PRINCESSES EGYPTIENNES (LES)
Première partie

Kiki-Néfer et Titi-Néfer, demi-sœurs filles du pharaon Ramsès III, vont un beau matin porter crédit aux dires d’un horoscope sans se douter que celui-ci a été écrit par des conspirateurs souhaitant voler le trône au profit d’un successeur de leur choix. Parce qu’elles sont les filles du souverain et parce qu’elles sont habituées à inspirer le respect à tous, parce que les prévisions annoncées n’étaient pas bonne pour l’une d’entre elles, aussi, c’est confiantes qu’elles vont se laisser entraîner vers la capitale voisine, Ouaseth, où elles étaient censées aller consulter un grand astrologue pour confirmer l’horoscope.

Mais très vite, une attaque de leur royal convoi par des Mashouash au beau milieu d’une zone désertique qu’il leur fallait traverser et les pourparlers qui s’en suivront entre leurs attaquants et certains de leurs accompagnateurs – et notamment Ka-Bouboui – leur feront comprendre qu’elles sont les victimes d’un guet-apens. Sur un char, elles parviendront à prendre la fuite et trouveront refuge dans la cité qu’on appelle la ville maudite. C’est dans les angoissants décors en ruine de cette cité abandonnée qu’elles vont faire la connaissance du vieil Amenhotep Hapou, revenu d’entre les morts pour percer le mystère de la sépulture du Pharaon maudit…
 

Par sylvestre, le 1 juillet 2010

2 avis sur PRINCESSES EGYPTIENNES (LES) #1 – Première partie

C’est l’Egypte du pharaon Ramsès III, sur le déclin, qui a inspiré Igor Baranko pour ces Princesses égyptiennes. Riche de sa civilisation, cette antique puissance est logiquement et régulièrement le décor d’aventures en tous genres dans les media de loisirs et les égyptophiles que sont les Européens francophones n’ont jamais cessé de maintenir l’intérêt culturel qu’ils portent depuis les campagnes napoléoniennes à ce grand empire du passé. Les récents grands succès du romancier Christian Jacq ne seront pas là pour me faire mentir, et c’est justement à lui qu’a été proposée la rédaction de la préface de cet album ; préface de laquelle on retiendra notamment ses observations sur certaines libertés qu’a prises le scénariste et dessinateur ukrainien Igor Baranko pour s’approprier l’histoire qu’il nous livre ici.

C’est sur environ 130 planches et en noir et blanc qu’existe cette première partie ; généreuse pagination permettant au lecteur de bien rentrer dans l’intrigue !
Cependant, la lecture n’est pas forcément des plus faciles. Ceci est en partie dû à la complexité du contexte politique et des rivalités à quoi viennent en plus s’ajouter assez rapidement des notions de magie… L’Afrique ramesside pousse en effet l’auteur vers des fantaisies scénaristiques aidées par l’utilisation de cette magnifique civilisation égyptienne regorgeant d’éléments permettant des passerelles vers le fantastico-mythologique. Il faut le savoir, avant de se lancer dans Les princesses égyptiennes, c’est tout… Histoire de ne pas être éventuellement déçu par la tournure que prennent rapidement les choses.

Le dessin fourmille de détails. Dans les architectures, dans les vêtements, dans les objets… L’encrage est donc très important, parfois tout en finesses et parfois en grosses zones noires. Pas de doute, de nombreuses heures de travail ont été nécessaires ! Bravo ! Mais il peut aussi donner par contre une sensation d’oppression qui, couplée à la difficulté qu’on peut ressentir à s’investir dans l’histoire, renforce cette difficulté. Un peu dans le genre de ce qu’on avait pu éprouver avec Une nuit chez Kipling, de Jean-Louis Le Hir, par exemple… Une touche de couleur aurait sans doute aéré.

Mais l’ambition de la grande fresque historique est bien là, et aux côtés des personnages que l’auteur a croqués avec un doux visage ou des traits hideux selon le rôle qu’il leur fait endosser ou selon la fausse route qu’il veut nous faire prendre, partez dans les labyrinthes du pouvoir pharaonique et dans les dissensions qu’il génère : le destin de Kiki-Néfer et de Titi-Néfer ne fait plus qu’un avec celui de l’Egypte ; et en BD, vous êtes les témoins de leurs aventures…
 

Par Sylvestre, le 1 juillet 2010

Avec Les Princesse Egyptiennes, Igor Baranko, renoue avec la grande tradition des péplums. Sur fond de grande fresque historique précise et documentée, l’auteur s’embarque – et nous, lecteurs, par la même occasion – dans un récit teinté de mysticisme, de magie et des croyances de l’Egytpte des pharaons. Et c’est non sans malice qu’il s’amuse à nous perdre dans les dédales de son histoire aux multiples rebondissements. Le scénario est très bien écrit, fluide et dynamique. Corruption, trahison, passion et ésotérisme sont assurément les maîtres mots de ce roman graphique véritablement porté par le dessin d’Igor Baranko. Tout en noir et blanc, son trait incisif chargé des vents brulants du désert scrute les âmes humaines avec une oppressante justesse ! A chaque planche les décors sont détaillés avec une minutie impressionnante et mis en valeur par un encrage fin et précis : du très beau travail ! Un vrai plaisir pour qui aime le dessin.

Epique et terrible, Les Princesses Egyptiennes de l’auteur ukrainien Igor Baranko est un récit atypique et un vrai coup de cœur à découvrir aux Humanoïdes Associés.

Superbe !

Par melville, le 22 juillet 2010

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