Les cobayes

Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

DARGAUD

Genre :

Fiction

Roman Graphique

Sortie :
ISBN : 9782205063264

Résumé de l'album Les cobayes

Romain Sanders et Moira Parchiby ont été sélectionnés pour participer à une série de tests cliniques d'un nouvel anxiolytique révolutionnaire, préalablement à sa commercialisation. Chaperonnés par le Docteur Mirmont et sous la promesse d'une rémunération alléchante, les trois jeunes cobayes entament la batterie de tests qu'ils vont devoir subir pendant 21 jours. Mais bientôt des effets secondaires inattendus ne  tardent pas à se manifester modifiant grandement leur personnalité respective au demeurant assez malaisée. Comment vont-ils pouvoir tous les trois gérer ce qui leur arrive ?

Par Phibes, le 12/01/2014

Notre avis sur l'album Les cobayes

Les deux artistes à l'origine du diptyque Dieu n'a pas réponse à tout, paru chez Dargaud, se retrouvent pour, cette fois-ci, un ouvrage complet qui se veut s'appuyer sur les expérimentations humaines en vue de la commercialisation de médicaments. Tonino Benacquista et Nicolas Barral, auteurs de bandes dessinées de renom à effets burlesques, nous entrainent donc dans une histoire quelque peu piquante qui a l'avantage de nous faire partager les vicissitudes de trois quidams soumis à des tests pharmaceutiques dont les effets ne vont pas être ceux escomptés./p>

Il ne fait aucun doute que Tonino Benacquista maîtrise son sujet et sait nous le restituer dans une forme simple et acidifiante. Il nous ouvre la destinée de ses trois personnages principaux qui, de par leur étude psychologique respective bien poussée, bénéficient d'un parcours qui ne manque ni d'intelligence, ni d'humour. On saluera à ce sujet le choix de Daniel, Romain et Moira qui, grâce à l'action de la gélule miracle, vont se révéler sous un autre jour et prendre une certaine revanche sur les tares dont ils sont dépositaires./p>

Aussi, grâce à cette posologie scénaristique rebondissante purement délectable, associée à une intrigue finement ficelée, on se plait à dévorer les quelques 96 planches que composent cette fiction. Car Tonino Benacquista s'amuse en donnant une connotation légère et purement machiavélique à son équipée, se plaisant à donner des coups de sort impayables, à désarmer le corps scientifique et à titiller notre conscience vers une finalité efficace qui ouvre à toute suggestion./p>

Après avoir dressé remarquablement un épisode de Nestor Burma (Boulevard… ossements), Nicolas Barral revient en grande forme pour cet album. Il signe un travail pour le moins efficace, sans débauche visuelle étouffante et doté d'un humanisme convaincant. A ce titre, l'on conviendra que son jeu graphique, colorisé doucereusement par Philippe de la Fuente, bénéficie d'une expressivité fortement agréable, rendant ainsi les protagonistes suffisamment attachants pour les suivre avec plaisir./p>

Une comédie finement réglée à avaler tout d'un bloc sans aucune contrindication. Un régal de lecture !

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Questions à Olivier Taduc et Nicolas Barral pour Mon pépé est un fantôme

Sceneario.com : Bonjour Nicolas, Bonjour Olivier. Même pas un an après la sortie du premier tome de Mon pépé est un fantôme vous voici de retour avec cette seconde saison. Mais avant toute chose, pouvez-vous vous présenter ? Quel a été votre parcours ? Quelles ont été vos influences ?
Nicolas Barral : Après un BAC littéraire, j’ai passé un an à l’atelier BD des Beaux-Arts d’Angoulême où j’ai croisé Christophe Gibelin qui, quelques années plus tard, devait signer le scénario des Ailes de Plomb. A partir de 1991, j’ai fait mes premières armes dans la presse jeunesse et à Fluide Glacial jusqu’en 1996 où j’ai publié mon premier album chez Delcourt. Parmi les gens qui m’ont donné envie de faire ce drôle de métier, je place en tête de liste Goscinny, Uderzo et Morris, sans oublier Hergé, qui correspondent à mes lectures d’enfance et ont influencé la partie humoristique de mon travail [...]

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