LES OUBLIÉS D'ANNAM #2 Tome 2

voir la série LES OUBLIÉS D'ANNAM
Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

DUPUIS

Collection :

Aire Libre

Genre :

Drame

Guerre

Historique

Sortie :
ISBN : 2800118342

Résumé de l'album Tome 2


Lancé à la recherche d'Henri Joubert, soldat disparu durant la guerre d'Indochine, le reporter Nicolas Valone a décidé, contre l'avis de son journal et malgré les menaces dont il a été la cible, de partir pour Saigon, afin d'y trouver Kim-Chi, la fille de celui-ci et y glaner d'avantage de renseignements. A son contact, il y apprend les raisons de la trahison de Joubert et son ascension au sein de la résistance vietminh. Mais les manoeuvres d'intimidations persistent tendant à prouver que quelqu'un, dans, l'ombre ne veut pas que le journaliste progresse dans son enquête.
 

Par Phibes, le NC

Notre avis sur l'album Tome 2


Frank Giroud poursuit, par le biais de son thriller, l'évocation de ses soldats blancs (français) d'Hô Chi Minh, méconnus du grand public, qui à l'issue d'un premier conflit (seconde guerre mondiale) se sont engagés par idéologie dans un autre combat pour enfin, faire cause commune avec leur nouveau adversaire. Ces ralliés, car tel est leur nom, trouvent en cet épisode un représentant en la personne de Henri Joubert que le journaliste Nicolas Valone tente, par tous les moyens, de retrouver sa trace.

La recherche d'authenticité est de mise en cet épisode qui nous emmène tout droit au coeur du Vietminh. Frank Giroud s'est donné pour mission de faire connaître à son lectorat les raisons d'un tel ralliement. L'intrigue y est toujours aussi forte, auréolée d'un mystère qui tend à s'éclaircir au fur et à mesure que les investigations de Valone avancent. De nouveaux personnages viennent croiser l'enquêteur et permettent de découvrir le parcours énigmatique du disparu.

Cet épisode renferme des moments forts, emplis de sentiments les plus divers (espoir, ténacité, colère, douleur, résignation...). Valone voit en celui-ci la fin de sa longue quête douloureuse dans un dénouement en lequel l'émotion a sa place. La menace est toujours bien pesante et se découvre à plusieurs étapes du récit. Aussi, le scénariste a gagné son pari en parvenant à mêler habilement Histoire et fiction dans une apothéose qui laisse un arrière-goût d'amertume.

L'univers pictural de Lax est formidablement explicite grâce à son style qui se veut réaliste. On ne se lasse pas d'admirer les multiples détails qui composent chaque planche. Les personnages sont largement convaincants par les expressions qu'ils arborent et leur beauté naturelle. Pareillement, on reste frappés par la colorisation utilisée, non agressive, presque pastel qui englobe protagonistes et décors dans une ambiance authentique.

Ce second tome clôture superbement l'aventure journalistique qui en fait, même aujourd'hui, un must en matière de récit historique. A ce titre, il est peut-être bon de rappeler que ce dernier a obtenu la Bulle d'Or du meilleur scénario 1990, le prix de la Presse au Festival de Sierre, et le titre d'"indispensabilissime" décerné par le jury d'Angoulême aux dix meilleures BD de l'année. Bravo !
 

Par , le

Les albums de la série LES OUBLIÉS D'ANNAM

Nos interviews liées

Entretien avec Christian Lax

Interview réalisée par Melville et Placido à Angoulême à l’occasion du 39ème Festival International de la bande dessinée (janvier 2012).


Sceneario.com : Pain d’alouette est la suite de L’Aigle sans orteils sans toutefois réellement l’être. Comment est né votre projet ?
Christian Lax : Quand j’ai fais L’Aigle sans orteils je ne l’avais pas conçu comme pouvant avoir une suite mais vraiment comme un one shot, pour preuve la disparition d’Amédée. Mais il y a eu deux principales raisons pour lesquelles j’ai rebondis. La première est tout bêtement mercantile, comme L’Aigle… avait bien marché je me suis dit qu’il y avait peut-être un sillon à creuser. La seconde est que j’aime le vélo (c’est un sport que je pratique) et j’avais envie de revenir dans cet univers du cyclisme et de cette époque de l’entre-deux guerres, donc pourquoi pas raccrocher cette histoire à L’Aigle… de manière à avoir une « œuvre » qui se tienne un peu [...]

Lire la suite ›

Frank Giroud pour Quintett tome 5

  Sceneario.com: Nous arrivons déjà à la fin de Quintett, quel effet ça fait de cloturer cette excellente série ?

Frank Giroud: Je suis à la fois soulagé d’avoir mené un tel navire à bon port… et nostalgique d’en quitter le pont.
 
Sceneario.com: De Vita vous a proposé Giancarlo Alessandrini lorsqu'il s'est agi de lui trouver un remplaçant. Avez-vous fait confiance au choix de Giulio De Vita ou bien Giancarlo Alessandrini a-t-il dû "passer des tests" ?

Frank Giroud: J’avais pleine confiance dans les goûts de Giulio et j’ai bien aimé les extraits des divers travaux envoyés par Giancarlo. Mais je ne pouvais pas l’accueillir à bord sans m’être assuré qu’il serait vraiment l’homme de CETTE situation [...]

Lire la suite ›