LLOYD SINGER #2 Appleton Street

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Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

BAMBOO

Collection :

Grand Angle

Genre :

Policier

Thriller

Sortie :
ISBN : 9782818902561

Résumé de l'album Appleton Street


A la suite de la tentative d'enlèvement perpétrée par les mafieux russes, Lloyd Singer a décidé de cacher ses deux protégées Zéna et Dolly à Little Jérusalem, le quartier juif où il a grandi. Mais leur arrivée ne passe pas inaperçue et les proches du comptable du FBI ne tardent pas à s'intéresser aux nouveaux venus. Par ailleurs, Lloyd a capturé Douglas Pollus, le responsable de l'échauffourée qui les a mis en fuite et l'a enfermé dans l'un des sous-sols du quartier pour lui soustraire des aveux quant au réseau de proxénètes dans lequel il sévit. C'est ainsi que grâce à un subtil stratagème, Lloyd parvient à glaner des informations de première nécessité qu'il transfère à ses collègues du FBI et met en déroute une tentative d'infiltration des mafieux. Toutefois, la partie est loin d'être jouée car si dans la famille Singer, le passé trouble de Zéna n'est pas loin d'être découvert, du côté des malfrats, le ton monte d'un cran.


 

Par Phibes, le 14/02/2011

Notre avis sur l'album Appleton Street


La mission de mise en confiance d'un témoin pour laquelle Lloyd Singer a été sollicité se poursuit en ce deuxième opus. Toutefois, les évènements ont pris une telle tournure que le comptable du FBI s'est transformé en homme de terrain au point de stupéfier son entourage et évidemment le lecteur, lui permettant ainsi de dévoiler sa double personnalité.


Luc Brunschwig nous surprend très agréablement en se jouant de l'image de son personnage central qui n'a rien du limier que l'on rencontre habituellement dans les récits policiers. A cet égard, lui attribuant plusieurs facettes inattendues, il parvient à le rendre on ne peut plus charismatique et passionnant à suivre.


Aussi, l'épisode dont il est question vient nous plonger dans un microcosme inaccoutumé, celui d'un quartier juif (Little Jérusalem). C'est en ces lieux vivants et festifs, dans les rues desquels la personnalité de Lloyd s'est affirmée (un pan de sa jeunesse est dévoilé), où les rapports sociaux et le contact familial sont privilégiés, que Zéna et Dolly vont divulguer progressivement leur parcours difficile et leurs profondes blessures.


Par ce biais, Luc Brunschwig nous transporte habilement par cette évocation légère du contact humain transcendée par les agissements bienfaiteurs de Lloyd mais nous ramène cruellement à la dure réalité de son intrigue qui touche à la mainmise d'un homme sans scrupule sur une femme sans réelle défense. Le fil conducteur de son intrigue est sombre, sans appel, engluée dans une manipulation sordide auréolée de traîtrise et donne encore plus de poids aux interventions du super héros masqué Makabi.


Le travail d'Olivier Neuray a beaucoup de charme. D'un trait habile, direct et sans trop de sophistication, il donne généreusement vie aux aventures de Lloyd. S'attachant à reproduire de nombreux détails, surtout dans les décors, ce dessinateur prouve son habileté à œuvrer dans un contexte réaliste.


Une suite aux Poupées Russes à la fois sensible et cruelle qui vaut pour son intelligence scénaristique et sa qualité graphique.


 

Par , le

Les albums de la série LLOYD SINGER

Nos interviews liées

Un entretien avec Luc Brunschwig

Sceneario.com : Commençons par le tome 4 d’Holmes. (Tiens, au fait, on n'est pas loin de Bob Morane avec Holmes et le personnage du Colonel Moran, l’un des criminels imaginé par Conan Doyle) ! Cette série, avec Cecil au dessin, n’est pas le genre de récit habituel que nous voyons sur le personnage de Sherlock Holmes. Ce n’est pas vraiment une enquête du célèbre détective du 221 Bis, Baker Street ?
Luc Brunschwig : En effet. Lorsqu'avec Cecil nous avons commencé à réfléchir ce projet, nous nous sommes dits qu'il serait fou d'espérer nous montrer aussi fûtés que Sherlock Holmes et son créateur Conan Doyle. Sherlock doit ses incroyables capacités au fait que la société anglaise victorienne était très codifiée. Il « suffisait » donc de posséder une connaissance pléthorique des codes de cette époque pour décoder d'un regard tout un tas de choses [...]

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Luc BRUNSCHWIG

Entretien avec Luc BRUNSCHWIG pour la série URBAN (Editions Futuropolis) durant le 40° Festival International de la BANDE DESSINEE d'Angoulême. (2013).
Luc brunschwig par SCENEARIO Interviewer: Berthold et Melville
Images et son: Mat et Olivier
Montage: Aubert Une interview Off est visible à la fin du montage...Un grand moment de franche poilade. [...]

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Urban : une vision futuriste par Luc Brunschwig

Sceneario.com : Bonjour Luc. Tu as encore une actualité chargée pour cette rentrée 2011. Outre la sortie du nouveau spin-off tiré du Pouvoir des innocents, intitulé car l’enfer est ici (fin août 2011), tu nous proposes aussi Urban (sortie le 15 septembre 2011). Urban est un projet, je crois bien, que tu as porté sur plusieurs années. Peux tu nous raconter la genèse de ce récit.
Luc Brunschwig : En fait, ça remonte à loin, très loin… 1983, pour être précis, ce qui ne nous rajeunit pas. J’avais 16 ans… et j’écoutais du hard-rock comme tous les gamins de mon âge. Iron Maiden (dont un titre m’avait inspiré Angus Powderhill, un récit d’Héroïc-Fantasy), Scorpion et ACDC qui avait écrit dans la période Bon Scott (premier chanteur du groupe) un titre qui sonnait bien à l’oreille SIN CITY… ce titre m’avait fait fantasmé et je me suis mis à imaginer ce qui pouvait bien se cacher derrière lui : l’idée d’une ville vouée à tous les plaisirs, les raisons de son existence… 6 ans plus tard, SIN CITY a même été le second scénario que j’ai proposé à des éditeurs après le Pouvoir des Innocents (bon, un certain Frank Miller m’a soufflé le titre sous le nez, mais je jure que j’avais imaginé mon histoire avant lui) [...]

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Entretien avec Luc Brunschwig pour Lloyd Singer et Les enfants de Jessica

Sceneario.com : Bonjour Luc. Ton actualité récente est donc la sortie du tome 5 de Lloyd Singer qui n’est autre que la série Makabi paru auparavant chez Dupuis, mais aussi la ressortie des quatre premiers tomes depuis janvier 2011 chez un nouvel éditeur Bamboo. Peux tu revenir sur cette affaire qui a du dérouter plus d’un lecteur ?
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Luc BRUNSCHWIG un auteur prolifique

Sceneario.com: Comment avez vous rencontré Vincent? Quels éléments particuliers vous ont décidé à travailler ensemble ?
Luc BRUNSCHWIG: Avec Vincent, c’est une vieille amitié… Vincent vient de la même école que Laurent Hirn (le dessinateur du Pouvoir des Innocents). Il habitait Strasbourg à l’époque où moi-même j’y habitais, nous avions quelques amis communs, on se rencontrait lors de mini-festivals organisés autour du renouveau de la BD en Alsace. J’appréciais beaucoup son travail, le côté très graphique de ses univers, son trait très personnel, même si je trouvais que tout son potentiel ne s’était pas exprimé sur sa première série le Cœur de Sang. Il y a chez lui un étrange mélange de force brute (faut avoir vu le gaillard) et de sensibilité (pour ne pas dire, de poésie), un cocktail qui fait toute la différence entre Angus Powderhill et une héroïc-fantasy que je qualifierai de plus classique. Il était vraiment l’homme de la situation.

Sceneario [...]

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