LES COLOCATAIRES #3 Retour sur investissement

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Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

DUPUIS

Collection :

Expresso

Genre :

Chronique sociale

Intimiste

Vie Quotidienne

Sortie :
ISBN : 9782800139784

Résumé de l'album Retour sur investissement

"- Excusez-moi, je cherche le nouvel album des colocs !
- C'est là, sur votre droite. Y'en a 300, vous pouvez pas les louper..."

Une telle réplique semble bien utopique aujourd'hui. Pourtant en compagnie des 4 colocataires sur le point de se séparer, car l'appart dans lequel ils vivent va être vendu, il est encore possible de rêver, de piquer des crises de rire ou d'être étonné. Ainsi, Julien, Toine, Jean-Mi et Max vont refaire leurs paquets.

Par Marie, le NC

Notre avis sur l'album Retour sur investissement

Toutes les bonnes choses ont une fin. C'est donc le dernier tour de piste des 4 colocataires. Ce troisième tome met un terme à la série et à la colocation en même temps. Chacun reprend sa route mais avec un peu plus de kilomètres au compteur. Les expériences heureuses ou non se sont accumulées. Elles ont enseigné aux quatre garçons quelques règles de vie dont les principales relevant de la communauté qui sont celles du partage, de la concession, de l'écoute et de la compréhension.
Les auteurs ont trouvé un ton juste sans imposer de morale ni de jugement. Ils mettent en avant quelques tableaux d'une vie probable, voire usuelle de nombreux d'entre nous qui vivons en groupe soit par choix personnel soit par décision pratique et raisonnable.

On apprend à voir sans regarder et à parler sans insister. Les relations s'installent. Les personnages font comprendre que chaque individu est unique et respectable. Les hommes grandissent. Ils s'investissent plus ou moins dans une vie qui se construit à plusieurs. Et puis la maturité invite à la lucidité. Les coups font plus mal. Les faux pas coûent plus cher mais certaines situations s'éclairant, même au prix fort, donnent une carrure plus intéressante aux personnages.

On notera un 0 pointé pour la marchande de fruits et légumes refusant l'aumône d'un fruit par terre à un SDF et à la jeune Lise pour sa dénonciation dont je ne dirai rien de plus pour ne pas dévoilier toute l'histoire.

Le dessin est toujours aussi solide. Le style ligne claire vient d'être mis à l'honneur avec l'annonce du grand prix à Angoulême pour Dupuy et Berbérian. Même si Christopher inscrit davantage ses récits dans un climat social et citoyen alors que ses confrères décrivent davantage un certain parisianisme bourgeois, le trait simple et stylisé est reconnu et c'est un véritable hommage que viennent de recevoir les artistes issus de cette école.

Le mot de la fin sera pour Fabienne Thibault qui chantait ingénuement :

On danse les uns avec les autres
On court les uns après les autres
On se déteste, on se déchire
On se détruit, on se désire

Mais au bout du compte
On se rend compte
Qu'on est toujours tout seul au monde

Par , le

Les albums de la série LES COLOCATAIRES

Nos interviews liées

Sylvain Runberg et Serge Pellé pour Orbital tome 4

Pourquoi avoir choisi des diplomates comme personnages principaux ? Sylvain Runberg : Des personnages principaux qui ont pour mission d’éviter que des conflits ne surviennent ou dégénèrent plutôt que d’en être les éléments déclencheurs était une ligne directrice qui nous semblait assez originale. Cela n’empêche d’ailleurs pas l’apparition de conflits très graves dans nos récits, bien au contraire. Et pour la petite histoire, un diplomate français, lecteur d’Orbital, nous a envoyé un mail où il nous disait que notre manière d’aborder le sujet, même dans le cadre d’un univers imaginaire, était assez juste. Comme quoi, Science Fiction et réalisme font aussi bon ménage. Allez-vous revenir en détail sur la guerre Humains/Sandjarr évoquée à de nombreuses reprises dans la série ? Sylvain Runberg : C’est tout à fait envisageable mais je n’en dirais pas plus pour le moment [...]

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Interview de Sylvain Runberg

Sceneario.com : Bonjour Sylvain ! Tu es scénariste de bandes dessinées, qu’est-ce que représente pour toi l’écriture ?
Sylvain Runberg : Une passion avant tout, même si elle est apparue assez tardivement, et par accident. J’ai commencé à écrire en 2002 à l’âge de 31 ans, pendant un arrêt de travail de plusieurs mois…suite à un accident justement. Et depuis 2004, c’est devenu mon métier. Sceneario.com : Dans tes albums tu ne te cantonnes pas à un seul genre, SF, fantastique, aventure, chronique sociale, humour, jeunesse… Tu peux nous en dire un peu plus ?
Sylvain Runberg : Ca reflète simplement mes goûts. Et c’est aussi un plaisir que de choisir la variété dans le domaine de l’écriture. Pourquoi se priver si l’envie est là ? En revanche, quelque soit le type d’univers, mon approche reste la même. Partir des personnages et essayer de les rendre crédibles, peu importe s’il s’agit d’étudiants à Londres en 1991, de diplomates aliens sur une planète imaginaire dans un futur lointain ou de guerriers Cimmériens parcourant les steppes asiatiques il y a 3500 années de cela [...]

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Interview de Sylvain Runberg et Serge Pellé pour Orbital

Sceneario.com : bonjour, tout d’abord, la traditionnelle question : Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
Sylvain Runberg : j’ai commencé à lire très tôt, des romans, des ouvrages concernant l’Histoire en général, et évidemment de la Bande Dessinée. Niveau études, j’ai un parcours en Arts Plastiques pour le lycée et en Histoire politique contemporaine pour l’université. Niveau professionnel, j’ai travaillé quelques années dans une librairie à Aix-en-provence, puis j’ai rejoint les Humanoïdes Associés pour travailler dans l’édition. C’est pendant cette période, en 2001, que j’ai eu un accident qui m’a immobilisé pendant plusieurs mois. Cette inactivité m’a amené à réfléchir à des scénarios et j’ai commencé à écrire des histoires courtes [...]

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Et si Les Filles nous étaient contées... par Christopher

Scenenario.com : Bonjour Christopher. Ton nom a une consonance anglo-saxonne, quelle en est la raison ?

CHRISTOPHER : Mes origines… Mais je n’en veux pas à ma mère. Grâce à ça, j’ai grandi au son des Beatles, des Teacakes et de Mary Poppins. Même si dans un village à côté de Marseille, ça fait bizarre.

Scenenario.com : On te connaît surtout pour « Les Filles » série originale, dynamique et passionnante. Comment est née l’idée de la série ?

CHRISTOPHER : De mon déménagement à Tours. Après dix ans de vie parisienne, j’étais en dédicace à Tours, j’ai craqué pour cette ville et deux mois après, on y était.
Là, le libraire (exceptionnel Bédélire) m’a proposé de faire une exposition présentant mes différents travaux aux clients de la librairie. Je sais pas s’il m’a choppé au Chinon ou au Bourgueil, toujours est-il que je me suis retrouvé à lui proposer en plus d’une expo un happening qui consistait à réaliser une bd en direct [...]

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