LES FORETS D'OPALE #10 Le destin du jongleur

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Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

SOLEIL

Genre :

Aventure

Fantasy

Sortie :
ISBN : 9782302063051

Résumé de l'album Le destin du jongleur

Après avoir définitivement mis hors d’état de nuire le cercle des prêtres de la Lumière, Darko est devenu une légende. Trois siècles plus tard, la lutte qu’il a engagée avec le dernier des Titans pour la sauvegarde des cinq royaumes est restée présente dans les mémoires. Luksand, jongleur et magicien de son état est interpellé par Rodombre, maître archéologue, qui lui offre l’occasion de travailler pour lui, dans sa boutique d’Oryampe. Il y fait la connaissance de la belle Altaï, un tantinet critique sur sa façon de vendre. C’est alors que Rodombre décide d’entraîner Luksand pour Albantre où ils vont devoir aller à la rencontre de la digne Hagnüt de Wulfantre pour procéder à un troc important. Lors de leur voyage, ils sont rattrapés par Altaï qui, à force de supplications, finit par se joindre à eux.
Quelques heures après avoir pris pied à bord de l’Arang de leur cliente, structure mobile utilisée pour la récolte des sèves, ils ont le déplaisir de tomber dans un piège tendu par leur hôte. Luksand parvient à s’enfuir tandis que dépossédés de leurs artefacts, Altaï et Rodombre sont emprisonnés. Destinés à être vendus aux envoyés des rédempteurs radieux, le maître archéologue et ses deux jeunes acolytes parviennent à s’enfuir. Autant dire que leur fuite n’est pas du goût de la digne Hagnüt qui se lance immédiatement à leur poursuite. Les évènements qui vont suivre vont dévoiler la véritable destinée de Luksand.

Par Phibes, le 08/12/2017

Notre avis sur l'album Le destin du jongleur

Après neuf épisodes particulièrement « lumineux », Christophe Arleston a pris le parti de revenir sur sa saga pour lui ajouter un deuxième cycle. Pour ce faire, il abandonne définitivement Darko et ses compagnons d’équipée pour nous transporter quelques trois cents ans après le fameux combat titanesque contre le sinistre Kamphre et son démon.

Aussi, restant sur le même monde qui a évidemment évolué (sa description est bienvenue), ce premier opus est l’occasion de nous présenter les nouveaux personnages récurrents de ce cycle et dessiner la quête à laquelle ils vont devoir participer. Les adeptes de cette série aux accents prononcés de fantasy n’auront aucune peine à intégrer le début de cette aventure puisqu’elle se réfère somme toute aux péripéties antérieures (Darko est devenu une légende) mais a tout de même l’avantage de se décliner sous de nouveaux cieux. Certes, il y est question encore une fois d’élu, ce qui en soi, ne révolutionne pas l’histoire. Toutefois, à l’appui de personnages bien choisis (un saltimbanque généreux, une blondinette caractérielle et sexy et un maître archéologue éclairé) et un autre, intemporel, qui prend toute sa place lorsqu’il intervient, on suit leurs mésaventures avec un certain plaisir.

Assurément linéaire et dotée d’une bonne fluidité dans son développement, cette première partie bénéficie d’un petit soupçon d’humour, d’une bonne flopée d’actions dynamisantes et de rebondissements rafraichissants. L’on concèdera que les deux jeunes personnages Luksand et Altaï se complètent bien sur la base d’un relationnel plutôt animé (non dénué d’un sentiment naissant), apportant le piment qu’il sied. Bien sûr, l’intrigue est loin d’être dévoilée mais semble déjà s’établir autour du jeune Luksand.

Pour cette deuxième époque, Philippe Pellet cède sa place à Cédric Fernandez. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’artiste, éclectique dans ses productions (Le vol des Anges, Rêves de gosses, Faucheurs de vent…) ne s’en sort pas si mal. Avec un pointillisme moins présent que chez son prédécesseur, il réalise une mise en images qui se veut bien soignée et cohérente avec ce qui a été fait antérieurement. A commencer par les nombreux décors imaginaires qu’il met en avant, à la faveur d’un détail plutôt impressionnant, surtout dans la première moitié de l’album. Dans la seconde, on sent que son trait se libère et tend à jouer sur des proportions plus grandes. De leur côté, les personnages, eux aussi irréels, sont bien croqués et bénéficie d’un bon charisme.

Un début de deuxième cycle qui certes ne bouleverse pas énormément la saga mais qui a le privilège, pour les fans de celle-ci, de les replonger dans un univers divertissant et magique. Une destinée est en marche, on est prêt à voir où elle va nous mener.

Par , le

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A l'occasion des 20 ans de Lanfeust, un bel entretien avec Christophe Arleston

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Christophe Arleston : Avec uniquement le monde de Troy on doit effectivement être dans ces eaux-là. Sceneario.com : Cela représente trois albums par an 
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