LES AIGLES DE ROME
Livre I

Ermanamer est le fils d’un grand chef chérusque, un peuple germain qui a été vaincu par les Romains et qui est aujourd’hui vassal de l’empereur Auguste. Le garçon est emmené à Rome comme otage. C’est un gage de la fidélité du peuple chérusque envers l’Empire.

Auguste confie son éducation à un de ses fidèles compagnons, Titus Valerius Falco. Ce dernier décide de l’entraîner en même temps que son propre fils, Marcus, qu’il estime trop mou et trop insolent. Les deux jeunes hommes vont apprendre à respecter les règles et à devenir de vrais guerriers dignes de Rome, dans un esprit de défiance mutuelle, ce qui n’est pas sans causer quelques heurts dans la maison familiale.
 

Par legoffe, le 1 janvier 2001

Lire les premières pages de AIGLES DE ROME (LES) #1 – Livre I

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Notre avis sur AIGLES DE ROME (LES) #1 – Livre I

L’arrivée d’une nouvelle série de Marini est toujours un événement. J’ai donc découvert Les Aigles de Rome avec beaucoup d’enthousiasme, d’autant que j’apprécie les fresques historiques.

Celle-ci nous emmène dans la Rome antique, entre 9 avant J.C. et 4 après J.C. Elle raconte l’histoire de deux jeunes hommes, un Chérusque et un Romain, qui vont partager, à l’adolescence, la même éducation, notamment guerrière.

L’essentiel du récit se déroule dans l’entourage de Titus Falco, un ancien compagnon de guerre de l’empereur Auguste. Contrairement à la série Murena (la comparaison est inévitable car les deux séries exploitent la même époque), nous ne sommes pas au cœur du pouvoir romain, tout du moins pour l’instant.
Nous suivons pas à pas l’évolution des relations de Marcus et Ermanamer, aux rapports souvent houleux mais aussi teintés d’une certaine complicité. Ne vivent-ils pas les mêmes galères à travers cet entraînement sévère ? Ils se forment à l’art du combat mais aussi à celui de la séduction (même si cela n’était pas au programme de Titus). Certaines pages sont bercées d’érotisme, ce qui ne surprendra pas – bien entendu – les fans de Marini.

Les intrigues ne sont pas encore légions pour l’instant. Il s’agit de faire connaissance, de laisser ces héros grandir et dessiner les premières lignes de leur destin. De ce point de vue, l’histoire est assez classique et fait naître une impression de déjà vu.

Toutefois, cela n’est vraiment pas gênant car l’ensemble est bien raconté, les personnages sont très intéressants et Marini pose, ça et là, quelques éléments qui auront sans doute leur importance par la suite. La dernière page de l’album laisse d’ailleurs présager que la vie ne sera pas un long fleuve tranquille pour les deux garçons.

Côté dessins, le style de Marini est toujours aussi beau, qu’il s’agisse du trait ou de la mise en couleur. Je dirai même que c’est un des plus magnifiques albums qu’il ait livrés jusque-là. Les scènes sont plus vivantes que jamais, appuyées par des dessins riches d’intensité et des couleurs contrastées.

Un bel album donc, au scénario pour l’instant classique mais très plaisant à lire. Et puis il devrait nous réserver de bonnes surprises par la suite. Avec Marini aux commandes, le contraire serait étonnant.
 

Par Legoffe, le 11 novembre 2007

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