Le reveil du Tigre

Dessinateur :


Scénaristes :



Coloriste :


Éditions :

DUPUIS

Collection :

Aire Libre

Genre :

Aventure

Historique

Policier

Western

Sortie :
ISBN : 9791034754236

Résumé de l'album Le reveil du Tigre

Californie, aux alentours de Maricopa. L'ainée des filles du banquier Kelley vient d'être retrouvée morte, assassinée. Les agents Pinkerton sont en charge d'une affaire d'enlèvements, autour de la ville de Bakersfield. Le jeune Matt Monroe vient tout juste d'être embauché dans la fameuse agence de détectives, après avoir suivi quelques études de droit. Cette affaire lui permet de suivre une autre piste, celle de son père, un certain Chen Long...

Par Berthold, le 21/01/2021

Notre avis sur l'album Le reveil du Tigre

Chinaman est une série qui fut créée par Le Tendre et Taduc en 1997 jusqu'en 2007. Elle a fait les beaux jours de la collection Repérages chez Dupuis. Le tome 9 était sorti en 2007. Depuis, nous n'avions plus de nouvelles de Chen Long…

Pourtant, Le Tendre et Taduc se sont retrouvés une nouvelle fois pour conclure la saga de Chinaman. Ils nous proposent cette ultime aventure dans la prestigieuse collection Aire Libre.

Quel plaisir de retrouver Chen Long, dit Chinaman, dans ce récit se situant quelques 20 ans après la dernière aventure. La guerre de Sécession est passée par là, elle a laissé des séquelles. Chen Long, soldat de l'Union, a vécu des épisodes traumatisants qui l'ont fait glisser dans l'opium, pour oublier. On découvre la raison de cet état au fur et à mesure de la lecture. On suit l'enquête du jeune Matt Monroe, jeune agent de Pinkerton, fils d'Ada et de Chen Long, qui petit, a vu sa mère aller travailler chez le dr Monroe et qui va l'épouser quelques temps plus tard. Matt est alors adopté par cet homme qui avait déjà une jeune fille, Susan. L'affaire des enlèvements de Bakersfield est l'occasion pour lui de rencontrer son vrai père, qu'il n'a jamais connu.

Le Tendre et Taduc, dans ce récit, mélangent l'enquête policière et le western, pour un passionant récit. Ils transforment cette histoire en western crépusculaire où nous assistons à un changement dans l'esprit du Far-West. Tout tourne autour de cette nouvelle manne, de ce nouvel or noir : le pétrole. L'intrigue est très bien construite, elle nous offre de belles suprises et de belles émotions. Déjà, retrouver Chen Long, Chinaman, est un bonheur tout simplement. Les amateurs de western prendront plaisir aussi à se trouver pris au milieu de ces hommes de lois et de ces desperados sans foi ni loi.

L'autre plaisir de cette lecture, c'est de retrouver le trait précis et efficace d'Olivier Taduc. Son style très expressif s'en trouve enrichi. C'est superbe, les ambiances fonctionnent très bien. Il nous montre sa maestria à mettre en scène l'action, ce qui donne quelques moments d'anthologie. Les décors sont magnifiques. Le choix des couleurs est judicieux. Lumières pour les scènes de jours mais aussi pour les scènes de nuits. Là aussi, une véritable prouesse réalisée par Taduc, qui est assisté par Luc Perdriset.

Cette édition limité est un très bel objet, limitée à 777 exemplaires, signée par les auteurs.

Une magnifique album, le retour d'un personnage inoubliable de la bande dessinée et une très belle conclusion pour la série Chinaman.
A lire sans hésiter.

 

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Questions à Olivier Taduc et Nicolas Barral pour Mon pépé est un fantôme

Sceneario.com : Bonjour Nicolas, Bonjour Olivier. Même pas un an après la sortie du premier tome de Mon pépé est un fantôme vous voici de retour avec cette seconde saison. Mais avant toute chose, pouvez-vous vous présenter ? Quel a été votre parcours ? Quelles ont été vos influences ?
Nicolas Barral : Après un BAC littéraire, j’ai passé un an à l’atelier BD des Beaux-Arts d’Angoulême où j’ai croisé Christophe Gibelin qui, quelques années plus tard, devait signer le scénario des Ailes de Plomb. A partir de 1991, j’ai fait mes premières armes dans la presse jeunesse et à Fluide Glacial jusqu’en 1996 où j’ai publié mon premier album chez Delcourt. Parmi les gens qui m’ont donné envie de faire ce drôle de métier, je place en tête de liste Goscinny, Uderzo et Morris, sans oublier Hergé, qui correspondent à mes lectures d’enfance et ont influencé la partie humoristique de mon travail [...]

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