LES ENFANTS DE LA RESISTANCE #1 Premières actions

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Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

LE LOMBARD

Genre :

Aventure

Fiction

Historique

Jeunesse

Sortie :
ISBN : 9782803635580

Résumé de l'album Premières actions

 
Le petit François vit à Pontain l’Écluse, dans les Ardennes, en zone occupée, et s’il y a une chose qu’il ne supporte pas, c’est bien l’omniprésence des arrogants soldats allemands dans son village. François n’a qu’une dizaine d’années mais il vit cette situation comme une humiliation, d’autant plus que les adultes autour de lui (son père y compris) semblent s’y être résignés et même croire aux beaux discours de l’envahisseur...

A son copain Eusèbe, François ne cache pas sa volonté d’agir pour ouvrir les yeux des gens de son village sur l’erreur qu’ils commettent en acceptant leur situation. Mais que faire ? Et quelles sont leurs chances de réussir quoi que ce soit ? L’important, c’est d’essayer, et les deux amis, bientôt rejoints par la petite Lisa que la guerre a séparée de ses parents, vont agir "à leur niveau" : en détournant les textes des affiches de propagande, en glissant des mots dans les boîtes aux lettres...
 

Par Sylvestre, le 25/05/2015

Notre avis sur l'album Premières actions

 
C’est certes une bande dessinée de plus sur la seconde guerre mondiale, une bande dessinée de plus sur la résistance, mais elle n’en est pas moins originale parce que l’histoire est vue et racontée "à hauteur d’enfants" et qu’à ces enfants a été donnée une très grande lucidité, ce qui inverse les rôles classiques en faisant d’eux des donneurs de leçons... aux adultes !

Très vite, le jeune François nous est présenté comme un garçon qui a tout compris de la situation. Et tout aussi rapidement, il nous est présenté comme de la graine de résistant et comme un leader dans un univers (son village, son foyer, Paris, la France...) où la résignation face à l’occupant a pris le dessus, ce qu’il n’accepte pas. Ces hypothèses permettent au récit d’offrir quelque chose de nouveau sur ce sujet par ailleurs déjà traité de nombreuses fois. Et elles rendent touchants, intéressants, admirables, les jeunes héros qui portent l’histoire imaginée par Vincent Dugomier et la rendent captivante ; d’autant plus que les dessins et la mise en couleurs de Benoît Ers sont vraiment bien réalisés.

Cette histoire, même si elle se réfère au passé, se révèle "nécessaire" au présent. Car si elle parle d’une époque heureusement révolue, elle nous avertit mine de rien qu’il faut rester vigilant en toutes circonstances, y compris de nos jours où les extrémismes s’invitent dans la vie politique ; en nous faisant nous reposer ces questions : "Et moi, suis-je certain de bien comprendre la situation et ses possibles conséquences ? Comment agirais-je si une politique injuste envers mon prochain était menée ?" Etc, etc...

Bref, cette bande dessinée, en plus de nous raconter une belle histoire avec aventure, action, intelligence, courage et amitié à la clé, nous invite à réfléchir et, sur la base des leçons tirées du passé, à tâcher de tout mettre en œuvre, chacun à son niveau, pour construire un avenir meilleur.

Vivement le tome 2 !
 

Par , le

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HELL SCHOOL tome 1 , Benoit ERS, DUGOMIER, Angélique CESANO - Le Lombard

Sceneario.com : Benoit Ers, Vincent Dugomier, bienvenus sur Sceneario.com à l'occasion de la sortie de votre nouvelle BD intitulée « Hell School » et publiée aux éditions Le Lombard.
Première question de but en blanc, comment ça va depuis la fin d'Alexia (Série en 7 tomes publiée chez Dupuis) ? Avez-vous eu tous les deux du mal à faire le deuil de cet univers que vous animiez depuis plus de 7 ans et qui plaisait à de nombreux lecteurs ?
Benoît ERS: Un deuil reste un deuil, mais la vie ne laisse pas beaucoup de place pour celà. Il faut avancer.
Et puis, dès que l'on anime un nouveau personnage, on apprend à l'aimer, il prend vie, il naît au sens propre. Le deuil de Hell School sera également difficile à faire le jour où la série s'arrêtera.
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