LES GENS HONNETES #1 Première partie

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Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

DUPUIS

Collection :

Aire Libre

Genre :

Chronique sociale

Vie Quotidienne

Sortie :
ISBN : 2800138653

Résumé de l'album Première partie

Alors que Philippe fête ses 53 ans, le téléphone sonne soudain. C’est son patron. Il lui annonce qu’il est licencié. Pour notre homme, c’est la douche froide. Il a donné 27 ans de son temps à sa boîte, Philippe. Bon, tout n’est pas perdu car, après tout, il avait un bon salaire. Au revoir le boulot, bonjour le repos !
Seulement, voilà, l’entreprise a délocalisé et il n’en reste pas de trace en France. Adieu les indemnités, galère le plan chômage. Ah, Philippe, il ne pensait pas sombrer si vite. Il y a bien ses enfants et son ami médecin, Fabrice, pour tenter de le remettre sur les rails. Le tout, c’est de trouver la volonté et le cœur qui vous donne l’envie d’avancer.

Par Legoffe, le NC

Notre avis sur l'album Première partie

Voilà une petite révolution. Un album de Gibrat sans dessins de Gibrat, nous n’étions pas habitués ! Pour la première fois, ce grand auteur de la BD signe le scénario mais confie les planches à un autre dessinateur, Christian Durieux.

Certains éprouveront peut-être une pointe de déception en apprenant qu’ils n’auront pas le plaisir d’admirer les graphismes si splendides que sait nous offrir Jean-Pierre Gibrat. Néanmoins, force est de constater qu’il a choisi pour cette aventure un partenaire de choix. Le trait de Durieux est parfait pour illustrer cette chronique sociale aux parfums de banlieue. Ses dessins sont aussi vivants et généreux que les personnages qu’il dépeint.

En effet, n’allez pas croire que les auteurs nous racontent une sinistre descente aux enfers. Certes, les flammes de la mondialisation lèchent la vie de notre cadre quinquagénaire, mais peuvent-elles lutter contre l’amour ou l’amitié ?

Il est indéniable que Gibrat et Durieux ont pris beaucoup de plaisir à mettre en scène ces vies simples et banales. Les personnages sont attachants parce que les auteurs s’y sont attachés. Une réelle humanité se dégage du livre et nous permet de lire chacune des pages avec beaucoup de plaisir. Avec Gibrat, le drame ne noie jamais ses héros. Ils se relèvent toujours, portés par un humour et un optimisme dont on ne devrait jamais se départir.

Un joli album, comme la collection « Aire Libre » sait si bien en proposer.

Par , le

Les albums de la série LES GENS HONNETES

Nos interviews liées

Entretien avec Christian Durieux

Christian Durieux : D'abord, Melville, j'ai vu votre intervention sur Sceneario.com;  elle m'a beaucoup touché (surtout "en marge des modes" (vous connaissez la phrase "rien qui se démode plus vite que la mode") !) Merci beaucoup, donc. Ensuite, avant de répondre, j'ai lu vos questions (c'est assez logique) : elles sont parmi les plus fines que j'ai pu recevoir. Merci encore, donc. Je vais essayer d'y répondre.

Sceneario.com : Un enchantement fait partie de la collection du Louvre. Futuropolis et les éditions du Louvre s’associent le temps d’un one shot qui a pour lieu principal de l’intrigue le musée du Louvre. Comment êtes-vous entré dans cette collection ?
Christian Durieux : Grâce à la proposition de Sébastien Gnaëdig, le directeur littéraire de Futuropolis. Nous nous connaissons bien, depuis longtemps, et il a vraisemblablement pu deviner ce qui allait me faire frémir (de bonheur) [...]

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Durieux : bien plus qu'un auteur honnête

Sceneario : Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours ? Christian Durieux : Je suis né le 18 janvier 1965 et je suis originaire de Bruxelles. Mais, depuis peu, je suis un nouvel habitant du Sud-Ouest de la France. J’avais envie de campagne. J’ai fait des études de lettre avant de me diriger vers la BD. J’ai notamment démarré avec Dufaux pour Avel. J’ai fait pas mal de livres mais j’étais dessinateur réaliste et je ne me reconnaissais plus. Ça me coinçais un peu. J’ai changé de style avec Benito Mambo puis Oscar. Mais le moment-charnière est, pour moi, Central Park, un mixe entre la souplesse d’un dessin plus rond et le réalisme dans les émotions. C’est ce style qui a poussé Jean-Pierre à me proposer Les Gens Honnêtes. Sceneario : Comment avez-vous rencontré Gibrat ? C. Durieux : On ne se connaissait pas du tout [...]

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Gibrat s'en va en guerre

Sceneario : Tout d’abord, pouvez-vous nous faire un (petit) résumé de votre long parcours ?
Jean-Pierre Gibrat : Je suis né en 1954. J’ai vécu en région parisienne jusqu’à l’âge de 23 ans dans le 92, qui était un coin assez modeste à l’époque contrairement à maintenant. Je vis maintenant dans l’Eure. J’ai débuté dans le métier par des dessins de presse puis j’ai arrêté, influencé par Mulatier. J’ai repris des études d’art plastique avant de me lancer dans la BD en 1977. Mais j’ai finalement dû continuer à faire aussi du dessin de presse jusqu’au Sursis car mes droits d’auteur ne me permettaient pas de vivre correctement. Le Sursis a tout changé. Ça m’a surpris car cela faisait vingt ans que je faisais de la BD. J’avais bonne presse mais les tirages étaient toujours modestes [...]

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