LEO PASSION RUGBY
Tactiques à l'essai

Leo et sa bande de copains ont beaucoup progressé au rugby, mais ils ne sont toujours pas parvenus à remporter la moindre rencontre.
Aussi Peyo décide-t-il de passer à la vitesse supérieure : les tactiques. Jouer c’est bien, jouer en sachant ce qu’on va faire à l’avance, c’est mieux ! Mais bien sûr, tout ne va pas être résolu d’un coup de baguette magique…

Par PATATRAK, le 1 janvier 2001

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Notre avis sur LEO PASSION RUGBY #2 – Tactiques à l’essai

Ce qui dès la couverture aguiche le lecteur, c’est le changement du dessin : le trait de Fenech s’est considérablement renforcé. A la place du dessin tout en rondeur, certes agréable mais un peu passe-partout, Fenech a adopté un style plus marqué, plus dynamique. Et ça correspond bien au rugby et au caractère de nos jeunes héros !
Le mouvement des joueurs par exemple est bien mieux rendu encore dans ce tome, et surtout les expressions : suivant les situations, les visages de Léo, Mouss et compagnie sont très vivants. On tire parfois un peu vers le Manga, mais c’est franchement très agréable pour le lecteur, d’autant que la mise en couleur est elle aussi meilleure : plus de nuances, d’ombrages. C’est tout bon !

Côté scénario aussi, Loïc Nicoloff monte d’un cran. Le premier tome accrochait le lecteur par son approche du rugby en tant que découverte : « Tiens, le rugby, c’est quoi donc ? On en parle, mais comment faire franchir le pas ? ». On retrouvait donc, parfois un peu rapidement, les traits essentiels de ce sport : amusement, combat, solidarité.
Dans ce tome 2, le rugby prend une autre dimension : s’il doit toujours rester un amusement (oui, moi, la trentaine bien sonnée, j’y joue encore avant tout pour m’amuser), il dévoile ses aspects technico-tactiques pour reprendre un cliché sportif : on peut s’amuser dans les règles, c’est-à-dire utiliser le règlement pour rendre le jeu encore plus amusant. C’est là que les tactiques de Peyo rentrent en jeu : on structure l’équipe pour en tirer le meilleur.
Ce n’est pas simple à faire passer, Peyo s’en rend compte. Je peux vous témoigner que ce n’est pas évident dans cette tranche d’âge ! Nicoloff nous fait partager ce sentiment de frustration mais aussi d’engouement, de plaisir à faire passer son savoir.

Pour parfaire le tout, Nicoloff montre un peu mieux, en s’attardant dessus, des éléments-clefs de ce qu’on appelle l’ambiance rugby : les déplacements « gros délire » en car, la fiesta mais aussi les à-côtés, avec l’exemple de Mouss et Fanny qui s’intéressent à la Nature, ou encore l’importance d’étudier. Ce n’est pas forcément spécifique du rugbyman, mais souvent le rugbyman est très à l’écoute de la Nature, de valeurs traditionnelles, de choses simples. Peut-être, à travers Peyo ou Mouss, Nicoloff nous fera encore un peu mieux pénétrer l’univers du rugby sous cet angle…

Pour finir, tout de même un petit « Hic » de surprise sur la dernière tactique mise en place par Leo et son équipe : dans les règles du rugby, ce n’est pas possible… ^_^
Mais bon, on va pas chipoter, ce qui compte c’est que ce tome et cette série méritent qu’on les (re)découvre : les personnages sont vraiment enthousiasmants (surtout Peyo) et elle montre une bonne vision de ce que devrait être tout sport pour un enfant : un moyen de se dépasser en s’amusant et en se faisant des amis. Et le rugby est certainement l’un des meilleurs moyens de le faire !

Par PATATRAK, le 2 février 2009

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