LLOYD SINGER #5 La Chanson douce

voir la série LLOYD SINGER
Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

BAMBOO

Collection :

Grand Angle

Genre :

Polar

Suspense

Thriller

Sortie :
ISBN : 9782818902592

Résumé de l'album La Chanson douce

L'agent du département des sciences du comportement, Ron de Vries, a enfin l'occasion d'arrêter le tueur en série qui, depuis quinze ans, n'a jamais laissé de piste ou d'indice. On le nomme La Chanson douce. Il défigure, viole et tue de charmantes jeunes femmes. Mais là, avec Patsy Lee Pumpkin, son mode opératoire a changé. Il ne l'a pas tué, juste défiguré. Mais la jeune femme ne parle plus et refuse de voir d'autres personnes.
L'agent La Bianca a préconisé d'utiliser Lloyd Singer pour trouver le moyen de la faire parler. Singer d'ailleurs établit un contact petit à petit. Mais une altercation au sein de l'académie du FBI va changer la donne. Singer a laissé "parler" Makabi. Ceux qui se sont moqués de lui ont eu quelques épaules brisées et autres. Singer est mis aux arrêts. De Vries lui propose de continuer tout de même à établir le contact avec la jeune femme. Lloyd accepte et peu à peu, la jeune femme se dévoile...

 

Par Berthold, le 14/02/2011

Notre avis sur l'album La Chanson douce

Enfin, le voilà !!
Le cinquième tome de la série Makabi. Pardon, de la série Lloyd Singer.

Oui, si vous êtes comme moi et que vous étiez devenus accroc à la série Makabi parue au départ chez Dupuis dans la collection Repérages, vous avez dû prendre votre mal en patience en attendant de voir sortir ce cinquième tome. Oui, c'est vrai qu'il aurait dû paraître l'an dernier, mais le destin en a voulu autrement (nous ne reviendrons pas sur les événements qui ont fait que Makabi ne soit pas sorti comme prévu). Mais Brunschwig a pu récupérer son œuvre et a pu donner avec l'éditeur Bamboo, une nouvelle jeunesse à sa série. D'ailleurs, il a pu la rebaptiser et l'intituler comme cela devait être fait dès le début : Lloyd Singer.
Pour l'occasion, Bamboo réédite les quatre premiers titres avec un format plus grand et une nouvelle maquette. Les amateurs sauront d'ailleurs apprécier les couvertures qui sont signées par Laurent Hirn, le complice de Brunschwig sur Le pouvoir des innocents et que vous retrouverez sur la suite de cette série culte : Les enfants de Jessica.

Ce tome 5 est vraiment prenant. Je l'ai dévoré, je n'ai pu le poser avant la dernière page.
Luc Brunschwig joue avec nos nerfs grâce à un suspense tenu et un habile montage. D'entrée, Lloyd Singer est en fâcheuse posture. Puis, les auteurs nous ramènent trois jours en arrière pour nous expliquer comment Singer en est arrivé à cette situation. Brunschwig nous le montre donc emprisonné puis tentant de faire parler la victime de La Chanson douce. Peu à peu, la jeune femme se livrera et cela permettra aux agents du FBI d'en apprendre un peu plus sur le tueur en série. C'est là une des forces du scénario de Brunschwig : il nous place à la place des agents du FBI et comme eux, nous tentons de comprendre et de découvrir qui pourrait être le tueur. La construction est d'ailleurs fort habile. Jusqu'au bout, jusqu'au bout, je vous dis, vous n'en saurez rien. L'autre force de cette série, c'est la famille de Singer. Comme vous le verrez, il n'y a pas qu'au travail qu'il a des soucis. Son frère Eliott a des problèmes dûs à sa jambe cassée qui remet en question ses relations avec les autres, mais les sœurs, Esther et Geri, ont aussi leur part d'ennuis. Cette partie là est fort bien décrite aussi et est tout aussi passionnante que la partie "policière" dirons-nous.

Le trait d'Olivier Neuray est toujours autant efficace. Avec un trait clair, et bien servi par les couleurs de Marie Versaevel, il arrive à donner un ton cinématographique à la série. Les personnages sont vraiment expressifs et il arrive à faire sortir les sentiments par un simple trait.

Avec ce cinquième tome qui se termine avec une scène assez forte et qui vous surprendra, il ne nous reste plus qu'à attendre juin 2011 pour avoir la suite et la fin de ce cycle.
Et Brunschwig n'en a pas fini avec Lloyd Singer puisqu'avec un nouveau dessinateur, Olivier Martin, il travaille sur le nouveau cycle.

 

Par , le

Après 5 ans de silence sur ses aventures, Lloyd Singer ressurgit dans le paysage éditorial, non sans avoir au passage changer d'éditeur et fait peau neuve. Ce cinquième épisode sonne l'heure de la confrontation directe entre notre héros et le tueur en série énigmatique surnommé "La chanson douce". Luc Brunschwig est encore une fois de plus extraordinaire dans la façon de structurer son récit. Jonglant dans des tranches de vie chronologiquement étudiées et liées peu ou prou à l'intrigue, il fait monter la tension à doses homéopathiquement distillées en vue de l'identification du fameux tueur. Ils nous entraînent dans des méandres qu'il est le seul à maîtriser, au gré de l'intervention d'une batterie de protagonistes potentiellement suspects. Comme il se doit, ce tome qui se joue des malheurs de l'agent stagiaire du FBI, se révèle une suite remarquable et éprouvante à Quantico, de par le travail sur la psychologie des personnages et l'excellence des graphiques d'Olivier Neuray. Vivement le prochain épisode (juin 2011) qui signera la fin du deuxième cycle et l'arrêt des déboires de l'ancien comptable !

Par , le

Les albums de la série LLOYD SINGER

Nos interviews liées

Un entretien avec Luc Brunschwig

Sceneario.com : Commençons par le tome 4 d’Holmes. (Tiens, au fait, on n'est pas loin de Bob Morane avec Holmes et le personnage du Colonel Moran, l’un des criminels imaginé par Conan Doyle) ! Cette série, avec Cecil au dessin, n’est pas le genre de récit habituel que nous voyons sur le personnage de Sherlock Holmes. Ce n’est pas vraiment une enquête du célèbre détective du 221 Bis, Baker Street ?
Luc Brunschwig : En effet. Lorsqu'avec Cecil nous avons commencé à réfléchir ce projet, nous nous sommes dits qu'il serait fou d'espérer nous montrer aussi fûtés que Sherlock Holmes et son créateur Conan Doyle. Sherlock doit ses incroyables capacités au fait que la société anglaise victorienne était très codifiée. Il « suffisait » donc de posséder une connaissance pléthorique des codes de cette époque pour décoder d'un regard tout un tas de choses [...]

Lire la suite ›

Luc BRUNSCHWIG

Entretien avec Luc BRUNSCHWIG pour la série URBAN (Editions Futuropolis) durant le 40° Festival International de la BANDE DESSINEE d'Angoulême. (2013).
Luc brunschwig par SCENEARIO Interviewer: Berthold et Melville
Images et son: Mat et Olivier
Montage: Aubert Une interview Off est visible à la fin du montage...Un grand moment de franche poilade. [...]

Lire la suite ›

Urban : une vision futuriste par Luc Brunschwig

Sceneario.com : Bonjour Luc. Tu as encore une actualité chargée pour cette rentrée 2011. Outre la sortie du nouveau spin-off tiré du Pouvoir des innocents, intitulé car l’enfer est ici (fin août 2011), tu nous proposes aussi Urban (sortie le 15 septembre 2011). Urban est un projet, je crois bien, que tu as porté sur plusieurs années. Peux tu nous raconter la genèse de ce récit.
Luc Brunschwig : En fait, ça remonte à loin, très loin… 1983, pour être précis, ce qui ne nous rajeunit pas. J’avais 16 ans… et j’écoutais du hard-rock comme tous les gamins de mon âge. Iron Maiden (dont un titre m’avait inspiré Angus Powderhill, un récit d’Héroïc-Fantasy), Scorpion et ACDC qui avait écrit dans la période Bon Scott (premier chanteur du groupe) un titre qui sonnait bien à l’oreille SIN CITY… ce titre m’avait fait fantasmé et je me suis mis à imaginer ce qui pouvait bien se cacher derrière lui : l’idée d’une ville vouée à tous les plaisirs, les raisons de son existence… 6 ans plus tard, SIN CITY a même été le second scénario que j’ai proposé à des éditeurs après le Pouvoir des Innocents (bon, un certain Frank Miller m’a soufflé le titre sous le nez, mais je jure que j’avais imaginé mon histoire avant lui) [...]

Lire la suite ›

Entretien avec Luc Brunschwig pour Lloyd Singer et Les enfants de Jessica

Sceneario.com : Bonjour Luc. Ton actualité récente est donc la sortie du tome 5 de Lloyd Singer qui n’est autre que la série Makabi paru auparavant chez Dupuis, mais aussi la ressortie des quatre premiers tomes depuis janvier 2011 chez un nouvel éditeur Bamboo. Peux tu revenir sur cette affaire qui a du dérouter plus d’un lecteur ?
Luc Brunschwig : Disons qu’il s’agit essentiellement de problèmes de coulisses, qui ne devraient pas concerner les lecteurs… mais avec tous ces changements, il semble légitime d’expliquer ce qui s’est passé. Dupuis a signé MAKABI il y a 10 ans. Dans l’intervalle, un album est sorti, puis deux… puis, la maison belge a été rachetée par Media Participations. Ce rachat a pas mal déstabilisé notre éditeur. Nous avons changé 3 fois en 6 ans de directeurs de collection. Tous ont toujours soutenu MAKABI, mais il est vrai que leurs idées sur la façon de le défendre différaient considérablement [...]

Lire la suite ›

Luc BRUNSCHWIG un auteur prolifique

Sceneario.com: Comment avez vous rencontré Vincent? Quels éléments particuliers vous ont décidé à travailler ensemble ?
Luc BRUNSCHWIG: Avec Vincent, c’est une vieille amitié… Vincent vient de la même école que Laurent Hirn (le dessinateur du Pouvoir des Innocents). Il habitait Strasbourg à l’époque où moi-même j’y habitais, nous avions quelques amis communs, on se rencontrait lors de mini-festivals organisés autour du renouveau de la BD en Alsace. J’appréciais beaucoup son travail, le côté très graphique de ses univers, son trait très personnel, même si je trouvais que tout son potentiel ne s’était pas exprimé sur sa première série le Cœur de Sang. Il y a chez lui un étrange mélange de force brute (faut avoir vu le gaillard) et de sensibilité (pour ne pas dire, de poésie), un cocktail qui fait toute la différence entre Angus Powderhill et une héroïc-fantasy que je qualifierai de plus classique. Il était vraiment l’homme de la situation.

Sceneario [...]

Lire la suite ›