LES AIGLES DE ROME #1 Livre I

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Coloriste :


Éditions :

DARGAUD

Sortie :
ISBN : 2505001375

Résumé de l'album Livre I

Ermanamer est le fils d’un grand chef chérusque, un peuple germain qui a été vaincu par les Romains et qui est aujourd’hui vassal de l’empereur Auguste. Le garçon est emmené à Rome comme otage. C’est un gage de la fidélité du peuple chérusque envers l’Empire.

Auguste confie son éducation à un de ses fidèles compagnons, Titus Valerius Falco. Ce dernier décide de l’entraîner en même temps que son propre fils, Marcus, qu’il estime trop mou et trop insolent. Les deux jeunes hommes vont apprendre à respecter les règles et à devenir de vrais guerriers dignes de Rome, dans un esprit de défiance mutuelle, ce qui n’est pas sans causer quelques heurts dans la maison familiale.
 

Par Legoffe, le NC

Notre avis sur l'album Livre I

L’arrivée d’une nouvelle série de Marini est toujours un événement. J’ai donc découvert Les Aigles de Rome avec beaucoup d’enthousiasme, d’autant que j’apprécie les fresques historiques.

Celle-ci nous emmène dans la Rome antique, entre 9 avant J.C. et 4 après J.C. Elle raconte l’histoire de deux jeunes hommes, un Chérusque et un Romain, qui vont partager, à l’adolescence, la même éducation, notamment guerrière.

L’essentiel du récit se déroule dans l’entourage de Titus Falco, un ancien compagnon de guerre de l’empereur Auguste. Contrairement à la série Murena (la comparaison est inévitable car les deux séries exploitent la même époque), nous ne sommes pas au cœur du pouvoir romain, tout du moins pour l’instant.
Nous suivons pas à pas l’évolution des relations de Marcus et Ermanamer, aux rapports souvent houleux mais aussi teintés d’une certaine complicité. Ne vivent-ils pas les mêmes galères à travers cet entraînement sévère ? Ils se forment à l’art du combat mais aussi à celui de la séduction (même si cela n’était pas au programme de Titus). Certaines pages sont bercées d’érotisme, ce qui ne surprendra pas – bien entendu – les fans de Marini.

Les intrigues ne sont pas encore légions pour l’instant. Il s’agit de faire connaissance, de laisser ces héros grandir et dessiner les premières lignes de leur destin. De ce point de vue, l’histoire est assez classique et fait naître une impression de déjà vu.

Toutefois, cela n’est vraiment pas gênant car l’ensemble est bien raconté, les personnages sont très intéressants et Marini pose, ça et là, quelques éléments qui auront sans doute leur importance par la suite. La dernière page de l’album laisse d’ailleurs présager que la vie ne sera pas un long fleuve tranquille pour les deux garçons.

Côté dessins, le style de Marini est toujours aussi beau, qu’il s’agisse du trait ou de la mise en couleur. Je dirai même que c’est un des plus magnifiques albums qu’il ait livrés jusque-là. Les scènes sont plus vivantes que jamais, appuyées par des dessins riches d’intensité et des couleurs contrastées.

Un bel album donc, au scénario pour l’instant classique mais très plaisant à lire. Et puis il devrait nous réserver de bonnes surprises par la suite. Avec Marini aux commandes, le contraire serait étonnant.
 

Par , le

Les albums de la série LES AIGLES DE ROME

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Rencontre avec Enrico Marini

Sceneario : Comment êtes-vous venu à la bande dessinée ?
Marini :
J'habite dans la Suisse alémanique et la bande dessinée ne fait pas partie de la culture. J'ai eu beaucoup de chance d'avoir une famille italienne et d'avoir passé beaucoup de mes vacances en Italie. J'aimais les bandes dessinées et ma grand-mère m'en achetait. Je lisais des fumetti (petits recueils en noir et blanc italiens). J'achetais aussi des Superman et des Batman dans les kiosques.

Je n'ai découvert la bande dessinée franco-belge qu'à l'âge de 12/13 ans, à part Astérix et Tintin que je connaissais depuis longtemps et qui faisaient partie de mes préférés, bien avant les comics. C'étaient des classiques on les trouvait même en Allemagne.

Je dessinais aussi de mon côté parce que j'aimais les dessins animés japonais. Je les suivais, un peu, par le club Dorothée qui était aussi diffusé en Suisse et j'essayais de recopier ce que je voyais [...]

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