LES MONTEFIORE #2 Contrefaçon

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Dessinateur :


Scénaristes :



Coloriste :


Éditions :

GLENAT

Genre :

Thriller

Sortie :
ISBN : 9782723494960

Résumé de l'album Contrefaçon

A la suite de la disparition de son père, Narciso Montefiore a repris le flambeau de la maison de haute couture familiale et ce au détriment de sa belle-mère qui a décidé de partir pour œuvrer sous l'aile protectrice de son concurrent direct le couturier de luxe Lanciano. Alors que depuis la dernière fashion week, les ventes de ce dernier s'envolent, les comptes de la société Montefiore sont au plus bas. Aussi une réplique est nécessaire, réplique que ne peut plus assurer Clémente, le bras droit vieillissant de Narciso. Alors que ce dernier se prépare à trouver un remplaçant qui a plus de gnaque, un nouveau scandale vient frapper la maison Montefiore. En effet, de faux vêtements à l'effigie de celle-ci et produit en Chine à bas coût viennent inonder le marché mondial semant, comme il se doit, un discrédit énorme sur la luxueuse marque. Comment Narciso va pouvoir contrecarrer cette nouvelle crise si tant est qu'il puisse faire quelque chose ? Est-ce que la nouvelle collection du jeune créateur de talent Young Lee suffirait à empêcher de la faire sombrer dans la banqueroute ? Surtout que de son côté, Askana, le mannequin vedette de la firme, semble ne pas prendre très au sérieux la place de rêve qu'elle est en train d'atteindre et se livrerait de fait à des agissements pour le moins contestables. De même, l'irascible Francesca est on ne peut plus déterminée à faire tomber son beau-fils et nombreuses sont les cartes qu'elle a encore dans les mains pour parvenir à ses fins !

Par Phibes, le 28/05/2014

Notre avis sur l'album Contrefaçon

Le sort semble s'acharner sur le pauvre Narciso et l'on peut se demander comment ce dernier pourrait se sortir d'une telle plongée aux enfers. Avec ce deuxième épisode, Christophe Bec et Stéphane Betbeder reviennent pour nous donner la suite et la fin de ce combat que se livrent souterrainement deux sociétés de haute couture.

A n'en pas douter, les coups les plus bas volent en cet opus, et le sémillant Narciso a beaucoup à faire pour tenter, en bon capitaine, de redresser la barre de sa société. En effet, venant de tout côté (du concurrent direct Lancino/Francesca pour la majorité, mais aussi de la belle Oskana en pleine déroute morale), les attaques directes ou indirectes annoncent inéluctablement la fragilisation imparable de la maison Montefiore. Toutefois, face à ces épreuves, Christophe Bec et Stéphane Betbeder ont décidé de donner le potentiel suffisant à leur personnage clé pour se retourner et entrevoir éventuellement une porte de sortie. Pour bien l'appuyer dans ses démarches, ce dernier se voit accompagné par des seconds rôles pour le moins efficients (Christie, Youg Lee, Clémente et la journaliste Sara) et nombreuses sont les négociations et investigations à mener.

A cet égard, les coscénaristes gèrent très convenablement leur équipée contemporaine au sein d'un domaine qui allie le luxe, la beauté extrême et le pouvoir, dans des manipulations insidieuses et perpétuelles qui se veulent convaincantes. Celles-ci s'enchaînent dans nombre de rebondissements avec force sans pour autant faire germer une certaine fatalité (que l'on pourrait ressentir chez Clémente), ce qui, en soi, est un grand plus pour le récit. Face à ces coups du destin, les réponses qui nous sont servies sont pour le moins crédibles et apportent une ferveur captivante.

La prestation de Pasquale del Vecchio reste de qualité. Le dessin qu'il produit dans ce tome est conforme à ce style qu'on lui reconnaît, très réaliste, riche en détail et plutôt conventionnel. Grâce à son coup de crayon assuré, il sait mettre en évidence la féminité et donner à ses personnages un certain charisme. A noter que la mise en couleur de Jean-Jacques Chagnaud reste elle-aussi bien efficace et donne un relief à l'ensemble pictural appréciable.

Une fin d'histoire dans le milieu de la mode rondement menée par un quartet d'auteurs bien investis.

Par , le

Les albums de la série LES MONTEFIORE

Nos interviews liées

Christophe BEC réalisateur du court Métrage FRENCHBOY

Sceneario.com : Christophe, d'où vous est venue cette envie de vous lancer dans le cinéma ?
Christophe BEC: Ce n’était pas prémédité. Fabrice Lambot de Metaluna Productions m’a contacté il y a quelques temps, me demandant si j’avais envie d’écrire et réaliser mon propre long-métrage. Nous travaillons auparavant sur un projet de court-métrage Fantastique assez ambitieux « Les Tourbières Noires », pas encore financé, et avant toute chose j’avais besoin de me tester, savoir si cela me plaisait et si j’étais capable de tenir un plateau de Cinéma, d’où ce projet « Frenchboy » autoproduit.
Sceneario.com : Pour autant vous n'allez pas abandonner votre planche à dessin ou l'écriture de scenario pour la Bande Dessinée ?
Christophe BEC: Non, bien-sûr que non [...]

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Interview de Christophe BEC, dessinateur de Doppelgänger

Sceneario.com : Christophe, voici le 2° tome de Doppelgänger. C’est Eric Corbeyran qui en est le scénariste, d’après une idée originale de vous-même, pourquoi avoir fait travailler un autre scénariste et ne pas vous être gardé « l’exclusivité » de cette histoire?
Christophe BEC : Parce que je déteste la routine. J’ai démarré ma carrière en temps que dessinateur, ensuite je me suis plutôt orienté vers le scénario, puis auteur complet avec « Prométhée », alors pourquoi pas revenir aux origines et travailler sur le scénario d’un autre !… Et puis c’était une façon de refermer une boucle, Corbeyran était le premier scénariste avec qui j’avais travaillé, nous n’avions fait qu’un album à l’époque, j’avais un sentiment d’inachevé [...]

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Diamonds, le Casse 1.

Sceneario.com : Diamond est le tome 1 d’une nouvelle collection, Le Casse, dirigée par David Chauvel. Comment t’es tu retrouvé sur ce projet ?
Christophe Bec : C’est David Chauvel qui m’a fait la proposition, je ne sais pas exactement pourquoi il a pensé à moi, il faudrait le lui demander, mais j’imagine que ce doit être parce qu’il ne me trouve pas trop mauvais scénariste… Pour ma part, j’ai été flatté de cette proposition, même si je n’ai pas dit oui tout de suite. Les « casses de banque » ne faisaient pas vraiment partie de ma culture littéraire ou cinématographique, je lui ai demandé un délai de réflexion, voir si je pouvais trouver une idée suffisamment forte et qui s’inscrive bien dans le concept de la collection. Sceneario.com : Il s’agit donc d’un travail de commande ? Ou alors avais tu un scénario qui s’est trouvé correspondre à cette collection ?
Christophe Bec : Ah non, je ne lui ai pas refourgué du réchauffé [...]

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Christophe BEC grosse actu en 2008, mais très grosse actu en 2009...

Sceneario.com : Cette année 2008 a été un peu chargée du coté de ton actu. Ton arrivée chez Soleil, la collection Hanté qui a été lancé, tes sorties avec Bunker tome 2 (Dupuis), Deus tome 1, Pandemonium tome 2, puis de Prométhée tome 1 et de la suite du temps des Loups (le tout chez Soleil). Comment gères tu la collection Hanté avec ton travail de scénariste et aussi de dessinateur, puisque tu es revenu au dessin sur Prométhée ?   Christophe BEC : Chargée ? pas tant que cela, si l’on regarde bien, je travaille en tant que co-scénariste avec Stéphane Betbeder sur deux séries : Bunker et Deus, ce qui allège ma part de travail au moins de moitié, ensuite j’ai réalisé 4 albums en tant que scénariste : Pandémonium et Le Temps des Loups tomes 2, Fontainebleau, un one-shot pour la collection Hanté, mais également Sarah tome 1 que tu as oublié, une série très importante pour moi puisque j’y retrouve mon compère Stefano Raffaele et qui a été remarquablement accueillie par les lecteurs, avec un succès assez inattendu, 15 000 exemplaires vendus du tome 1 [...]

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Christophe Bec pour Sarah tome 1 chez Dupuis

Sceneario.com: Comment as tu eu cette idée de scénario?
Christophe BEC:
Alors c’est assez spécial, c’est en voyant une photographie dans un magazine - Paris Match, je crois - où l’on voyait une photo terrible d’un adolescent chinois attaché par une chaîne dans une cave depuis des années, il avait fait sa croissance autour des chaînes qui l’entravaient. Visiblement, il était fou et dangereux, et c’est le seul moyen qu’avaient trouvé ses parents pour éviter ses crises de démences, qu’il s’en prenne à des gens. Sur les parois de la cave, il avait écrit partout le mot « Liberté ».
Lors d’une déjeuner avec mon confrère et ami Stéphane Betbeder, je lui ai parlé de cette photographie qui m’avait profondément marqué. On s’était dit à ce moment-là que ça pourrait être une chouette idée de départ pour un film ou une BD d’horreur [...]

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Sanctuaire Remined tome 1

Sceneario.com : Qu’est-ce qui vous a décidé à proposer une adaptation manga de votre série ?
Xavier Dorison : L’une des raisons de ce choix est liée au fait que, lorsque l’on travaille sur une BD franco-belge, on a une place limitée. Il y a une forme d’essentiel, de radicalisme. Le manga permet de développer les univers et les personnages. On savait que Sanctuaire offrait des pistes à emprunter et nous avions le choix des auteurs. Cela est donc apparu comme une bonne idée. En outre, cela permettait d’accompagner le développement de Shôgun mag. Sceneario.com : Aviez-vous des contraintes pour la reprise du scénario ?
Stéphane Betbeder : On avait toute latitude. On ne souhaitait pas faire une simple adaptation mais une réelle interprétation. L’objectif était de s’approprier l’univers de Sanctuaire [...]

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Interview de BEC à l'occasion de la sortie de BUNKER...

SCENEARIO : Bonjour Christophe Bec. Tu as une actualité chargée en cette année 2006, et plus particulièrement en ce mois de Septembre. Commençons par parler de ta nouvelle série BUNKER qui paraît le 4 octobre chez Dupuis. Peux tu nous conter la genèse de ce récit?
BEC :
Bunker est un projet que j’ai en chantier depuis pas mal de temps, je crois que la première version a été écrite en 2003. Au départ, c’était juste un concept assez simple : une haute montagne, une frontière, des hélicoptères, un bunker et un dieu invisible et destructeur. Stéphane Betbeder m’a aidé à développer l’univers, à l’enrichir et à essayer de bâtir une histoire dense, ambitieuse et solide à partir de ce point de départ basique.
Puis on est allé faire des repérages sur la Ligne Maginot, pour s’immerger dans l’atmosphère des bunkers et ressentir les choses : l’humidité, l’enfermement, les odeurs de métal [...]

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