MAÎTRES INQUISITEURS (LES)
A la lumière du chaos

L’Ordre des Maîtres Inquisiteurs est menacé. Huit de ses membres ont déjà été éliminés, d’autres ont échappé à une tentative d’assassinat perpétrés par des Maîtres Assassins. Le Maître Inquisiteur Nikolaï a réuni ses pairs, Obeyron, Sasmaël, Mihaël et Aronn accompagnés de leurs elfes, dans la cité d’Ares pour faire le point sur les derniers évènements qu’ils ont vécu séparément et qui confirment le fait qu’un groupe de personnes cherche insidieusement à replonger le Monde d’Oscitan dans le chaos. Il ne fait aucun doute que l’objectif de ce dernier est qu’en instaurant le désordre, il souhaite faire renaître la magie qui est lié à ce bouleversement et qui lui confèrera tout pouvoir. D’ailleurs, pour provoquer la guerre, l’ambition de ce groupuscule ne serait-elle pas d’attenter à la vie de l’empereur Aquilon et de sa sœur l’impératrice Assinya ? Qui se trouve donc à l’origine de cette menace ? Serait-ce un proche, un mage, peut-être ? Les cinq Maîtres-Inquisiteurs vont devoir faire diligence et même user de leurs pouvoirs fortifiés pour empêcher que le chaos ne s’installe.

Par phibes, le 2 février 2017

Publicité

Notre avis sur MAÎTRES INQUISITEURS (LES) #6 – A la lumière du chaos

Ce sixième épisode a l’avantage de réunir les cinq maîtres-Inquisiteurs que sont Obeyron, Sasmaël, Nikolaï, Mihaël et Aronn que l’on a pu suivre séparément dans les tomes précédents et qui, aux travers de leurs pérégrinations séparées, nous ont préparés à l’avènement d’une menace planétaire.

Initiateur de cette série-concept, Jean-Luc Istin revient pour la deuxième fois (après le tome 3) sur le devant de la scène et nous entraîne enfin vers la finalité de son équipée. Force est de constater que ce scénariste émérite, grand fervent de récit fantasy, a décidé de donner à cette dernière partie un contexte pour le moins étoffé, en commençant par nous expliciter sur plusieurs pages, les grands bouleversements du Monde d’Oscitan qui ont conduit à la création de l’ordre des Maîtres-Inquisiteurs. L’on constatera que l’artiste a bien travaillé son univers, lui donnant donc une base solide et un dénouement qui n’en est pas moins.

La réunion des cinq personnages principaux, y compris leurs compagnons elfiques, est l’occasion de recentrer le débat sur cette menace qui a pris pour cible la cité d’Ares qui est le siège des Maîtres Inquisiteurs. Dans un climat de suspicion bien entretenu, Jean-Luc Istin attise son intrigue de telle manière qu’au travers des nombreuses tergiversations de ses justiciers, la vérité parvient bientôt à éclater. Evidemment, celle-ci amène son lot de rebondissements confortés par une grosse dose d’actions et également, la guerre aidant, de magie pure (beaucoup plus forte que dans les opus antérieurs). Aussi, le récit prend des proportions incroyablement démesurées jusqu’à atteindre, sous le couvert d’une narration romancée très efficace, des sommets extraordinaires.

De son côté, Stefano Martino assume complètement sa place de dessinateur dans cette saga. Ce dernier ne plaint pas sa tâche au travers des 70 planches de ce récit. Respectant avec succès le travail précédent de ses pairs, il livre une prestation énergique très convaincante qui se joue des accents mêlés de thriller médiéval et de fantastique. La représentation du monde d’Oscitan est superbe, les décors témoignant d’une belle recherche détaillée. Si ses personnages trahissent une certaine puissance caractérisée, les combats auréolés de magie, de superpouvoirs qu’ils génèrent atteignent, en se rapprochant du final et sans le trahir, des proportions titanesques que ne dédaignerait pas le duo Ange (en rapport à sa série féminine phare).

Une excellente fin, riche en magie et en actions, qui lève le voile sur la fameuse menace grevant l’Ordre des Maître-Inquisiteur. Une saga, de grande qualité générale, qu’il convient d’avoir dans sa bibliothèque.

Par Phibes, le 2 février 2017

Publicité