Pacific Palace

Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

DUPUIS

Genre :

Intimiste

Thriller

Sortie :
ISBN : 9791034732692

Résumé de l'album Pacific Palace

Spirou travaille depuis quelque temps au Pacific Palace, un hôtel paisible au bord d'un lac. Il a réussi à y faire entrer Fantasio qui s'est fait jeter du Moustique. Mais ce dernier peine à suivre la discipline de ce palace, au grand dam de M. Paul, leur supérieur hiérarchique qui ne supporte plus cet énergumène. Mais il ne peut guère faire quoi que ce soir, car l'établissement est soudain mis au secret, il se retrouve sans clientèle et doit composer dorénavant avec un personnel réduit, pour accueillir le plus discrètement possible Iliex Korda, dictateur déchu du Karajan, petit pays des Balkans. Il est bien sur entouré de ses gardes du corps, mais il a aussi emmené Elena, sa fille, et Spirou en tombe immédiatement amoureux…

Par Fredgri, le 14/01/2021

Notre avis sur l'album Pacific Palace

Prépublié dans les pages de Spirou, cette histoire est très vite apparue comme très singulière, complètement en marge de l'univers du personnage, comme une sorte de réinterprétation contemplative à la Bergman. Et bien que j'ai trouvé que le découpage en épisodes ne rendait pas justice à cette histoire qui se dévoilait petit à petit, je suis asse vite tombé sous le charme de ces ambiances toutes en retenue qui laissaient deviner un récit lent et touchant, avec d'assez belles scènes très régulièrement (quand Elena se baigne et que Spirou l'observe…) !
On reconnait le style de Durieux qui soigne ses cadrages, ses effets, qui rend une copie, certes aux antipodes de ce que l'on a l'habitude de lire avec le duo Spirou et Fantasio, mais qui possède un vrai charme, une personnalité très intéressante !

En substance, Christian Durieux nous offre un Spirou très personnel, à la fois critique politique et étrange romance, tout en glissant une savoureuse intrigue politico-policière qui fait réfléchir sur le statut du héros non engagé que se traine le groom !

Le lecteur traditionnel risque de grincer des dents devant cette audacieuse réinterprétation, mais je ne saurais assez conseiller d'aller plus loin que ces préjugés et de découvrir un album qui ne laisse absolument pas indifférent !

Recommandé !

Par , le

Nos interviews liées

Entretien avec Christian Durieux

Christian Durieux : D'abord, Melville, j'ai vu votre intervention sur Sceneario.com;  elle m'a beaucoup touché (surtout "en marge des modes" (vous connaissez la phrase "rien qui se démode plus vite que la mode") !) Merci beaucoup, donc. Ensuite, avant de répondre, j'ai lu vos questions (c'est assez logique) : elles sont parmi les plus fines que j'ai pu recevoir. Merci encore, donc. Je vais essayer d'y répondre.

Sceneario.com : Un enchantement fait partie de la collection du Louvre. Futuropolis et les éditions du Louvre s’associent le temps d’un one shot qui a pour lieu principal de l’intrigue le musée du Louvre. Comment êtes-vous entré dans cette collection ?
Christian Durieux : Grâce à la proposition de Sébastien Gnaëdig, le directeur littéraire de Futuropolis. Nous nous connaissons bien, depuis longtemps, et il a vraisemblablement pu deviner ce qui allait me faire frémir (de bonheur) [...]

Lire la suite ›

Durieux : bien plus qu'un auteur honnête

Sceneario : Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours ? Christian Durieux : Je suis né le 18 janvier 1965 et je suis originaire de Bruxelles. Mais, depuis peu, je suis un nouvel habitant du Sud-Ouest de la France. J’avais envie de campagne. J’ai fait des études de lettre avant de me diriger vers la BD. J’ai notamment démarré avec Dufaux pour Avel. J’ai fait pas mal de livres mais j’étais dessinateur réaliste et je ne me reconnaissais plus. Ça me coinçais un peu. J’ai changé de style avec Benito Mambo puis Oscar. Mais le moment-charnière est, pour moi, Central Park, un mixe entre la souplesse d’un dessin plus rond et le réalisme dans les émotions. C’est ce style qui a poussé Jean-Pierre à me proposer Les Gens Honnêtes. Sceneario : Comment avez-vous rencontré Gibrat ? C. Durieux : On ne se connaissait pas du tout [...]

Lire la suite ›