LES CHAMPS D'AZUR #1 Les pionniers

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Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

GLENAT

Genre :

Aviation

Drame

Historique

Sortie :
ISBN : 9782723470650

Résumé de l'album Les pionniers

Au début du XXe siècle, les pionniers sont nombreux dans le monde balbutiant de l’aviation. Chacun tente de trouver les solutions techniques qui lui permettront de réaliser un vrai vol.

Janvier 1908. Théodore Fayard rejoint l’entreprise Joliot, plus connue pour ses automobiles mais qui compte bien faire son entrée dans le cercle fermé des créateurs de “plus lourds que l’air”. Ils sont une toute petite équipe à imaginer un prototype d’avion. Théodore leur fait bénéficier de son ingéniosité technique dans un parcours semé d’embûches. Il faudra relever les défis avant d’autres grands noms tels que Wright, Voisin ou Blériot.

Par Legoffe, le 09/04/2010

Notre avis sur l'album Les pionniers

Franck Giroud se lance dans une grande saga familiale dédiée à l’aviation. Si l’on se réfère aux informations de l’éditeur, la série devrait couvrir une période allant de 1906 à 1970. Nous y trouvons un récit particulièrement bien documenté sur la conquête de l’air, à tel point que l’on pourrait facilement penser que les Joliot-Fayard ont vraiment existé. Mais, si vous vous plongez dans des encyclopédies, vous ne trouverez aucune trace de cette famille et de ses fameux Joliot I, II, III ou IV. Tout ceci ne serait donc qu’affabulation. Pourtant, cela semble incroyablement vrai !

La sage débute donc à Juvisy, lorsque le jeune Fayard, tout juste libéré de ses obligations militaires, entre chez Joriot pour construire des prototypes d’avions. Une série de défis humains et techniques, entrecoupés de problèmes financiers, de drames et d’une romance (le père Joriot a une bien jolie fille prénommée Irène).

Grâce à un scénario complet et bien rythmé, nous vivons toutes les étapes traversées par ces pionniers et les grandes dates de cette conquête des “champs d’azur”. Un très bel hommage à l’ingéniosité et au courage de ces hommes, mais aussi de ces femmes (peu nombreuses dans l’histoire de l’aviation, exclues par les préjugés d’une société rigide). Il fallait, en effet, oser grimper dans ces coucous prêts à casser à la moindre bourrasque.

Pour dessiner cette oeuvre historique, Giroud a fait appel à Luc Brahy, avec qui il a déjà travaillé (Zoltan, aux éditions Vents d’Ouest). Son style réaliste se prête très bien à l’aventure. Son trait dynamique prend, de plus, un joli envol au fil des pages. On sent ainsi la pluie et le vent frapper nos visages lors des essais héroïques de Théodore et ses amis. Les planches sont découpées de façon très efficace pour parfaire ces effets qui rendent si vivant le livre.

Cette série s’avère donc une très bonne initiative qui rappellera sans doute d’autres sagas comme “Les maîtres de l’orge”. Nous jugerons si la suite est du même acabit, mais ce premier album est déjà une réussite. Il contient tous les ingrédients pour tenir le lecteur en haleine et lui faire revivre ce pan marquant de l’histoire humaine.

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Frank Giroud se lance donc dans une nouvelle saga familiale qui se situe dans le monde des pionniers de l'aviation. Et pour mettre en image cette aventure, il a demandé au dessinateur de Climax, Luc Brahy, de l'accompagner.

J'ai bien apprécié ce premier tome qui se dévore, qui se lit avec grand plaisir. Nous faisons la connaissance de Theodore Fayard, soldat français, en 1906 dans un fortin du Djebel Guettar, où il crée une sorte d'avion en jouet pour passer le temps. Et lorsque le fortin est attaqué, il va user d'inventivité pour créer une machine blindée pour pouvoir fuir. Là, je me suis dit, mince, l'Agence Tous Risques avant l'heure ! Il est où Looping ? Bref, redevenons sérieux, c'est à ce moment là qu'il va se lier d'amitié avec le lieutenant André Fayard qui, à la suite de son service, va le retrouver pour se lancer dans l'aventure aérienne.
Nous allons assister à la naissance de Joliot IV, puis d'autres, et de diverses tentatives pour faire voler cet avion et de gagner un prix ou bien la confiance des acheteurs potentiels.

Frank Giroud rend son récit vraiment passionnant. C'est du bonheur que de suivre cette aventure. Nous allons être témoins de drames aussi. La fin de ce tome est triste mais aussi donne envie de découvrir la suite.

Luc Brahy adopte un style différent de ce que nous avons pu voir dans ses œuvres précédentes. Il s'applique avec minutie à nous faire revivre cette période. Outre le début qui est vraiment réussi et met en appétit, d'autres scènes spectaculaires vont en plus ponctuer le récit.

Il faut aussi souligner les magnifiques tons de couleurs de Camille Paganotto sur les planches de Brahy.

Les champs d'azur : les pionniers est donc une excellente surprise que je vous conseille fortement. C'est une saga d'une grande qualité qui mérite sa place dans vos bibliothèques. Le tome 2 sortira normalement en octobre 2010,  tandis que le 3 est prévu pour mars 2011.

Envolez vous donc pour les Champs d'azur !

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Les albums de la série LES CHAMPS D'AZUR

Nos interviews liées

Interview de Luc Brahy

Sceneario.com : Bonjour Luc. Avant toute chose, peux tu te présenter et nous conter ton parcours avant d’arrivée dans le monde la bande dessinée ?
Luc Brahy : J’ai eu plusieurs trajectoires dans mon parcours… on va dire que j’ai eu mon premier album de BD entre les mains a deux ans et demi (c’etait Tintin au Tibet et je l’ai dechiré)… je me sens en dette envers la BD depuis ce temps là.
Sceneario.com : Ta carrière débute avec Zoltan, je crois bien. Puis, tu te lances dans la série Imago Mundi. Quels souvenirs gardes-tu de cette période ?
Luc Brahy : Mon tout premier album était NEW YORK DRINK, une auto edition dans un style proche de MUNOZ ET SAMPAYO… c’est du collector, ca. Puis oui, ZOLTAN avec dejà Frank Giroud, suivi d’Imago mundi, de Climax et de tout le reste… [...]

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Frank Giroud pour Quintett tome 5

  Sceneario.com: Nous arrivons déjà à la fin de Quintett, quel effet ça fait de cloturer cette excellente série ?

Frank Giroud: Je suis à la fois soulagé d’avoir mené un tel navire à bon port… et nostalgique d’en quitter le pont.
 
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Frank Giroud: J’avais pleine confiance dans les goûts de Giulio et j’ai bien aimé les extraits des divers travaux envoyés par Giancarlo. Mais je ne pouvais pas l’accueillir à bord sans m’être assuré qu’il serait vraiment l’homme de CETTE situation [...]

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