LE RUISTRE #1 Montorgueil

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Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

GLENAT

Collection :

Grafica

Genre :

Aventure

Médiéval

Sortie :
ISBN : 2723432432

Résumé de l'album Montorgueil

Le châtelain de Montorgueil n’est plus. Il est mort suite à une embuscade que lui avait tendue Arbrissa la Perfide. Il laisse donc ses terres dans les mains de sa veuve, Dame Aurimonde, et de son successeur, le très jeune Angebault. Malheureusement, il ne leur lègue également qu’une poignée d’hommes fatigués pour défendre leur fief…

Foulques le Ruistre, vaillant chevalier, passa ce jour-là sur les terres de Montorgueil. Le froid finit par lui faire demander asile dans la forteresse de la veuve et de l’orphelin. Il y fut accueilli avec son valet, le nain « Petitus ».

Dame Auribonde lui demanda de mettre sa force au service de la défense du château, au moins en attendant que passe l’hiver. Mais qu’avait donc à gagner le Ruistre dans cette mission de charité ? Il faussa donc compagnie à ses hôtes non sans leur avoir laissé un très mauvais souvenir de son passage : en plus d’avoir blessé gravement un soldat, il avait surtout humilié la châtelaine en prenant pour dû ce qui lui était offert comme paiement de sa mission de défense du château.

Angebault s’en révolta et prit en chasse le chevalier et son valet, le nain. Il blessa très gravement le Ruistre qui fut laissé pour mort mais se fit semer par le nain qui trouva refuge dans une forêt. Revenant vers sa cible atteinte, il ne la trouva plus : le chevalier avait su lui échapper, malgré ses blessures.

Le Ruistre fut recueilli mourant par un moine. Le nain, lui, se fit capturer dans la forêt par Arbrissa la Perfide.

Quant au voisin des terres de Montorgueil, belliqueux, il se présentera hypocritement auprès de Dame Aurimonde, lui demandant alliance, mais préparant en fait un assaut qui allait être de la plus grande simplicité…

Par Sylvestre, le NC

Notre avis sur l'album Montorgueil

Cette histoire est très prenante, et les 3 ans qui se seront écoulés entre la parution de ce tome 1 et celle du tome suivant ont bien servi à pouvoir la lire et la relire. C’est en effet toujours avec autant de bonheur que j’ai fait cette lecture ; toujours avec autant d’impatience que j’attendais la suite !

Jean-Charles Kraehn s’est effectivement donné. A la fois scénariste et dessinateur, on sent bien qu’il a voulu faire une BD nous projetant dans un Moyen-Age tel qu’il n’est pas souvent abordé en bande dessinée. Et la recette porte ses fruits.

L’auteur fait parler les gens en vieux français. Si cette démarche peut surprendre dès le départ, c’est très vite qu’on s’habitue à ce langage qui remet mieux les personnages à leur époque.
L’autre approche intéressante est que les héros que l’on suit, Foulques le Ruistre et son nain de valet, sont en réalité des personnages odieux, qui crachent sur l’église, n’ont que leur intérêt comme objectif, n’hésitent pas à user des pires actes pour arriver à leurs fins. Et pourtant, le lecteur va s’y attacher, et cela d’autant plus que le scénario vient à diviser ce binôme de choc pour ne plus nous faire suivre alors que deux personnages séparés, retombés chacun en situation de faiblesse, de dépendance… On se surprendrait presque à vouloir le bonheur de ces crapules !

L’intrigue, enfin, est un régal tout en suspenses. Tout est très très bien amené, le récit est rythmé et fluide. Du grand art !

Je peux d’autant plus vous conseiller de lire cette série que j’écris cet avis alors que le tome 2 est déjà disponible et qu’il est tout autant de qualité, sur tous les points. Cette série est un très bon placement. Garanti.

Par , le

Jean-Charles Kraehn s’essaie à un nouveau genre : le féodal… enfin le féodal authentique !
Qu’est-ce que ça change ? Et bien, pour être sûr de rester dans l’ambiance il a poussé l’exercice jusqu’à s’exprimer en vieux français. Cette initiative, en plus d’être originale, est instructive voire drôle mais malheureusement, elle est aussi un peu « lourde » surtout sur la longueur et franchement, on aurait pu s’en passer.
Mais il fallait l’oser ! Et cette écriture qui semble rétrograde et rébarbative est finalement lisible grâce à l’histoire assez prenante.
Le moyen âge n’est pas qu’un langage il est aussi une dureté de la vie avec ses injustices, ses cruautés et ses perversités. Là encore, Kraehn décrit, dessine, montre un moyen âge sans détours et amène ainsi des scènes très crues, brutales et bestiales.
Au final, l’auteur choque mais l’album est puissant et captivant et cette saga historique mérite qu’on s’y intéresse.
Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai aimé cet album mais je pense qu’il trouvera son public.

Par , le

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