LES VOLEURS DE CARTHAGE #1 Le Serment de Tophet

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Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

DARGAUD

Genre :

Aventure

Historique

Humour

Sortie :
ISBN : 9782205070149

Résumé de l'album Le Serment de Tophet

Horodanus le gaulois et son acolyte Berkam le numide errent aux alentours de Carthage. Aidés par le hasard, ils capturent une jeune fille. Pas très malins, ils vont se laisser embarquer par la belle Tara dans une aventure de bracagage dantesque. Mais pas sûr que les deux zozos soient à la hauteur de leur ambition...  

Par Melville, le 06/04/2013

Notre avis sur l'album Le Serment de Tophet

Quel plaisir que ce premier volet de la série Les Voleurs de Carthage prévu en deux tomes. Un peu à l’instar de la minisérie « Kaamelott » d’Alexandre Astier, Appollo construit un récit reposant essentiellement sur des dialogues frôlant avec finesse l’absurde ou le grotesque et parlés par des personnages écervelés mais terriblement attachants. Sur la toile de fond d’un péplum carthaginois période Troisième Guerre Punique, Appollo s’amuse à mélanger les époques en intégrant une intrigue aux accents mafieux façon film noir des années 70-80 (incarné ici par « la famille ») et un vocabulaire contemporain. L’humour – voir même un sens certain du jeu – sont au cœur des dialogues vifs et profondément drôles. Tout en faisant appel à des classiques de l’écriture humoristique (comme avec la figure du running-gag), Appollo parvient à insuffler ce « petit plus » qui fait bien souvent toute la différence. « Petit plus » qui réside en grande partie dans le fait que les auteurs ne se sont pas contentés de faire reposer leur récit uniquement sur la parole : Le Serment du Tophet est également un vrai plaisir de mise en scène. Découpage et surtout montage alternatif, sens de la valeur des cadres, donnent au récit un souffle, une puissance de narration qui ne peut qu’emporter le lecteur. Vocabulaire volontairement emprunté au cinéma dont l’esprit baigne entièrement l’album jusque dans le travail (toujours très sûr) d’Isabelle Merlet à la couleur. Le duo Tanquerelle/Merlet offre à l’histoire un corps où s’incarner grâce à un très beau travail sur la matière.

Comme au cinéma, en bande dessinée la comédie souffre trop souvent d’une certaine négligence de l’image. Quand un album sort du lot, il serait alors dommage de bouder son plaisir. On attend désormais la suite et fin avec impatience. Un must à posséder d’urgence !

Par , le

Les albums de la série LES VOLEURS DE CARTHAGE

Nos interviews liées

Appollo et Stéphane Oiry pour UNE VIE SANS BARJOT

Sceneario.com : Pouvez-vous nous expliquer le concept de la trilogie dont font partie Une Vie sans Barjot et Pauline et les loups-garous ?
Appollo : Au départ, c'est-à-dire quand on a commencé Pauline, ce n’était pas une trilogie dans mon esprit. Puis au fil de l’album, en discutant avec Stéphane, nous nous sommes dit qu’il y avait quelque chose à faire de plus ample autour de l’adolescence. Pauline était une histoire sombre, un peu désenchantée, voire désespérée, et rapidement je me suis dit qu’un deuxième album pourrait aborder les thèmes de l’adolescence sur un ton plus léger, plus drôle, parce qu’il me semblait que l’adolescence c’était ça aussi. Une Vie sans Barjot finit bien parce que Pauline finissait mal, d’une certaine manière. Le troisième tome, dont je n’ai pas encore le titre mais dont le nom de code est La Lauréate – en hommage à The Graduate, l’excellent film de Mike Nichols avec Dustin Hoffman – s’attachera à une période un tout petit plus en aval, puisqu’il s’agira de raconter le retour d’une jeune fille d’une vingtaine d’années chez son père au moment des vacances universitaires [...]

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Interview de Hervé Tanquerelle

Sceneario : Peux-tu nous raconter ton parcours et celui de ton scénariste, qui est aussi ton beau-père ? Comment êtes-vous venu à la BD ?

Hervé Tanquerelle : Pour moi cela s'est mis en place dès l'enfance, il y a toujours eu des Bandes Dessinées chez moi. Le dessin était très présent dans ma famille et ma mère avaient eu des envies artistiques inassouvies que j'ai finalement peut-être concrétisées. Après avoir étudié 3 ans à l'école d'arts graphiques Emile Cohl de Lyon, je suis ensuite revenu sur mes terres d'origine à Nantes.
Pour Yann c'est tout nouveau. Il s'est découvert une sensibilité artistique sur le tard mais a toujours été un créatif à sa façon. Et il a toujours été lecteur de BD.


Sceneario : Quelles ont été vos motivations ? Elles ont sans doute été différentes pour chacun de vous ?

Hervé Tanquerelle : 
Il y a d'abord une volonté commune de raconter une histoire vraie, celle d'une poignée de gens qui ont refusé la société qu'on leur destinait et ont fondé une communauté pour vivre en autosuffisance et en autogestion [...]

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