LES AVENTURES DE PHILIP ET FRANCIS #2 Le piège machiavélique

voir la série LES AVENTURES DE PHILIP ET FRANCIS
Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

DARGAUD

Genre :

Aventure

Humour

Sortie :
ISBN : 9782205058437

Résumé de l'album Le piège machiavélique


Philip Mortiner a rejoint son ami Francis Blake au Centaur Club afin de lui faire part d’une nouvelle stupéfiante. En effet, alors qu’il a été déclaré mort à la suite de sa précédente diablerie, le sinistre Miloch refait parler de lui via une missive envoyée à Philip et qui l’invite à récupérer son héritage scientifique. Bien que cet appel sente le piège à plein nez, la curiosité aidant, Philip décide de se rendre au laboratoire du savant. Mais cette fois-ci, il n’ira pas seul car Francis est bien déterminé à éviter que son nigaud d’ami ne tombe dans un traquenard sordide. Ensemble, après avoir pénétrer l’antre d’un bureau du fisc désaffecté, les deux hommes découvrent l’antre souterraine du savant fou, en tout point identique à celle que Philip a déjà connu. Enfin, en apparence, car un nouveau piège encore plus machiavélique attend les deux amis, un piège qui va les projeter dans une dimension foutrement décalée.


 

Par Phibes, le 17/03/2011

Notre avis sur l'album Le piège machiavélique


Enfin, le duo le plus désopilant que le Londres du siècle dernier peut compter dans ses clubs très fermés, revient pour une nouvelle aventure. Oui, Philip et Francis, pour les nommer, véritable parodie personnifiée des héros Blake et Mortimer ô combien méritants d’Edgar P. Jacobs, retrouvent le chemin des étalages après une absence de 6 ans. Et c’est tant mieux !


Au regard de la couverture pour le moins explicite et du curieux appareil qui s’y découvre (le chronoscaphe), l’on comprend très rapidement que l’ombre des aventures originales du Piège diabolique plane sur ce deuxième album. En effet, Pierre Veys a décidé de s’inspirer grassement de celui-ci en faisant revivre le piège dans lequel le spécialiste en physique nucléaire était auparavant tombé.


Versé dans le burlesque le plus fou, adepte d’une dérision qu’il n’hésite pas à partager avec des personnages aux origines un peu plus sérieuses (Sherlock Holmes pour Baker Street, Hercule Poirot pour Hercule Potiron, Maigret pour Malgret…), Pierre Veys se meut avec aisance dans ce deuxième tome dans des circonvolutions loufoques. Celles-ci ont pour effet d’entraîner les rois de la gaffe dans un monde parallèle poussé à l’extrême, qui se veut être en quelque sorte une vision caricaturale de la caricature et un véritable contre-pied à celle-ci.


Les tribulations exagérées de Philip et Francis produisent incontestablement leurs effets grâce au travail sur les dialogues et génèrent des rencontres surprenantes et comiques. On rie bien volontiers de leur niaiserie couplée à celle de leurs homologues, empégués dans des situations cocasses au contact des plus hautes personnalités du royaume.


Nicolas Barral a assurément de l’énergie à revendre quand il s’agit de caricaturer un univers. En effet, son coup de crayon est incisif et plein de dérision. Par ce biais, usant d’une stratégie graphique pour le moins usitée, il anime avec brio ses personnages dans des expressions on ne peut plus risibles. L’ambiance générale est acidulée, perpétrée par une agitation perpétuelle de protagonistes peu en reste avec l’irrespectueux et par un étalage de situations totalement atypiques.


Un deuxième opus réussi qui vient gonfler les rangs des nombreuses parodies faites sur l’univers de Blake et Mortimer et qui vaut par ses effets jubilatoires dont Pierre Veys et Nicolas Barral sont passés maîtres.


 

Par , le

Il aura fallu 6 ans pour que Pierre Veys et Nicolas Barral accouchent du deuxième tome des aventures de philip et francis, la parodie de Blake et Mortimer.
Séduit, captivé par le 1er tome que je considérais à tort comme un one shot, l'annonce de ce deuxième tome m'a fait l'effet d'une bombe dans ce paysage de spin-off, adaptations en tout genre, de séries manquant cruellement d'originalité.
La couverture de ce deuxième opus donne le ton! Les deux compères vont encore vivre une aventure déjantée, remplie d'humour so british!
Les auteurs exploitent à merveille les clichés véhiculés sur nos amis d'outre Manche, et n'hésitent pas à réintroduire quelques valeurs sûres du premier tome (MI5? MI6?).
Rares sont les auteurs qui arrivent, de la couverture au 4ème de couverture, à produire une parodie de cette qualité, tout en respectant réellement l'oeuvre originelle.
Si cet album est selon moi légèrement moins déjanté que le précédent (Peut être trop réfléchi par les auteurs justement), il n'en reste pas moins un très agréable moment de lecture, que vous aimiez ou non Blake et Mortimer!
Vivement un troisième tome, mais pas dans 6 ans héhé!

Par , le

La première aventure de Philip et Francis avait été une grosse surprise et une bonne partie de "rigolades". Il est vrai que Veys et Barral avec Baker Street nous ont habitués à de la bonne parodie, très drôle et avec Philip et Francis, ils ont confirmé dans cette voie, faisant d'eux des maîtres du genre. La sortie du second opus des aventures de Philip et Francis étaient donc fortement attendu par de nombreux amateurs ou autres fans.

Le piège machiavélique
s'avère donc être dans la même veine que le précédent : du très très bon ! Et du fort drôle qui nous promet de bien belles "marrades" à la première lecture et à chaque relecture.
Bon déjà rien que le titre nous rappelle une aventure de Blake et Mortimer et un clin d'œil à Miloch avec son chronoscaphe. Forcément, ici, ce n'est pas avec ça que nos deux compères vont se retrouver "piégés". Non, c'est encore une fois le génie...pardon...la bêtise de Philip qui va conduire le duo dans une aventure assez extravagante. En effet, Veys le scénariste les entraîne dans un Londres d'un univers parallèle où rien n'est vraiment comme sur leur monde, où le Premier Ministre s'avère être...Olrik leur ennemi ! By Jove ! Ça, c'est une surprise et nos deux compères devront lutter contre les plans infâmes de leur ennemi. L'autre coup de force du scénario, c'est aussi de retrouver les "doubles" de ce monde du professeur Mortimer et du capitaine Blake qui, bizarrement, ici ne se connaissent pas et n'ont pas la même vie... trépidante. Oui, je sais, je vous en dis trop et je risque de vous gâcher les surprises et les meilleurs moments du livre.

Donc, je n'en dirai pas plus.

A part que le dessin de Barral est une nouvelle fois à la hauteur. Son trait, son style fonctionnent à 100% et il met en scène de nombreuses idées graphiques ou passages qui vous feront mourir de rire . Tiens, comme cette scène où Blake est habillé en clown et Mortimer en...? Non, je ne dois pas en dire plus si ce n'est qu'ils vont combattre dans une arène.


Le piège machiavélique en définitive se situe dans le fait qu'il fera travailler vos zygomatiques pour la bonne cause : celle du divertissement, celle de faire rire, de bon cœur.
N'hésitez pas à faire un tour de manège avec Philip et Francis pour vivre une aventure trépidante et fort comique.

Par , le

Les albums de la série LES AVENTURES DE PHILIP ET FRANCIS

Nos interviews liées

Questions à Olivier Taduc et Nicolas Barral pour Mon pépé est un fantôme

Sceneario.com : Bonjour Nicolas, Bonjour Olivier. Même pas un an après la sortie du premier tome de Mon pépé est un fantôme vous voici de retour avec cette seconde saison. Mais avant toute chose, pouvez-vous vous présenter ? Quel a été votre parcours ? Quelles ont été vos influences ?
Nicolas Barral : Après un BAC littéraire, j’ai passé un an à l’atelier BD des Beaux-Arts d’Angoulême où j’ai croisé Christophe Gibelin qui, quelques années plus tard, devait signer le scénario des Ailes de Plomb. A partir de 1991, j’ai fait mes premières armes dans la presse jeunesse et à Fluide Glacial jusqu’en 1996 où j’ai publié mon premier album chez Delcourt. Parmi les gens qui m’ont donné envie de faire ce drôle de métier, je place en tête de liste Goscinny, Uderzo et Morris, sans oublier Hergé, qui correspondent à mes lectures d’enfance et ont influencé la partie humoristique de mon travail [...]

Lire la suite ›