 221 Bis, Baker Street ?
Luc Brunschwig : En effet. Lorsqu'avec Cecil nous avons commencé à réfléchir ce projet, nous nous sommes dits qu'il serait fou d'espérer nous montrer aussi fûtés que Sherlock Holmes et son créateur Conan Doyle. Sherlock doit ses incroyables capacités au fait que la société anglaise victorienne était très codifiée. Il « suffisait » donc de posséder une connaissance pléthorique des codes de cette époque pour décoder d'un regard tout un tas de choses [...]

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Luc BRUNSCHWIG

Entretien avec Luc BRUNSCHWIG pour la série URBAN (Editions Futuropolis) durant le 40° Festival International de la BANDE DESSINEE d'Angoulême. (2013).
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Urban : une vision futuriste par Luc Brunschwig

Sceneario.com : Bonjour Luc. Tu as encore une actualité chargée pour cette rentrée 2011. Outre la sortie du nouveau spin-off tiré du Pouvoir des innocents, intitulé car l’enfer est ici (fin août 2011), tu nous proposes aussi Urban (sortie le 15 septembre 2011). Urban est un projet, je crois bien, que tu as porté sur plusieurs années. Peux tu nous raconter la genèse de ce récit.
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Entretien avec Luc Brunschwig pour Lloyd Singer et Les enfants de Jessica

Sceneario.com : Bonjour Luc. Ton actualité récente est donc la sortie du tome 5 de Lloyd Singer qui n’est autre que la série Makabi paru auparavant chez Dupuis, mais aussi la ressortie des quatre premiers tomes depuis janvier 2011 chez un nouvel éditeur Bamboo. Peux tu revenir sur cette affaire qui a du dérouter plus d’un lecteur ?
Luc Brunschwig : Disons qu’il s’agit essentiellement de problèmes de coulisses, qui ne devraient pas concerner les lecteurs… mais avec tous ces changements, il semble légitime d’expliquer ce qui s’est passé. Dupuis a signé MAKABI il y a 10 ans. Dans l’intervalle, un album est sorti, puis deux… puis, la maison belge a été rachetée par Media Participations. Ce rachat a pas mal déstabilisé notre éditeur. Nous avons changé 3 fois en 6 ans de directeurs de collection. Tous ont toujours soutenu MAKABI, mais il est vrai que leurs idées sur la façon de le défendre différaient considérablement [...]

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Luc BRUNSCHWIG un auteur prolifique

Sceneario.com: Comment avez vous rencontré Vincent? Quels éléments particuliers vous ont décidé à travailler ensemble ?
Luc BRUNSCHWIG: Avec Vincent, c’est une vieille amitié… Vincent vient de la même école que Laurent Hirn (le dessinateur du Pouvoir des Innocents). Il habitait Strasbourg à l’époque où moi-même j’y habitais, nous avions quelques amis communs, on se rencontrait lors de mini-festivals organisés autour du renouveau de la BD en Alsace. J’appréciais beaucoup son travail, le côté très graphique de ses univers, son trait très personnel, même si je trouvais que tout son potentiel ne s’était pas exprimé sur sa première série le Cœur de Sang. Il y a chez lui un étrange mélange de force brute (faut avoir vu le gaillard) et de sensibilité (pour ne pas dire, de poésie), un cocktail qui fait toute la différence entre Angus Powderhill et une héroïc-fantasy que je qualifierai de plus classique. Il était vraiment l’homme de la situation.

Sceneario [...]

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