LE POUVOIR DES INNOCENTS #2 Cycle III : Les Enfants de Jessica tome 2 : Jours de deuil

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Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

Futuropolis

Genre :

Drame

Thriller

Sortie :
ISBN : 9782754827775

Résumé de l'album Cycle III : Les Enfants de Jessica tome 2 : Jours de deuil

Jessica Ruppert a quitté le Capitole depuis deux heures, son discours n'a pas eu le succès escompté. La Secrétaire d'Etat semble avoir été embarquée dans un piège tendu par certains des politiques opposés à ses projets.
New York city, au tribunal des comparutions immédiates, le jeune afro-américain, Colin Strongstone, membre des Logan's est jugé pour avoir lâché 4 chiens de combat sur 45 locataires d'un immeuble "Ruppert".
Au commissariat de la gare de Pennsylvania, Amy s'occupe d'un jeune garçon, Salim, dont le père a été tué dans le train qui les emmenait en ville. L'homme a été victime des Logan's. Amy s'entiche de l'enfant et promet de garder contact avec lui, mais elle a d'autres soucis en tête. Elle fait des rêves où Logan, qui est en prison depuis 10 ans, apparait. Et ce depuis que sa femme l'a approché...

Par Berthold, le 20/02/2019

Notre avis sur l'album Cycle III : Les Enfants de Jessica tome 2 : Jours de deuil

A l'occasion de la sortie du tome 3 des Enfants de Jessica, le troisième cycle du Pouvoir des Innocents, la collection fait peau neuve. Ainsi, les tomes 1 et 2 des Enfants de Jessica ressortent sous de nouvelles couvertures.

Le pouvoir des innocents
est un chef d'oeuvre paru en 5 tomes chez Delcourt, qui a marqué et continue de marquer de nombreux lecteurs. En 2011, Hirn et Brunschwig décident de prolonger cette aventure en lui donnant deux suites : Les enfants de Jessica et Car l'enfer est ici (avec David Nouhaud au dessin).

Jours de deuil est le titre du second tome de ce troisième cycle.
Luc Brunschwig n'en finit pas de nous surprendre par l'histoire et par sa mise en scène. Je trouve que le découpage et la façon avec laquelle les évènements s'entremêlent nous entrainent sans souci dans ce récit où la tension, le suspense nous tiennent en haleine et ne nous lâchent plus. Ce style d'écriture est la marque de fabrique de Luc Brunschwig !

Nous suivons le destin de Jessica Ruppert, d'Amy, de Logan, du jeune Colin, de Salim et des autres "pauvres" gens qui croient en Jessica Ruppert. Le final, lors des funérailles, est un très grand et beau moment de l'album. Il est amusant aussi de voir les réactions de ce jeune membre des Logan's, envoyé à Rykers Island (plus une prison, mais un centre de réinsertion) qui croit comme fer que son combat est juste (il faut voir la réaction terrible et poignante de ses parents) et qui rencontre alors Logan.
Le scénariste nous fait sentir que l'actualité décrite dans ce récit n'est pas loin de ce qui pourrait bien nous arriver un jour. N'en disons pas trop non plus pour laisser un peu de surprises.

Le graphisme de Laurent Hirn est toujours aussi efficace et d'un grand talent. Ses personnages ont de la vie, sont expressifs et humains. On s'attache à eux, même s'il peut s'agir du dernier des pourris ! Les couleurs sont vraiment magnifiques, en parfaite adéquation avec le ton de la série.

Ne ratez pas cet évènement. Pour une fois que nous avons un titre intelligent, fort, différent, aux thèmes toujours d'actualité, il ne faut pas rater ce rendez vous.
Vivement la suite !

Par , le

Les albums de la série LE POUVOIR DES INNOCENTS

Nos interviews liées

Un entretien avec Luc Brunschwig

Sceneario.com : Commençons par le tome 4 d’Holmes. (Tiens, au fait, on n'est pas loin de Bob Morane avec Holmes et le personnage du Colonel Moran, l’un des criminels imaginé par Conan Doyle) ! Cette série, avec Cecil au dessin, n’est pas le genre de récit habituel que nous voyons sur le personnage de Sherlock Holmes. Ce n’est pas vraiment une enquête du célèbre détective du 221 Bis, Baker Street ?
Luc Brunschwig : En effet. Lorsqu'avec Cecil nous avons commencé à réfléchir ce projet, nous nous sommes dits qu'il serait fou d'espérer nous montrer aussi fûtés que Sherlock Holmes et son créateur Conan Doyle. Sherlock doit ses incroyables capacités au fait que la société anglaise victorienne était très codifiée. Il « suffisait » donc de posséder une connaissance pléthorique des codes de cette époque pour décoder d'un regard tout un tas de choses [...]

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Luc BRUNSCHWIG

Entretien avec Luc BRUNSCHWIG pour la série URBAN (Editions Futuropolis) durant le 40° Festival International de la BANDE DESSINEE d'Angoulême. (2013).
Luc brunschwig par SCENEARIO Interviewer: Berthold et Melville
Images et son: Mat et Olivier
Montage: Aubert Une interview Off est visible à la fin du montage...Un grand moment de franche poilade. [...]

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Urban : une vision futuriste par Luc Brunschwig

Sceneario.com : Bonjour Luc. Tu as encore une actualité chargée pour cette rentrée 2011. Outre la sortie du nouveau spin-off tiré du Pouvoir des innocents, intitulé car l’enfer est ici (fin août 2011), tu nous proposes aussi Urban (sortie le 15 septembre 2011). Urban est un projet, je crois bien, que tu as porté sur plusieurs années. Peux tu nous raconter la genèse de ce récit.
Luc Brunschwig : En fait, ça remonte à loin, très loin… 1983, pour être précis, ce qui ne nous rajeunit pas. J’avais 16 ans… et j’écoutais du hard-rock comme tous les gamins de mon âge. Iron Maiden (dont un titre m’avait inspiré Angus Powderhill, un récit d’Héroïc-Fantasy), Scorpion et ACDC qui avait écrit dans la période Bon Scott (premier chanteur du groupe) un titre qui sonnait bien à l’oreille SIN CITY… ce titre m’avait fait fantasmé et je me suis mis à imaginer ce qui pouvait bien se cacher derrière lui : l’idée d’une ville vouée à tous les plaisirs, les raisons de son existence… 6 ans plus tard, SIN CITY a même été le second scénario que j’ai proposé à des éditeurs après le Pouvoir des Innocents (bon, un certain Frank Miller m’a soufflé le titre sous le nez, mais je jure que j’avais imaginé mon histoire avant lui) [...]

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Entretien avec Luc Brunschwig pour Lloyd Singer et Les enfants de Jessica

Sceneario.com : Bonjour Luc. Ton actualité récente est donc la sortie du tome 5 de Lloyd Singer qui n’est autre que la série Makabi paru auparavant chez Dupuis, mais aussi la ressortie des quatre premiers tomes depuis janvier 2011 chez un nouvel éditeur Bamboo. Peux tu revenir sur cette affaire qui a du dérouter plus d’un lecteur ?
Luc Brunschwig : Disons qu’il s’agit essentiellement de problèmes de coulisses, qui ne devraient pas concerner les lecteurs… mais avec tous ces changements, il semble légitime d’expliquer ce qui s’est passé. Dupuis a signé MAKABI il y a 10 ans. Dans l’intervalle, un album est sorti, puis deux… puis, la maison belge a été rachetée par Media Participations. Ce rachat a pas mal déstabilisé notre éditeur. Nous avons changé 3 fois en 6 ans de directeurs de collection. Tous ont toujours soutenu MAKABI, mais il est vrai que leurs idées sur la façon de le défendre différaient considérablement [...]

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Luc BRUNSCHWIG un auteur prolifique

Sceneario.com: Comment avez vous rencontré Vincent? Quels éléments particuliers vous ont décidé à travailler ensemble ?
Luc BRUNSCHWIG: Avec Vincent, c’est une vieille amitié… Vincent vient de la même école que Laurent Hirn (le dessinateur du Pouvoir des Innocents). Il habitait Strasbourg à l’époque où moi-même j’y habitais, nous avions quelques amis communs, on se rencontrait lors de mini-festivals organisés autour du renouveau de la BD en Alsace. J’appréciais beaucoup son travail, le côté très graphique de ses univers, son trait très personnel, même si je trouvais que tout son potentiel ne s’était pas exprimé sur sa première série le Cœur de Sang. Il y a chez lui un étrange mélange de force brute (faut avoir vu le gaillard) et de sensibilité (pour ne pas dire, de poésie), un cocktail qui fait toute la différence entre Angus Powderhill et une héroïc-fantasy que je qualifierai de plus classique. Il était vraiment l’homme de la situation.

Sceneario [...]

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