VAGABOND DES LIMBES (LE)
Le petit clone

Après les dernières épreuves qu’il a dues subir, Axle Munshine est décidé à réactiver le caisson qui lui permettrait de passer de "l’autre côté", sur la planète terre, à la recherche de Muskie, le clone de Musky, et son enfant Mû. Mais avant de franchir la porte cosmique, il prend pour parti de mettre le cap, au grand dam de son équipage d’androïdes, sur Gygangygognya, la planète-mère de la Confédération des Eternautes. En effet, il se doit d’y plaider sa cause suite à la disparition tragique de Musky, l’héritière du trône, et la mort dramatique du prince, son père. En chemin, il croise le chemin de Borghmô, un chasseur de primes vénal, qui met à sa disposition ses pouvoirs dans la quête qui s’annonce. Après avoir été réhabilité dans son droit suite à des engagements bien précis, Axle fond alors sur Xantl, la Capitale de l’Empire afin d’y soutirer les coordonnées de l’endroit où est retenue Muskie, ce qu’il exécute avec succès grâce encore une fois à Borghmô. Tout semble s’organiser de façon optimale mais la traversée du couloir qui mène de "l’autre côté" est plutôt aléatoire, surtout que les sbires de l’Empire qui ont monté tout un stratagème autour de la naissance du fils de Muskie, sont prêts à le recevoir. L’ex-grand conciliateur va devoir faire preuve d’inspiration.

 

Par phibes, le 6 décembre 2010

Notre avis sur VAGABOND DES LIMBES (LE) #25 – Le petit clone

Réalisé en deux parties regroupées dans un seul volume, cette suite abondante (+ de 90 pages) des aventures limbiques d’Axle Munshine sonne le réveil du grand rêveur et lui octroie la possibilité de passer à l’offensive dans une quête susurrée dans l’épisode précédent pour la récupération de Muskie, la fissoeur de Musky, celle qui a disparu précipitamment deux tomes auparavant dans un monde qui n’existe pas.

L’épisode fait fi de cette dernière et se concentre uniquement sur l’équipée sidérale de l’ex-grand conciliateur qui va devoir passer par plusieurs étapes fatidiques avant de franchir le seuil d’un monde (celui du petit clone) en principe inaccessible.

Plus de lamentation, de rêverie solitaire, mais de l’action. Nimbé par la ferveur créée illusoirement par l’Empire qui instaure une Nativité moderne, le récit met en exergue la détermination du vagabond à parcourir à la vitesse que lui permet son vaisseau spatial de nombreux mondes et ses grandes capacités à négocier (il est un ancien diplomate, ne l’oublions pas !) sa liberté. La quête d’Axle se déroule sans coup férir, avec adresse, ponctuée par les tribulations ectoplasmiques d’un nouvel associé, Borghmô, personnage plutôt familier et plein de ressources. De même, elle reste cohérente par rapport aux péripéties des tomes précédents qui confortent le fait qu’il convient de ne pas prendre la série en cours de route.

Julio Ribera est vraiment à l’aise dans cet univers onirique. Le graphisme qu’il ne cesse de restituer à chaque épisode a son charme et se veut à la fois réaliste et irréel. Le mélange des époques et des mondes est bien sûr surprenant, tout droit sorti d’une rêverie non loin de l’absurde. Mais le résultat est probant pour celui qui a assimilé ces ambiances un tant soit peu loufoques, décalées, chimériquement improbables.

Un épisode qui sort de la léthargie le personnage principal et qui demeure fortement agréable.

 

Par Phibes, le 6 décembre 2010

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